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Journée d’études “Lieux et espaces de la démocratie. Perspectives transnationales depuis 1848” – 19-20 février 2026 – Paris

La démocratie ne se limite pas aux hémicycles parlementaires. Elle se vit dans des
espaces du quotidien – dans les rues et sur les places, dans les salles de classe, les cantines ou même sur les rondpoints. Si l’on comprend la démocratie, à la suite de John Dewey, non seulement comme une forme de gouvernement mais aussi comme un mode de vie, alors une multitude de lieux deviennent essentiels pour saisir les conditions de la
participation démocratique, ses réussites comme ses échecs.
La journée d’étude internationale « Lieux et espaces de la démocratie. Perspectives transnationales depuis 1848 » se propose d’explorer ces lieux. Seront discutés aussi bien des espaces institutionnels comme les parlements ou les rédactions que des lieux de mémoire, de conflit ou de la vie quotidienne. Au coeur des échanges : la manière dont l’espace et les pratiques démocratiques s’influencent mutuellement, et les formes
d’inclusion, d’exclusion et de négociation qui en découlent

Jeudi 19 février 2026

13.30 Café de bienvenue
14.00 Bienvenue et introduction
Mareike König (IHA), Mots de bienvenue
Benjamin Möckel (univ. Göttingen), Introduction

14.30 Lieux de pouvoir – Orte der Macht
Présidence : Nicolas Batteux (univ. de Lorraine)
Samuel Uwem Umoh (univ. Hradec Králové), Architecture of Authority. Material and Performative Dimensions of South Africa’s Parliament
Barbara von Hindenburg (KGParl, Berlin), Von Weimar nach Bonn. Politisches Handeln von Parlamentarierinnen im 20. Jahrhundert

15.45 Pause café

16.15 Lieux de la démocratisation – Orte der Demokratisierung
Présidence : Benjamin Möckel (univ. Göttingen)
Philip Knäble (univ. Göttingen), Demokratische Lernräume. Reeducation und politische Bildung am Jugendhof Vlotho (1945-1963)
Louise Guérot (univ. Strasbourg/UMR Sirice), Les festivals de musique savante comme lieux de (re)démocratisation en Allemagne et en Autriche après la Seconde guerre mondiale. Salzbourg, Brégence, Constance, Donaueschingen

17.30 Pause

17.45 Lieux de mémoire – Erinnerungsorte
Présidence : Anna Spielvogel (univ. Göttingen)
Rudolph Ezra (univ. Göttingen), « From Bedrock to Infinity » – Remembering Terrorist Violence as Democratic Struggles Over Space
Frank Rochow (univ. Cottbus-Senftenberg), Von Schlössern zu Symbolen der
Demokratie. Demokratiegeschichte als Ressource der Stadtraumgestaltung

19.00 Dîner pour les intervenant·e·s et invité·e·s

Vendredi 20 février 2026

9.00 Lieux alternatifs – Alternative Orte
Présidence : Hélène Miard-Delacroix (Sorbonne Univ.)
Emma Biscarros (univ. Lyon 2), Les Maisons du Peuple comme espaces de (démocratisation de la) démocratie ? Petite réflexion politico-historique sur la trajectoire d’un équipement fait de « luttes et de rêves » entre la France et l’Italie, 1880-1970
François Robinet (univ. Savoie Moint Blanc), Les sièges des périodiques militants comme espaces de la démocratie à la fin du xixème siècle en Espagne, aux États-Unis
et en France
Philipp Didion (univ. de la Sarre), (Anti-)Demokratische Räume ? Planerisches Ringen um ein demokratisches Miteinander in französischen & westdeutschen Stadien der Nachkriegsjahrzehnte

10.45 Pause café

11.15 Non-lieux et hétérotopies – Nicht-Orte und Heterotopien
Présidence : Marlene Draing (univ. Göttingen)
Sina Fabian & Florian Greiner (Lern- und Erinnerungsort NAL Gießen), Lager für Geflüchtete als ambivalente demokratische Räume. Das Beispiel des
Notaufnahmelagers Gießen
Dastan Jasim (univ. Paris-Dauphine/GIGA Hamburg), The Kurdish Case for Democracy. Hundert Jahre Staatenlosigkeit und die Erfindung demokratischer Räume jenseits des Staates

12.30 Déjeuner pour les intervenant·e·s et invité·e·s

13.30 Dynamiques démocratiques sur place – Demokratische Dynamiken vor Ort
Présidence : Jürgen Finger (IHA)
Anna-Christina Berger (univ. Bonn), Eine partizipatorische Welle – Bürgerbeteiligung an der Stadtplanung der 1970er Jahre in Hamburg und London
Tom Ullrich (univ. Mayence), Barrikaden – Politik auf der Straße zwischen Paris und Berlin
Loïc Fournier (univ. Toulouse), Penser la démocratie depuis ses périphéries. Le cas des campagnes en déclin

Conclusion : Hélène Miard-Delacroix (Sorbonne Univ.), Jürgen Finger (IHA)

15.00 Fin de la journée d’études

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Parution Dossier thématique “Parlement en transition. Perspectives allemandes aux XXe-XXIe siècles”, Revue Parlement[s], 2025/3 n° 42

Dossier coordonné par Nicolas Batteux (Université de Lorraine / CEGIL), Agathe Bernier-Monod (Université Le Havre Normandie / GRIC), Valérie Dubslaff (Université Rennes 2 / ERIMIT) et Annette Lensing (Université de Caen Normandie / ERLIS)

Résumé : L’histoire de la démocratie allemande est d’abord celle de la construction de son Parlement fédéral et de sa culture parlementaire. Ce processus fut progressif, non-linéaire et jonché d’obstacles, et c’est pourquoi ce dossier interroge la façon dont le parlementarisme allemand réagit aux transitions qui ponctuèrent le long XXe siècle. Le Reichstag, puis son successeur à partir de 1949, le Bundestag, furent en effet non seulement le théâtre mais aussi l’acteur de bouleversements de nature diverse : tournant impérialiste de 1900, choc démocratique de 1918-1919, crise économique et institutionnelle de 1929, puis destruction de la démocratie en 1933, reconstruction de cette dernière sous l’ère Adenauer, mobilisation étudiante de 1968, réunification de 1989-1990, prise de conscience de l’urgence climatique, entrée du parti d’extrême droite AfD (Alternative für Deutschland) au Bundestag… Les articles et les commentaires de sources analysent les réponses apportées par le Parlement à ces événements. En ressort une image nuancée de l’institution parlementaire, nécessairement prise en étau entre logiques institutionnelles d’une part et volonté de combler les attentes citoyennes d’autre part. Les perspectives fécondes de ce numéro offrent ainsi des clés pour comprendre la culture politique allemande actuelle.

Sommaire Parlement[s]

Lien CAIRN

JE La politique étrangère de l’Empire allemand (1871-1914) – 25 octobre 2025 (Metz – en hybride)

JE La politique étrangère de l’Empire allemand (1871-1914) – 25 octobre 2025 (Metz – en hybride)

 

DEMI-JOURNÉE D’ÉTUDES EN LIEN AVEC LA QUESTION DE CIVILISATION DE L’AGRÉGATION ET DU CAPES D’ALLEMAND (SESSION 2026)
25 OCTOBRE 2025 – 10H30-12H30
CAMPUS SAULCY METZ – ESPACE RABELAIS – SALLE DES THÈSES THÉLÈME N°2.25

 

Journée organisée avec le soutien de l’EA 3944 CEGIL de l’Université de Lorraine
10h30 Mot d’accueil
10h40- 11h35 Lise Galand (Sorbonne Université/UMR 8138 SIRICE)
Du “cauchemar des coalitions” à l’”encerclement” : retour sur les déterminants de la politique étrangère allemande de 1871 à 1914

 

11h35- 12h30 Armin Owzar (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3/EA 4223 CEREG)
Die deutsche Kolonialpolitik. Ursachen – Konflikte – Rückwirkungen.
12h30 Mot de clôture

 

Organisation : Nicolas Batteux (nicolas.batteux@univ-lorraine.fr)
Reiner Marcowitz (reiner.marcowitz@univ-lorraine.fr)

 

Important : Il sera possible de suivre cette journée à distance. Si vous souhaitez écouter les communications, merci d’envoyer un mail à nicolas.batteux@univ-lorraine.fr d’ici au 23 octobre.

 

Appel à contributions : Lieux et espaces de la démocratie. Perspectives transnationales depuis 1848

Appel à contributions : Lieux et espaces de la démocratie. Perspectives transnationales depuis 1848

Date : 19–20 février 2026

Lieu : Institut historique allemand, 8 rue du Parc-royal, 75003 Paris

Comité scientifique : Marlene Draing, Benjamin Möckel, Anna Spielvogel (Université de Göttingen, groupe de recherche Gerda-Henkel « Les ‘temps’ de la démocratie »), Hélène Miard-Delacroix (Sorbonne Université/UMR Sirice/Initiative Europa), Nicolas Batteux (Université de Lorraine/Cegil), Jürgen Finger (Institut historique allemand)

 

La démocratie ne se limite pas aux hémicycles parlementaires. Elle se vit également dans des espaces du quotidien comme la rue, les supermarchés ou les cuisines des colocations. Si l’on adopte – à la suite de John Dewey – une conception élargie de la démocratie, non seulement comme forme de gouvernement mais aussi comme modèle social et mode de vie, une multitude de lieux et d’espaces deviennent cruciaux pour comprendre les conditions dans lesquelles la participation démocratique est possible ou échoue. Ces lieux peuvent être institutionnels – parlements, sièges de partis, bureaux de vote – mais aussi des espaces plus inattendus, comme les établissements scolaires, l’urbanisme ou les frontières nationales, qui constituent des dispositifs à la fois matériels et symboliques du pouvoir démocratique.

Ces espaces démocratiques ne vont pas de soi : ils sont façonnés par des luttes historiques, des contestations et des revendications. Leurs formes, leur matérialité, leurs fonctions et leur charge symbolique varient selon les contextes historiques, culturels et politiques. Les lieux mentionnés ne sont pas des espaces démocratiques en soi, ils ne le deviennent qu’à travers des pratiques spécifiques. La place centrale d’une ville peut ainsi être utilisée de multiples façons : pour voter lors d’une assemblée populaire, pour proclamer une république, pour des manifestations, des affrontements de rue et des défilés. Dans tous ces cas, le rapport entre l’espace et la pratique doit toujours être remis en question de manière critique, par exemple au travers des mécanismes d’exclusion et d’inclusion, des possibilités de participation des différents groupes d’acteurs ou de nos propres présupposés normatifs. Cela soulève, entre autres, des questions sur l’appropriation, l’adaptation ou la création de lieux, sur le caractère (non) public des espaces et sur les pratiques spécifiques de la contestation, de la production de consensus, d’(in)visibilisation de la dissidence, etc.

Ces différents exemples soulignent le potentiel analytique d’une approche spatiale en histoire de la démocratie. Depuis le spatial turn, nous disposons de nombreux outils méthodologiques et théoriques pour étudier la relation entre les pratiques démocratiques et les espaces.  Les espaces sont créés par des attributions discursives, des mises en scène et des représentations médiatiques, ainsi que par des pratiques sociales individuelles et collectives. Celles-ci ont à leur tour un impact sur l’espace : l’espace et la pratique (démocratique) et se structurent mutuellement. Ce champ de tension a déjà été abordé et étudié dans différents travaux, par exemple dans le cadre de l’histoire populaire française ou de la (Neue) Politikgeschichte allemande.

Cet atelier international se propose d’explorer l’histoire de la démocratie à la lumière des apports du spatial turn, et ce, à partir d’exemples aussi variés que possible et dans une perspective résolument transnationale. En plaçant la dimension spatiale au centre de l’histoire de la démocratie et en nous interrogeant sur les frontières, les interdépendances et les influences réciproques au-delà des frontières nationales, nous espérons faire émerger de nouvelles perspectives sur les systèmes démocratiques. Considérant que les révolutions de 1848 marqué la culture politique en Europe, l’atelier se focalisera la seconde moitié du XIXe siècle et le XXe siècle.

Les contributions pourront s’inscrire, entre autres, dans les axes thématiques suivants :

  1. Espaces fonctionnels de la démocratie

Les démocraties génèrent des espaces spécifiques qui servent leurs fonctions politiques. Si les bâtiments parlementaires en sont les exemples les plus visibles, d’autres lieux moins en vue méritent également une attention particulière : bureaux des élus, cantines des parlementaires, salles de réunion souvent anonymes, mairies, isoloirs. La question est ici de comprendre comment ces espaces sont à la fois structurés matériellement et mis en scène visuellement et symboliquement pour incarner la démocratie. La réflexion peut s’étendre à des bâtiments qui n’ont pas été conçus dans un contexte démocratique, comme c’est le cas du Reichstag à Berlin.

  1. Lieux de mémoire (matériels) de la démocratie

Les démocraties disposent non seulement d’une infrastructure physique, mais aussi d’un ensemble de lieux et de bâtiments chargés symboliquement. Ces lieux servent à la construction de la mémoire démocratique. Entre monuments, musées et initiatives locales comme les Stolpersteine (qui représentent une forme de « mémoire du quotidien »), il est important de réfléchir à la manière dont la mémoire démocratique s’inscrit dans l’espace et interagit avec d’autres mémoires collectives (ou s’y heurte). Cette réflexion doit inclure les stratégies de commémoration et les choix de monuments qui façonnent une identité démocratique et collective au sein d’un espace public.

  1. Espaces du conflit et spatialisation du dissentiment

Les démocraties ne se fondent pas uniquement sur le consensus, mais aussi sur le conflit et la contestation. L’étude des espaces dans lesquels s’opèrent les mobilisations – manifestations, occupations, protestations – permet d’examiner comment les conflits sociaux et politiques reconfigurent les espaces publics. Dans la perspective de l’histoire des espaces, les protestations ont donc souvent un double effet : d’une part, elles utilisent des espaces publics remarquables comme théâtre de leurs revendications politiques ; d’autre part, elles contribuent ainsi à une politisation de ces espaces – par exemple, lorsque des actions de protestation transforment des lieux de consommation comme des supermarchés et des zones commerciales en lieux de débat politique.

  1. Espaces du quotidien et modes de vie démocratiques

Définir la démocratie comme un mode de vie implique d’analyser les lieux dans lesquels les attitudes démocratiques sont vécues, apprises et pratiquées au quotidien. Il s’agit notamment de lieux ordinaires tels que les cafés, les terrains de sport, les centres de jeunesse, les salles de classe. Ces espaces ordinaires, souvent négligés, jouent un rôle structurant dans la construction de pratiques démocratiques. Il convient toutefois d’examiner de manière critique le potentiel (anti-)démocratique des différentes formes de communautés. D’autres espaces peuvent être appréhendés comme des espaces hybrides, où les expériences individuelles se combinent avec les structures publiques et où les pratiques démocratiques peuvent être encouragées ou entravées.

  1. L’espace comme enjeu politique

Enfin, l’espace n’est pas simplement un lieu de pratique politique, mais aussi un objet de luttes et de négociations. Les décisions concernant l’urbanisme, les infrastructures, la répartition des ressources spatiales, ou encore les inégalités d’accès à l’espace en fonction des statuts juridiques ou sociaux, révèlent des inégalités structurelles dans les sociétés démocratiques. L’analyse de ces inégalités, qu’elles concernent l’accès à l’espace urbain ou les disparités entre zones urbaines et rurales, peut ouvrir des perspectives intéressantes pour comprendre les conditions matérielles et les limites de la participation démocratique et les mécanismes d’exclusion.

 

 

Modalités de participation

L’atelier sera organisé comme un lieu d’échanges, où les projets de recherche, plus ou moins avancés, seront discutés de manière approfondie et mis en relation les uns avec les autres. Nous sommes particulièrement intéressés par les contributions abordant le sujet de manière comparative ou explorant des phénomènes transnationaux. Les études de cas sur les territoires européens ou extra-européens et sur l’Europe, dans ses relations mondiales et coloniales, le cas échéant, dans un cadre comparatif ou transnational, sont également encouragées ; cette perspective doit être développée dans le résumé. Les propositions qui combinent une étude de cas avec des réflexions théoriques et méthodologiques sur le paradigme spatial sont également bienvenues. L’atelier est ouvert aux contributions issues de perspectives interdisciplinaires en lien avec l’histoire, telles la géographie, la sociologie, l’anthropologie ou les sciences de la culture.

Nous vous prions de bien vouloir nous envoyer un bref CV et un résumé d’environ 300 à 400 mots avant le 19 octobre 2025. Nous vous informerons de notre décision concernant les soumissions avant le 31 octobre 2025. La conférence se tiendra les 19 et 20 février 2026 à l’Institut historique allemand à Paris. Les langues de travail sont l’allemand, le français et l’anglais. Afin de faciliter la compréhension, nous demanderons aux contributrices et aux contributeurs sélectionnés de rédiger un résumé de leur exposé en anglais à l’attention des autres participants, en amont de la manifestation. Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge.

Les propositions de contributions devront être soumises à l’adresse : fg.zeit-der-demokratie@uni-goettingen.de

 

Bibliographie indicative

Aulke, Julian : Räume der Revolution : kulturelle Verräumlichung in Politisierungsprozessen während der Revolution 1918-1920 (= Studien zur Geschichte des Alltags, vol. 31), Stuttgart 2015.

Bourdieu, Pierre : Physischer, sozialer und angeeigneter physischer Raum, dans : Wentz, Martin (dir.) : Stadt-Räume, Francfort-sur-le-Main, New York 1991, pp. 25–34.

Certeau, Michel de : L’Invention du Quotidien. Vol. 1, Arts de Faire, Paris 1980.

Chakrabarty, Dipesh : Provincialising Europe. Postcolonial Thought and Historical Difference, Princeton 2008.

Conway, Martin : Western Europe’s democratic age, 1945-1968, Princeton (N. J.) 2020.

Dewey, John : Demokratie und Erziehung. Eine Einleitung in die philosophische Pädagogik : mit einer umfangreichen Auswahlbibliographie, édité par Jürgen Oelkers, traduit par Erich Hylla (= Beltz-Taschenbuch Essay, vol. 57), 5e éd., Weinheim, Bâle 2011.

Dorsch, Sebastian (dir.) : Space/time practices and the production of space and time, Historical Social Research 38 (2013) 3, Cologne 2013.

Döring, Jörg/Thielmann, Tristan : Spatial Turn : Das Raumparadigma in den Kultur- und Sozialwissenschaften, (= Sozialtheorie), Bielefeld 2008.

Foucault, Michel : Le Corps Utopique : Suivi de Les Hétérotopies, Paris 2009. [1966]

Gatzka, Claudia C. : Die Demokratie der Wähler : Stadtgesellschaft und politische Kommunikation in Italien und der Bundesrepublik 1944-1979 (= Beiträge zur Geschichte des Parlamentarismus und der politischen Parteien, vol. 179), Düsseldorf 2019.

Gaumer, Janine : Wackersdorf : Atomkraft und Demokratie in der Bundesrepublik 1980-1989, Munich 2018.

Gross, Noé : Sur Les Hétérotopies de Michel Foucault, dans : Le Foucaldien 6 (2020) 1, p. 1–40.

Harvey, David : Between Space and Time : Reflections on the Geographical Imagination, dans : Annals of the Association of American Geographers 80 (2020) 3, p. 418–34.

Jureit, Ulrike : Das Ordnen von Räumen : Territorium und Lebensraum im 19. und 20. Jahrhundert, Hambourg 2012.

Launay, Maxime/Rosell, Léo/Sambuis, Yann (dir.) : Les lieux de privation de liberté, des lieux politiques (XIXe-XXe siècle), Histoire@Politique. Revue du Centre d’histoire de Sciences Po 52 (2024) 1.

Lefebvre, Henri : La production de l’espace, 4e éd., Paris 2000.

Lindenberger, Thomas : Die Straße als Politik-Arena im langen 20. Jahrhundert, dans : Marie-Luise Recker/Andreas Schulz (dir.) : Parlamentarismuskritik und Antiparlamentarismus in Europa (= Beiträge zur Geschichte des Parlamentarismus und der politischen Parteien, vol. 175), Düsseldorf 2018, p. 151–166.

Löw, Martina : Raumsoziologie (=Suhrkamp-Taschenbuch Wissenschaft), 8e éd., Francfort-sur-le-Main 2015.

Mergel, Thomas : Parlamentarische Kultur in der Weimarer Republik. Politische Kommunikation, symbolische Politik und Öffentlichkeit im Reichstag (= Beiträge zur Geschichte des Parlamentarismus und der politischen Parteien, vol. 135), Düsseldorf 2002.

Nora, Pierre (dir.) : Les lieux de mémoire, trois volumes, Paris 1997. [1ère volume 1984]

Rau, Susanne : Räume : Konzepte, Wahrnehmungen, Nutzungen (= Historische Einführungen, vol. 14), 2e éd., Francfort-sur-le-Main et al. 2017.

Richter., Hedwig : Moderne Wahlen. Eine Geschichte der Demokratie in Preußen und den USA im 19. Jahrhundert, Hambourg 2017.

Schaefer, Sagi/Shaḥar, Galili/Walch, Teresa (dir.) : Räume der deutschen Geschichte, (= Tel Aviver Jahrbuch für deutsche Geschichte, vol. 49), Göttingen 2022.

Schlögel, Karl : Im Raume lesen wir die Zeit : Über Zivilisationsgeschichte und Geopolitik, Francfort-sur-le-Main 2011.

Simmel, Georg : Soziologie des Raumes, dans : Jahrbuch für Gesetzgebung, Verwaltung und Volkswirtschaft im Deutschen Reich 27 (1903) 1, p. 27–71.

Soja, Edward W. : Thirdspace. Journeys to Los Angeles and other real- and imagined places, Cambridge, MA. et al. 1996.

Schroer, Markus : Räume, Orte, Grenzen : Auf dem Weg zu einer Soziologie des Raums, Francfort-sur-le-Main 2006.

 

AAC atelier espaces de la démocratie

CfP Workshop Paris Demokratische Räume