Rudolf Leonhard, Le feu aux barbelés, textes traduits, présentés et annotés par Catherine Mazellier-Lajarrige et Jacques Lajarrige, Toulouse, Le pérégrinateur, 2020

Rudolf Leonhard, Le feu aux barbelés. Textes traduits et présenté par Catherine Mazellier-Lajarrige et Jacques Lajarrige.

12 x 18 cm – 158 pages
Couverture souple.
Prix : 15 € –
ISBN : 2 910352 75-2

Installé depuis 1928 en France, où il a passé près d’un tiers de son existence, et dont il connaissait et admirait la langue et la culture, Rudolf Leonhard (1889-1953) est l’un des principaux écrivains allemands exilés en France pendant la Seconde Guerre mondiale et une grande figure de la Résistance. Avec de nombreux ressortissants des puissances « ennemies », il partagea le sort de l’internement. D’abord au camp du Vernet d’Ariège, puis à la prison secrète de Castres, dont il parvint à s’enfuir lors d’une évasion collective en septembre 1943, qui fournit la matière d’un vibrant récit.

Les conditions matérielles difficiles de sa détention, la conscience du combat à mener sur le front des idées comme les bribes de vie qui lui parviennent de l’extérieur donnent naissance à des récits de rêves aux accents surréalistes et à une écriture poétique au service d’un idéal de résistance et d’humanité. En prison, il forge aussi le projet d’un recueil en français, Le Feu aux barbelés, qui ne vit jamais le jour et dont plusieurs chants et ballades sont ici publiés pour la première fois.

Lien éditeur.

 

 

Jacques Lajarrige est traducteur et professeur de littérature et d’histoire culturelle à l’université Toulouse Jean Jaurès, où il dirige le Centre de recherches et d’études germaniques (CREG).

Catherine Mazellier-Lajarrige est traductrice et maître de conférences en Études germaniques à l’université Toulouse Jean Jaurès.