Lancement Collège doctoral franco-allemand Sorbonne Université – Université de Heidelberg

Collège doctoral franco-allemand

Sorbonne Université – Université de Heidelberg

Soutien de l’Université franco-allemande

2025-2028

Communauté discursive européenne : perspectives croisées

Sujet scientifique du collège doctoral  : Analyse de discours contrastive

Etablissements porteurs

Sorbonne Université, Faculté des lettres, UFR d’Études germaniques et nordiques (Prof. Dr. Delphine Pasques, Prof. Dr. Martine Dalmas (émérite), Dr. Delphine Choffat (maîtresse de conférences), Dr. Dominique Dias (maître de conférences))

Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg, Institut für Übersetzen und Dolmetschen (Prof. Dr. Vahram Atayan, Prof. Dr. Bogdan Babych) & Germanistisches Seminar (Prof. Dr. Ekkehard Felder)

Etablissements tiers

Uniwersytet Warszawski, Instytut Germanistyki (Prof. Dr. Waldemar Czachur)

Università degli Studi di Milano, Dipartimento di Lingue, Letterature, Culture e Mediazioni (Prof. Dr. Laura Pinnavaia)

Contacts (merci d’utiliser les 2 adresses)

atayan@uni-heidelberg.de

delphine.pasques@gmail.com

Description du collège doctoral

Les discours européens constituent l’objet d’étude de notre collège doctoral. Par « Europe », nous n’entendons pas uniquement une communauté (de valeurs) politique et économique, mais aussi un espace discursif commun, une communauté discursive européenne. Un large éventail de questions sociétales, telles que le progrès technologique, l’intégration européenne ou encore les mouvements migratoires, fait l’objet de discussions dans différents contextes linguistiques, culturels et nationaux. Bien que ces discours offrent un grand potentiel épistémologique, d’un point de vue linguistique et interdisciplinaire, il n’existe guère à ce jour d’analyse du discours contrastive qui soit adaptée à cet objet d’étude complexe.

Les jeunes chercheurs et chercheuses de ce collège doctoral travailleront, en analyse de discours contrastive, sur au moins deux langues européennes (parmi le français, l’allemand, l’anglais, l’italien et les langues slaves ; l’allemand n’est pas obligatoire). Sur le plan méthodologique, la combinaison des méthodes qualitatives et quantitatives sera commune à tous les travaux, avec la possibilité de recourir aux méthodes de la linguistique computationnelle. La pluralité des perspectives représentées dans le réseau et le caractère interdisciplinaire du projet sont garants de son fort potentiel d’innovation, notamment au niveau méthodologique. Les domaines thématiques possibles sont la technologie et la société (intelligence artificielle, énergie nucléaire, progrès médical, politique d’armement), la culture mémorielle et le traitement du passé (colonialisme, politique de réparations) ainsi que les changements démocratiques et sociaux (intégration européenne, mouvements de migration, durabilité, débats sur les identités).

Formes d’enseignement

Deux journées doctorales auront lieu chaque année, au cours desquelles les doctorant(e)s pourront présenter l’état actuel de leurs travaux et discuter de questions méthodologiques. La première aura lieu en juin, en présentiel, dans une des institutions partenaires. La deuxième sera organisée en ligne en novembre ou décembre. En outre, les doctorant(e)s participeront régulièrement à des séminaires théoriques et à des ateliers méthodologiques de mise en application. Au cours de la première année seront enseignées en priorité les bases méthodologiques et théoriques de l’analyse du discours et de la linguistique de corpus, suivies à partir de la deuxième année par un approfondissement de différentes approches de recherche. Il est également prévu de créer un réseau de doctorant(e)s et de participer à au moins deux colloques spécialisés pendant la durée totale du financement.

Du fait que les thèses de doctorat prévues doivent être réalisées en cotutelle dans deux établissements partenaires, les séjours dans les universités partenaires (Heidelberg, Varsovie et/ou Milan) constituent l’élément central de la coopération. L’objectif central de ces mobilités est de garantir que les doctorant(e)s, après s’être familiarisés avec la thématique et avoir développé la méthodologie de la recherche au cours de la première phase du doctorat, profitent pendant une période prolongée d’un accès direct aux traditions de recherche complémentaires et bénéficient sur place de la codirection dans l’université partenaire. Cela est garanti par des entretiens de suivi réguliers, en général mensuels, et par l’intégration dans les groupes de doctorants des institutions partenaires.