Parution de La culture progressiste à l’époque de la guerre froide, numéro 16 d’ILCEA, dirigé par François Genton et Edmond Raillard.
Tentant de dépasser une vision seulement politique de l’antagonisme entre les blocs et en s’appuyant avec toute la prudence requise sur la notion de « culture progressiste », ce numéro d’ILCEA s’intéresse aux productions artistiques et intellectuelles qui à l’Est comme à l’Ouest ont tenté de penser et de transformer le monde après 1945. Par « culture progressiste », il faut entendre toute production culturelle, c’est-à-dire artistique et intellectuelle, qui pense contribuer au progrès, qu’il s’agisse d’une avant-garde artistique (par exemple dans les arts visuels et la musique contemporaine), d’une forme d’expression en expansion à défaut d’être tout à fait neuve (musique pop, bande dessinée) ou d’une réflexion plus théorique sur le travail, la technique, l’homme en tant qu’individu et être social. A la croisée des Cultural Studies et de l’histoire intellectuelle et politique, ce recueil prend la suite de réflexions conduites au sein de l’Institut des langues et des cultures d’Europe et d’Amérique par exemple sur les diverses implications, notamment au XXe siècle, de la notion de « petite patrie » (Heimat) ou sur les transitions démocratiques en Europe et en Amérique au cours du XXe siècle.
Le numéro comporte 23 textes (1 en anglais, 2 en espagnol, 8 en allemand et 12 en français) ainsi qu’un avant-propos, les notices bio-bibliographiques consacrées aux auteurs et quelques notes de lecture. Il est divisé en huit chapitres :
Les Enfants de Golzow (1961-2007)
Créativité et culture : deux blocs que tout oppose ?
Les arts visuels
Les arts du spectacle
La musique
Le roman
Médiation