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AAC: Ré Soupault, une femme au cœur des avant-gardes (Strasbourg, juin 2027)

Appel à communications – date limite: 20 septembre 2027

Ré Soupault, une femme au cœur des avant-gardes

Colloque international pluridisciplinaire – Strasbourg, 17-18 juin 2027

Première manifestation scientifique consacrée à Ré Soupault (1901-1996), ce colloque pluridisciplinaire et international se tiendra dans le cadre de l’exposition consacrée à l’artiste franco-allemande, au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, du 21 mai au 28 novembre 2027. L’exposition est labellisée « Bicentenaire de la photographie ».

En 2019, le centenaire du Bauhaus mit à l’honneur les femmes de la célèbre école d’architecture et d’arts appliqués de Weimar dans la continuité d’un certain nombre de publications et manifestations qui leur avaient été consacrées depuis les années 2000. L’ouvrage d’Ulrike Müller Bauhaus-Frauen : Meisterinnen in Kunst, Handwerk und Design est alors réédité dans une version actualisée et augmentée qui voit l’entrée, dans le chapitre « Meisterinnen der Fotografie und der Tagebuchnotiz », d’une nouvelle artiste : Ré Soupault (Müller 2019). Pourtant, l’œuvre multiforme et de grande ampleur de celle-ci reste encore largement méconnue, en particulier dans l’aire francophone.

Lors de ses études au Bauhaus, celle qui s’appelle encore (Meta) » Erna Niemeyer (née en 1901 à Bublitz/Bobolice en Poméranie) est l’élève de Johannes Itten, Vassily Kandinsky et Paul Klee. Peu de temps après, à Berlin, elle assiste Viking Eggeling pour l’un des tout premiers films abstraits, puis épouse le dadaïste Hans Richter. Devenue journaliste de mode, rencontrant Paul Poiret, elle devient styliste dans le Paris des années 1930, contribue à la popularisation de la jupe-pantalon et invente la « robe à transformations », vend dans sa boutique-atelier « Ré Sport » les bijoux d’Elsa Triolet et ses collections sont photographiées par Man Ray. Après sa rencontre avec le surréaliste Philippe Soupault en 1933, elle devient photographe et l’accompagne dans ses reportages en Europe puis au Maghreb. Elle est la première femme photographe autorisée à pénétrer dans l’un des Quartiers réservés de Tunis et à y photographier ses habitantes. Après la Seconde Guerre mondiale, séparée de Philippe Soupault, elle traduit en allemand aussi bien Romain Rolland que Lautréamont et les surréalistes, et en français Karl Jaspers, dont elle suit les cours de philosophie à l’université de Bâle. Jusqu’à la fin des années 1980, elle écrit de très nombreux essais radiophoniques sur des sujets divers, et rassemble et traduit avec Philippe Soupault des contes pour enfants encore largement lus aujourd’hui.

Ré Soupault déploie donc, tout au long du 20ème siècle, une activité aux multiples facettes, dans et au-delà de la seule sphère artistique. Sa production essayistique en particulier – pour la radio suisse et allemande mais aussi pour des revues telles que XXe siècle – rend compte de l’aventure des avant-gardes de la première moitié du 20ème siècle, dont elle fut la témoin privilégiée et la penseuse. Passeuse entre la culture allemande et la culture française, elle participa aussi aux réseaux d’artistes et d’intellectuels à New York à partir de 1944.

La diversité de sa production, la pratique d’activités considérées comme mineures et son parcours transnational expliquent en partie qu’elle demeure largement méconnue, malgré les quelques expositions personnelles et collectives dont elle a fait l’objet. Les femmes artistes, notamment des avant-gardes, font certes l’objet d’une redécouverte à la fois académique et institutionnelle depuis deux décennies. Néanmoins, les femmes historiographes des avant-gardes telles que Ré Soupault demeurent encore à la marge, l’étude des croisements entre études de genre et recherches sur les avant-gardes (Avantgarde-Forschung, avant-garde studies) étant encore insuffisamment développée (Suleiman 1990, Jones 2004), et les études sur les avant-gardes encore dominées par l’autorité de la parole des hommes.

Ce colloque, le premier qui lui soit entièrement consacré, entend explorer toutes les facettes de la production de Ré Soupault / Ré Richter / Renate Green / Erna Niemeyer, afin d’établir sa place dans l’histoire de l’art, l’histoire littéraire européennes, l’histoire culturelle et l’historiographie des avant-gardes. Il s’agira d’analyser les raisons pour lesquelles elle est tombée dans l’oubli et d’évaluer son apport artistique et intellectuel à l’histoire des mouvements auxquels elle a été associée. L’originalité et la multiplicité de ses activités au sein des avant-gardes permettra une relecture critique de ces mouvements, notamment à l’aune du développement des études sur les arts appliqués et la culture matérielle (en particulier la mode), mais aussi les études culturelles, les études féministes et de genre, et les études transculturelles et postcoloniales (dans le cas de ses photographies réalisées dans l’un des Quartiers réservés de Tunis en 1939).

Issues de l’histoire de l’art (de la mode, de la photographie, du cinéma), des études littéraires (études germaniques, études romanes, traductologiques), de l’histoire des idées, ou de l’histoire, volontiers pluridisciplinaires (études des avant-gardes, études de genre, études postcoloniales et transculturelles), les contributions pourront ainsi aborder :

  • le film (1923-1925), en lien avec le travail de Viking Eggeling, de Hans Richter ou de Walter Ruttmann, en s’inscrivant aussi dans la redécouverte des contributions féminines à ce domaine (Lore Leudesdorff),
  • le journalisme (1926-1934), dans le domaine de la mode, en tant qu’autrice et dessinatrice (pour les grandes revues allemandes Sport im Bild, Für die Frau, Die Form), à l’instar d’autres femmes comme Helen Hessel ou Claire Goll,
  • la mode avec sa boutique Ré Sport (1931-1934), essayant d’introduire des principes issus du Bauhaus dans la mode parisienne,
  • la photographie (1934-1951), s’inscrivant à la fois dans la Nouvelle vision et dans une photographie plus humaniste, avec un nombre important de portraits,
  • la traduction, du français vers l’allemand (Romain Rolland, Lautréamont, Philippe Soupault) mais aussi de l’allemand vers le français (Karl Jaspers),
  • l’écriture pour la radio, abordant des sujets très divers de l’histoire artistique et littéraire, et plus généralement de l’histoire culturelle (Rabindranath Tagore, Annette Kolb, René Schickele, la culture celte, les sorcières, la place des femmes dans les cultures européennes et extra-européennes, la tapisserie d’Aubusson…),
  • l’écriture, l’édition et la traduction de contes pour enfants, notamment en collaboration avec Philippe Soupault.

Certains aspects pourront faire l’objet d’études particulières :

  • sa formation au Bauhaus de Weimar (1921-1925) auprès de Itten, Kandinsky, Klee, Muche, Schlemmer, Gropius…,
  • son inscription après la Seconde Guerre mondiale dans différents réseaux artistiques, par exemple avec des femmes liées au Bauhaus (Lore Leudesdorff, Tut Schlemmer, Gertrud Arndt, Lucia Moholy, Anneliese Itten, Nina Kandinsky), avec d’autres amis de cette époque (Umbo, Werner Graeff) ou des femmes photographes (Florence Henri, Gisèle Freund),
  • la façon dont elle écrit, à travers ses essais pour la radio et pour des revues (consacrés au Bauhaus, à Dada, au surréalisme), une histoire des avant-gardes originale, à rebours de la théorie de l’avant-garde se mettant en place durant la même période (années 1960-1970),
  • son photoreportage sur les camps de réfugiés dans l’Allemagne des années 1950-1951, et le journal de son voyage en vélosolex à travers l’Allemagne détruite,
  • la seule exposition photographique organisée de son vivant, en 1994 au Goethe Institut de Paris à l’occasion du Mois de la photo,
  • son autobiographie parue à titre posthume en 2018 en Allemagne (en 2026 en France),
  • sa traduction allemande (publiée en 1990) des Champs magnétiques d’André Breton et Philippe Soupault, livre paru en 1919 à Paris, marquant le point d’orgue de Dada ou les prémisses du surréalisme, avec la question : comment traduire l’écriture automatique ?
  • ses liens privilégiés avec certains artistes (Viking Eggeling, Kurt Schwitters qui lui donna son prénom d’artiste Ré, Walter Mehring, Man Ray, Florence Henri, Lisa Tetzner, Kurt Kläber/Kurt Held, …) et bien sûr ses travaux en commun avec Philippe Soupault.

Les archives, conservées à Heidelberg, offrent encore d’autres possibilités (correspondance, journaux, manuscrits inédits, brouillons de traduction, bibliothèque, fonds photographique). Le colloque s’adresse notamment aux jeunes chercheurs et chercheuses s’intéressant à une figure singulière ayant traversé tout le 20ème siècle, les pistes de recherche ouvertes par sa riche production et son inscription dans de multiples réseaux étant particulièrement nombreuses. Une publication en ligne est envisagée à l’issue du colloque.

Les propositions de 250-300 mots en français, anglais ou allemand avec titre et courte bio-bibliographie sont à envoyer avant le 20 septembre 2026 aux trois adresses suivantes :

agathe.mareuge@sorbonne-universite.fr ; isabelle.ewig@sorbonne-universite.fr ; j.ramos@unistra.fr

Notification d’acceptation des propositions : 30 octobre 2026

 

Comité scientifique et organisation :

Agathe Mareuge (UR REIGENN et Centre André-Chastel, Sorbonne Université)

Isabelle Ewig (Centre André-Chastel, Sorbonne Université)

Julie Ramos (UMR Arche, Université de Strasbourg)

 

Bibliographie indicative:

Catalogues

Mois de la Photo à Paris, catalogue général, Paris, Paris Audiovisuel, 1994

Christian Bouqeret (dir.), Les femmes photographes de la Nouvelle Vision en France 1920-1940, cat. exp., Paris, Marval, 1998

Manfred Metzner (dir.), Ré Soupault, Die Fotografin der magischen Stunde, cat. exp. (Martin-Gropius-Bau Berlin), Verlag Das Wunderhorn, 2007

Inge Herold, Ulrike Lorenz, Manfred Metzner (dir.), Ré Soupault, Künstlerin im Zentrum der Avantgarde, cat. exp. (Kunsthalle Mannheim), Verlag Das Wunderhorn, 2011

Claudia Emmert, Manfred Metzner, Frank-Thorsten Moll (dir.), Ré Soupault, Das Auge der Avantgarde, cat. exp. (Zeppelin Museum Friedrichsafen), Heidelberg, Verlag Das Wunderhorn, 2015

Thomas Galifot, Marie Robert, Ulrich Pohlmann (dir.), Qui a peur des femmes photographes, cat. exp., Paris, Musée d’Orsay / Hazan, 2015

Damarice Amao, Florian Ebner, Christian Joschke (dir.), La photographie arme de classe. Photographie sociale et documentaire en France, 1928-1936, cat. exp., Paris, Centre Pompidou / Textuel, 2018.

Clara Bouveresse (dir.), Femmes photographes, 3 Bände, Bd. 2: L’envers de l’objectif, Actes Sud, Photo poche Nr. 10, 2020

Martina Kuoni, Manfred Metzner (dir.),  Ré Soupault – ‘Es war höchste Zeit…’. Eine Avantgardekünstlerin in Basel 1948 bis 1958, Heidelberg, Das Wunderhorn, 2021

Andrea Nelson (dir.), The New Woman behind the Camera, cat. exp., Washington, National Gallery of Art, 2020

Autres sources

Philippe Soupault, Vingt mille et un jours, entretiens avec Serge Fauchereau, Paris, Belfond, 1980, chapitre « Peinture II » (entretien avec Ré Soupault), p. 155-166

Philippe et Ré Soupault, Kandinsky et la découverte de l’art abstrait, film 16mm, 55′, réal. Roger Kahane, 1968, textes : poèmes de Kandinsky, avec la voix de Jean Négroni, et Michel Bouquet. Avec la participation de Bernard Dorival, Joan Miro, Aimé Maeght, et Nina Kandinsky.

Frédéric Mitterrand, Philippe Soupault à Tunis, documentaire, 26’, réal. Frédéric Mitterrand, 1996, avec la participation de Ré Soupault.

Pascal Auger, À travers la diagonale. L’histoire mouvementée de la Symphonie diagonale, film, 86’, réal. Pascal Auger, 2022, avec la participation de Ré Soupault (archives), Patrick de Haas et Markus Heltschl.

Ulrike Ottinger, Paris Calligrammes, film, 129’ et 90’ réal. Ulrike Ottinger, 2019

 

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Parution: Avant-gardes au prisme du genre de 1945 à nos jours (S. Böhmisch, C. Chamayou-Kuhn, S. Goepper, A. Mareuge, É. Petit)

Qu’apporte le genre – féminisme, masculinités, queer – à l’étude des avant-gardes? Que font les avant-gardes au genre ? Comment l’association de ces deux concepts contribue-t-elle à l’étude des arts expérimentaux de 1945 à nos jours? Le présent ouvrage tente de répondre à ces questions à travers les productions d’un grand nombre d’artistes – écrivain.es, plasticien.nes, photographes, performeur.ses, chorégraphes, musicien.nes – appartenant à plusieurs générations, entre Allemagne, Suisse, Autriche, et bien au-delà. Prolongeant les travaux sur les femmes dans les avant-gardes historiques et sur l’avant-garde féministe des années 1970, il réunit des spécialistes de différentes disciplines et se sert des outils les plus récents de la recherche pour explorer les esthétiques, plurielles, radicales et multiformes, de celles et ceux que leur genre voue à la marge et qui pourtant ont décidé de se donner à voir et à entendre. Un enjeu de taille, particulièrement crucial pour les artistes membres de groupes minorés, est la place qui leur est réservée par l’historiographie – ou qu’eux-mêmes parviennent à se faire par le biais des filiations et des traditions dont ils se réclament dans leur œuvre. Enfin, dans un geste quelque peu dadaïste, il teste, au prisme du genre, la validité même de la notion d’avant-garde pour l’époque contemporaine, entre catégorie opératoire, capable de redonner vie aux oublié.es  de l’histoire, et arme émoussée, soumise à la loi du marché et aux attentes du public.

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Appel à candidatures: Chaire Maurice Halbwachs, Wuppertal, délai: 3 mars 2025

Appel à candidatures : Chaire Maurice Halbwachs pour un(e) Professeur(e) invité(e) à l’Université de Wuppertal

La Chaire Maurice Halbwachs, ancrée au sein de la Faculté des sciences humaines et culturelles de l’Université de Wuppertal, est mise au concours pour la troisième fois pour une durée d’un an. Elle s’adresse à un ou une professeur(e) invité(e) venu(e) d’une université (ou autre organisme de recherche équivalent) française, et issu(e) de l’une des disciplines suivantes : culture, civilisation, études germaniques, histoire, lettres modernes, littérature comparée, et philosophie. Une approche interdisciplinaire entre les disciplines susmentionnées serait particulièrement appréciée. Une éventuelle ouverture sur les sciences économiques est également envisageable.

La Chaire Maurice Halbwachs est à pourvoir pour un an à partir du 1er septembre 2025.

La Chaire Maurice Halbwachs est financée conjointement par le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie et par l’Université de Wuppertal. Elle vise à renforcer les projets liés à la France au sein de la Faculté des sciences humaines et culturelles et elle vient consolider l’engagement commun du Land et de l’Université pour l’intensification de la coopération franco-allemande.

Le ou la professeur(e) invité(e) sera accueilli(e) dans le cadre d’une délégation auprès de l’Université de Wuppertal en coopération avec l’Ambassade de France en Allemagne. Il ou elle continuera de se voir verser son traitement par son établissement français d’origine. L’université de Wuppertal financera pour sa part une indemnitémensuelle forfaitaire de 2.500 €, versée au ou à la professeur(e) invité(e) sous forme de prime par l’établissement français d’origine. L’université de Wuppertal prendra par ailleurs en charge les frais de remplacement (service d’enseignement statutaire) dans l’établissement français d’origine. Il ne sera pas conclu de contrat de travail entre le ou la professeur(e) invité(e) et l’Université de Wuppertal.

Conditions requises :

– Être titulaire d’un doctorat dans les disciplines suivantes : lettres modernes, littérature comparée, histoire, philosophie, culture, civilisation ou encore études germaniques.

– Occuper un poste permanent de professeur(e) ou de maître(sse) de conférences dans une université (ou autre organisme de recherche équivalent) française.

– Maîtriser l’allemand à un niveau permettant d’assurer un cours dans cette langue – ou à défaut, compétences équivalentes en anglais.

– Conduire des recherches et/ou des projets interculturels et interdisciplinaires.

Missions :

– Assumer une charge d’enseignement de 4h hebdomadaires (1 cours magistral et 1 séminaire) dans les cursus de bachelor ou de master des disciplines susmentionnées.

– Concevoir ces enseignements (notamment le cours) pour un public de non- spécialistes, conformément à la vocation d’ouverture de la chaire.

– Promouvoir la visibilité des thématiques relatives à la France au sein de l’université, à travers des initiatives académiques et citoyennes.

Les candidatures (CV synthétique, liste de publications, propositions d’enseignements – syllabus –, d’échanges scientifiques et d’initiatives de vulgarisation), doivent être adressées à « Frau Prof. Dr. Ursula Kocher » et déposées avant le 3 mars 2025 uniquement sur le portail dédié de l’Université de Wuppertal :

https://stellenausschreibungen.uni-wuppertal.de.

Numéro d’identification : P25001

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Avant-garde après Pina Bausch: entre mémoire et réinvention

Avec la création du Tanztheater Wuppertal en 1973, Pina Bausch a révolutionné la danse. Le Tanztheater représente une avant-garde devenue une institution internationale de premier plan, qui a écrit l’histoire de la danse et a fait école. Comment penser une avant-garde après Pina Bausch? L’avant-garde dans le domaine de la danse et de la performance existe-t-elle encore? Le concept même d’avant-garde est-il encore pertinent? Avec quels moyens poursuivre l’expérimentation formelle, l’engagement dans la société? Selon quelles approches théoriques cette histoire peut-elle encore s’écrire aujourd’hui?
Ces questions seront au cœur de nos réflexions lors de cette table-ronde. Nous nous interrogerons sur l’articulation entre documentation, ou patrimonialisation, et création; sur la façon dont l’héritage de la danse moderne et postmoderne peut être abordé de manière créative. Peut-on imaginer l’émergence d’archives vivantes, possiblement transnationales? Nous nous intéresserons en particulier aux enjeux propres au genre (gender) dans cette réinvention et cette historicisation.

Cette manifestation constitue le dernier volet d’un projet de recherche consacré aux « avant-gardes au prisme du genre dans l’espace germanophone après 1945 », mené en 2022-2024 par des chercheuses des universités Lyon 3 Jean Moulin (Sibylle Goepper), Aix Marseille (Susanne Böhmisch), Sorbonne (Agathe Mareuge), de Lorraine (Cécile Chamayou-Kuhn) et de Grenoble (Élise Petit).

 

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Archives manquantes? La construction de l’histoire culturelle dans l’espace germanophone, saison 2 (Sorbonne Université / Nantes Université)

Nous reprenons le séminaire “Archives manquantes? La construction de l’histoire littéraire et culturelle dans l’espace germanophone”, organisé par Jean-François Laplénie (Sorbonne Université, REIGENN & Philomel), Agathe Mareuge (Bergische Universität Wuppertal & Sorbonne Université – REIGENN / Philomel), Bénédicte Terrisse (CNRS – UMR Pays germaniques & Nantes Université – U.R. CRINI). Cette deuxième saison abordera notamment les archives immatérielles de la danse, les archives audiovisuelles et les archives coloniales.

Toutes les informations ici: https://reigenn.hypotheses.org/2739

 

PROGRAMME DE LA SAISON 2 (2023-2024)

Les séances ont lieu les vendredis de 14h à 16h30. La présence des participant.e.s est préférée mais une diffusion en hybride aura lieu sur Zoom: https://univ-nantes-fr.zoom.us/j/81710107748

Séance 1 : 8 décembre 2023, Maison de la Recherche (28 rue Serpente, 75006 Paris), salle D513. Archives de la danse, séance animée par Agathe Mareuge.

Invitée : Marie-Thérèse Mourey, Sorbonne Université: « Des archives immatérielles? Le cas de la danse. »

Séance 2 : 2 février 2024, Nantes. Perspectives archivistiques, séance animée par Bénédicte Terrisse & Sergio Coto Rivel.

Invitée : Bénédicte Grailles, Université d’Angers: « Archives manquantes ou manque d’archives? Théories archivistiques post-modernes, gestes professionnels et logiques d’usage »

Séance 3 : 22 mars 2024, Maison de la Recherche (28 rue Serpente, 75006 Paris), salle S002. Archives audiovisuelles, séance animée par Jean-François Laplénie.

Invitée : Valérie Carré, Sorbonne Université: « La Révolution de 1918-1919 au prisme des bandes d’actualité. »

Séance 4 : 14 juin 2024, Ecole Normale Supérieure, ECLA (45 rue d’Ulm, 75005 Paris). Archives coloniales, séance animée par Katharina Jobst.

Invitée : Nicole Haitzinger, Paris Lodron Universität Salzburg: « Le registre de l’”exotique” dans les archives de danse de la modernité en France et dans l’espace germanophone. À propos de la pertinence d’une mise en perspective décoloniale. »

Sophie Taeuber-Arp parle de l’Aubette, Strasbourg, 16 septembre 2023

Sophie Taeuber-Arp parle de l’Aubette
Lecture de lettres de Sophie Taeuber-Arp
Grâce à la publication, en 2021, de très nombreuses lettres inédites de Sophie Taeuber-Arp, il est possible de revisiter l’histoire de la réalisation de l’Aubette et de nuancer les propos de Theo van Doesburg qui, par le très précieux numéro de la revue De Stijl de 1928, en avait durablement orienté le récit. Ces lettres permettent aussi de documenter les autres réalisations de Sophie Taeuber-Arp à Strasbourg (pour l’appartement d’André Horn, la maison du couple Heimendinger et l’Hôtel Hannong) et apportent un éclairage sur l’atmosphère strasbourgeoise des années vingt.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine-matrimoine, en collaboration avec les Musées de la Ville de Strasbourg, l’Association Jean Hans Arp propose une lecture commentée d’extraits de cette correspondance (principalement avec sa sœur Erika Schlegel-Taeuber et avec Arp) spécialement traduite pour l’occasion.

Soirée Sophie Taeuber-Arp, de Dada aux dernières années, Strasbourg, mercredi 5 avril

L’Association Jean Hans Arp et les musées de Strasbourg consacrent l’année 2023 à l’exploration de l’œuvre de Sophie Taeuber-Arp. Une première soirée offre le double point de vue de la création artistique et de la recherche en histoire de l’art. Deux défricheuses de l’œuvre pluridisciplinaire de Sophie Taeuber-Arp sont présentes pour revenir sur des périodes de création fécondes dans le parcours de l’artiste, antérieures et postérieures à la réalisation de l’Aubette 1928, où se tient la soirée. La projection et rencontre avec l’artiste zurichoise Anka Schmid autour de son film expérimental La Dada – Roi Cerf (2016) sera suivie d’une conférence de Cécile Bargues, historienne de l’art (INHA) qui présentera son livre Sophie Taeuber-Arp, les dernières années (Éd. Fondation Giacometti et Fage, 2022).

Dépliant soirée Taeuber-Arp

 

(Séminaire Archives manquantes): Christa Baumberger, Traces (in)visibles: archives, éditions et expositions de Emmy Hennings et Hugo Ball, 17 mars, INHA et zoom

Pour sa deuxième séance, le séminaire “Archives manquantes? Les archives et la construction de l’histoire littéraire et culturelle dans l’espace germanophone depuis 1945” accueille Christa Baumberger(Galerie Litar, Zurich): « Traces (in)visibles. Archives, éditions et expositions de Emmy Hennings et Hugo Ball » La séance sera animée par Agathe Mareuge (Centre André Chastel / REIGENN & Philomel).

Affiche séance 2 du séminaire Archives manquantes

Quand? 17 mars2023, 14h-16h30

Où? Galerie Colbert(INHA), 2 rue Vivienne, 75002 Paris, Salle Ingres (2e étage)

Le séminaire a lieu en hybride. Nous serons heureux.ses de votre présence à l’INHA, cependant vous pouvez aussi vous connecter par zoom: https://univ-nantes-fr.zoom.us/j/84533401158 (ID de réunion : 845 3340 1158).

RÉSUMÉ

Les archives sont fondamentales pour la mémoire culturelle; et pourtant, elles renvoient toujours à une “politique de l’archive”: que collectionne-t-on, qui est oublié? Comment les archives marquent-elles le canon culturel et littéraire? Et dans quelle mesure la dimension genrée joue-t-elle un rôle lorsque des œuvres et des collections sont rendues publiques au moyen d’éditions ou d’expositions?

Le fonds double consacré à Emmy Hennings et à Hugo Ball aux Archives littéraires de la Bibliothèque nationale suisse constitue un cas emblématique. Hennings et Ball figurèrent tous deux parmi les fondateurs du mouvement Dada à Zurich, mais à la différence de Ball, Hennings fut rapidement – et rigoureusement – oubliée. Le centenaire de Dada en 2016 fut l’occasion de la sortir de cet oubli, grâce à une édition de ses œuvres, une exposition et la parution d’un volume de textes et d’images très richement illustré intitulé Emmy Hennings Dada.

Archives-manquantes-dépliant

Plus d’informations:

https://reigenn.hypotheses.org/1785#more-1785

Appel à communications (prolongé): “Avant-gardes au prisme du genre dans l’espace germanophone de 1945 à nos jours : sociabilités, esthétiques, mémoires” (Université Jean Moulin Lyon 3, 12-14 octobre 2023)

Université Jean Moulin Lyon 3 – Lyon, 12-14 octobre 2023

Colloque international organisé par Susanne Böhmisch (Aix-Marseille Université), Cécile Chamayou-Kuhn (Université de Lorraine), Sibylle Goepper (Université Jean Moulin Lyon 3), Agathe Mareuge (Sorbonne Université), Élise Petit (Université Grenoble Alpes)

 

Les propositions sont à envoyer à l’adresse suivante : gender.avantgarde@gmail.com d’ici le 31 mars 2023. Elles prendront la forme d’un abstract de 500 mots environ, accompagné d’une courte bio/bibliographie. Les réponses seront communiquées fin avril 2023. Une publication est prévue.

site internet du colloque

Cfp DE Avantgarden Gender

Cfp FR Avant-gardes genre

Cfp EN Avant-gardes gender

 

Parution: Agathe Mareuge, Sandro Zanetti (dir.), The Return of DADA / Die Wiederkehr von DADA / Le Retour de DADA, Dijon, Les presses du réel, 2022

DADA existiert seit über hundert Jahren. Doch was heisst es, auf DADA zurückzukommen? Wie lebt DADA fort? Wie kehrt DADA wieder? Die vier Bände in dieser Box geben Antworten auf diese Fragen und zeigen auf, wie DADA sich in unsere Kulturgeschichte eingeschrieben hat. Band 1: DADA-Filiationen Band 2: DADA-Ausstellungen Band 3: DADA-Spuren Band 4: DADA-Historiografien

DADA has existed for over 100 years. But what does it mean to come back to DADA? How does DADA live on? How does DADA return? The four volumes in this collection offer answers to these questions and explore how DADA has written itself into our cultural history. Vol. 1: DADA Filiations Vol. 2: DADA Exhibitions Vol. 3: DADA Traces Vol. 4: DADA Historiographies

DADA existe depuis plus de 100 ans. Quelle est sa postérité? Comment penser l’héritage, la réinvention, le retour de DADA? Les quatre volumes de ce coffret apportent des réponses à ces questions afin de comprendre comment DADA s’est inscrit dans notre histoire culturelle. Vol. 1: Filiations DADA Vol. 2: Expositions DADA Vol. 3: Traces DADA Vol. 4: Historiographies DADA

Lien vers le site de l’éditeur (présentation, sommaire et extrait)

Ouvrage publié à la suite du colloque international éponyme organisé au Cabaret Voltaire en 2016 à l’occasion du centenaire de Dada, et augmenté de nombreuses autres contributions, de documents, d’interviews et d’une sélection de dessins issus du graphic recording produit pendant le colloque.