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JE, Jean Fourquet ou la chute du mur des idées reçues, U. Paris-Est Créteil, 24.06.2022

Jean Fourquet ou la chute du mur des idées reçues

Jean Fourquet (1899-2001) a marqué la germanistique française d’une double empreinte. En effet, à la fois médiéviste grand connaisseur des textes germaniques anciens et linguiste des langues germaniques anciennes et de l’allemand de son époque, il a révolutionné le domaine littéraire et linguistique des langues germaniques. En 1998, il publie un article intitulé « La chute du mur des idées reçues », dans lequel il explique ce qu’il a tenu à faire. Il reste cependant discret sur l’apport de sa grammaire de 1952, qui exprime son opposition à l’enseignement traditionnel de l’allemand en réfutant les concepts de « rejet du verbe » et d’« inversion » du sujet, deux notions qui se comprennent par rapport au français. Le système de l’allemand se caractérise en effet par la position finale du verbe et une position première ou troisième du sujet. La journée d’étude a pour objectif de montrer en quoi la pensée de Jean Fourquet est encore active et actuelle de nos jours de part et d’autre du Rhin, voire au-delà, les conférenciers venant de divers horizons linguistiques.

Affiche et programme en téléchargement ici :

Affiche JE Fourquet

JE Fourquet Programme

“La fonction conjonctionnelle de ga-, particule de phrase, dans la stratégie énonciative”, Catégories et connexions, en hommage à Jean Fourquet pour son centième anniversaire. Colette Cortès et André Rousseau (éds.), Presses Universitaires du Septentrion, 1999, 351-355.

Ga- serait l’héritier gotique d’une lointaine particule pronominale de l’indo-européen et serait étymologiquement et fonctionnellement lié au thème *ke/o (Bader, 1973 : 25-75 et Campanile, 1997 : 306-307). Ayant cette lointaine origine pronominale, il garderait le caractère anaphorique et déictique propre à celle-ci. Nous fondons ce que nous appelons la “fonction conjonctionnelle” de ga- sur ces données préliminaires, la logique articulatoire de ga- s’appuyant dès lors sur les fonctions d’anaphore et de cataphore propres aux déictiques. C’est ainsi que nous ne réduisons pas l’incidence de ga- au seul verbe qui la porte, ni non plus sa fonction au seul marquage de l’aspect “perfectif” du verbe. Ces recherches sont fondées sur une analyse de la traduction de la Bible par Wulfila (311-383)