Ga- serait l’héritier gotique d’une lointaine particule pronominale de l’indo-européen et serait étymologiquement et fonctionnellement lié au thème *ke/o (Bader, 1973 : 25-75 et Campanile, 1997 : 306-307). Ayant cette lointaine origine pronominale, il garderait le caractère anaphorique et déictique propre à celle-ci. Nous fondons ce que nous appelons la “fonction conjonctionnelle” de ga- sur ces données préliminaires, la logique articulatoire de ga- s’appuyant dès lors sur les fonctions d’anaphore et de cataphore propres aux déictiques. C’est ainsi que nous ne réduisons pas l’incidence de ga- au seul verbe qui la porte, ni non plus sa fonction au seul marquage de l’aspect “perfectif” du verbe. Ces recherches sont fondées sur une analyse de la traduction de la Bible par Wulfila (311-383)