Soutenance de thèse_Laure Gallouët_”Une politique de la neutralité? Les stratégies de sécurité et de défense de la Seconde République d’Autriche de 1955 à nos jours”_Université Toulouse II Jean Jaurès_20 novembre 2020

Soutenance de thèse de Mme Laure GALLOUET

le 20 novembre 2020
en visioconférence

Titre des travaux: “Une politique de la neutralité? Les stratégies de sécurité et de défense de la Seconde République d’Autriche de 1955 à nos jours”

Equipe de recherche: Centre de Recherche et d’Études Germaniques, CREG, EA 4151
(Université Toulouse II Jean Jaurès, Université Paul Valéry-Montpellier 3)

Directeur: M. Jacques Lajarrige

Membres du jury:

Jean-Numa DUCANGE, Professeur des Universités
Université de Rouen (rapporteur)

Herta-Luise OTT, Professeur des Universités
Université d’Amiens (rapporteure)

Ulrich PFEIL, Professeur des Universités
Université de Lorraine

Françoise KNOPPER, Professeur des Universités émérite
Université de Toulouse II Jean Jaurès

Jacques LAJARRIGE, Professeur des Universités
Université Toulouse II Jean Jaurès (directeur de thèse)

 

Résumé

Au terme de dix années d’occupation alliée (1945-1955), le statut
international de l’Autriche changea. Le 26 octobre 1955, le Parlement
autrichien adopta en effet la loi constitutionnelle sur la neutralité
perpétuelle. Cette décision souveraine de l’État autrichien était
néanmoins à mettre en relation avec le contexte du début de la Guerre
froide, le Mémorandum de Moscou et la signature du Traité d’État.
Bien qu’inspiré par la neutralité suisse, le modèle autrichien de la
neutralité permanente présenta très vite ses spécificités. Dès 1955,
l’Autriche signala, par son adhésion aux Nations unies, que sa
neutralité reposait avant tout sur une composante militaire, et que ce
statut ne l’empêchait pas de prendre part à des organisations
internationales.
Ce travail de recherche présente les différents défis auxquels fit
face la Seconde République et le rôle que joua la neutralité au sein
des considérations stratégiques autrichiennes de 1955 à nos jours. La
démarche est ici diachronique, car la politique de sécurité et de
défense, tout comme l’interprétation juridique et politique de la
neutralité, évoluèrent au gré de l’évolution du contexte
international.