Soutenance de thèse de Madame Solange ARBER
Le 12 décembre 2020
en visioconférence
contact: s[dot]arber[at]orange[dot]fr
Titre des travaux: « Elmar Tophoven et la traduction transparente »
Équipe de recherche: REIGENN, ED 020, Sorbonne Université
Universités: Sorbonne Université et Université de Lausanne
Sous la direction de M. Bernard Banoun et de Mme Irene Weber Henking
Membres du jury:
M. Bernard Banoun (Sorbonne Université)
Mme Irene Weber Henking (Université de Lausanne)
M. Thomas Hunkeler (Université de Fribourg),
Mme Isabelle Kalinowski (CNRS)
M. Jürgen Ritte (Université Sorbonne Nouvelle)
Le traducteur allemand Elmar Tophoven (1923-1989) a constitué au cours de sa carrière de riches archives documentant son travail sur des écrivains tels que Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute et Claude Simon. En effet, il a élaboré une méthode appelée « traduction transparente », qui consiste à prendre en notes son processus de traduction, d’abord sur des fiches, puis à l’ordinateur. Loin d’être effacé et invisible, le traducteur donne ainsi à voir son travail d’écriture et de création et se manifeste comme l’auteur du texte traduit. Cette auctorialité s’ancre tout d’abord dans les discours qui construisent la figure du traducteur, depuis sa biographie jusqu’à sa posture. Elle doit être aussi considérée comme le fruit d’une trajectoire sociale, qui se situe dans un champ de la traduction en voie d’autonomisation. Elle est enfin révélée par l’analyse génétique des manuscrits que la pratique de la traduction transparente a permis de créer et de conserver. Grâce à cette méthode visant à améliorer la condition des traductrices et traducteurs littéraires, Elmar Tophoven peut non seulement être considéré comme l’auteur d’une véritable œuvre traductive, mais aussi comme un acteur important ayant contribué à faire reconnaître la dimension auctoriale de toute traduction.
Long résumé en français et en allemand: ARBER_Position_Zusammenfassung