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Appel à communication: “Alsace 39-45 : Vies en guerre “. Colloque (Strasbourg, 6-7 février 2025) + 8 conférences-débats (novembre 2024-juin 2025))

https://arche.unistra.fr/actualites/actualite/alsace-39-45-vies-en-guerre

Appel à communication à télécharger (PDF)

Résumé

Les commémorations des quatre-vingts ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale en France sont l’occasion d’interroger la construction du récit national autour de ce qu’aurait été la Libération, et en particulier de réfléchir à la question de l’intégration de mémoires régionales hétérogènes. C’est dans cet objectif que l’UMR 3400 ARCHE de l’Université de Strasbourg et les Archives d’Alsace organisent un cycle de manifestations scientifiques et culturelles dédié à l’histoire particulière de l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale et intitulé « Alsace 39-45 : Vies en guerre » (titre provisoire). Il s’agit de réfléchir à la manière très singulière dont l’Alsace a été libérée et a vécu la Libération, et, pour ce faire, de réexaminer le contexte spécifique dont elle a été libérée, en l’occurrence l’annexion de fait par le « IIIe Reich ».

Un colloque scientifique se tiendra les 6 et 7 février 2025 à Strasbourg, complété de huit conférences-débats se déroulant sur l’ensemble du territoire alsacien entre novembre 2024 et juin 2025. Ce cycle doit rendre compte du renouvellement historiographique en cours sur l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale et y contribuer, à travers la présentation de cinquante études de cas biographiques témoignant de la diversité et de la complexité des parcours individuels en contexte de guerre, d’annexion à un régime totalitaire et de libération.

 

Argumentaire

À la différence du reste de la France, mais à l’image de nombreux autres territoires européens, l’Alsace et la Moselle ont été annexées de fait par l’Allemagne national-socialiste à partir de 1940. Elles subirent alors une politique de germanisation et de nazification, culminant avec l’introduction du service militaire obligatoire allemand à l’été 1942, qui non seulement entraina une répression accrue et une surmortalité par rapport au territoire français non- annexé, mais imposa à chacun – davantage qu’en territoire occupé – de s’engager, de faire des choix, sous la contrainte d’un régime totalitaire. Cette histoire particulière continue de nourrir des divisions mémorielles au sein du territoire français, comme au sein de la population alsacienne elle-même. Les tensions récurrentes entre différents porteurs de mémoire témoignent de la difficulté à construire un consensus intégrant la pluralité des expériences passées.

Parallèlement, on assiste à un renouvellement profond de l’historiographie sur l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale en termes d’objets d’études, de sources et de méthodologies. La recherche interroge à nouveau frais les interactions entre occupants et occupés, reconsidère l’éventail des comportements individuels en contexte d’annexion à un régime totalitaire et accorde une attention croissante aux différents aspects de la vie quotidienne. Elle examine l’histoire des institutions, de leurs membres et de leurs héritages jusqu’à aujourd’hui (Reichsuniversität Straßburg, Églises, bibliothèques et musées…), s’intéresse à des groupes minoritaires longtemps délaissés (femmes incorporées de force, homosexuels, nomades, témoins de Jéhovah…), aux expériences des populations alsaciennes en dehors de l’Alsace (réfractaires, expulsés, transplantés…) et des populations non-alsaciennes en Alsace (occupants, travailleurs forcés de l’Est de l’Europe…). Elle aborde également les questions, passées jusqu’alors sous silence, du ralliement (terme plus adapté, dans ce contexte particulier, à celui de collaboration), du volontariat dans l’armée allemande, du conformisme et des spoliations. Enfin, elle s’appuie toujours davantage sur les sources allemandes contemporaines des évènements, élargit l’échelle d’analyse en resituant le cas alsacien dans l’histoire de l’Allemagne national-socialiste ou de la France occupée, voire de l’Europe entière et des autres territoires annexés, et elle porte de plus en plus son attention sur les constructions mémorielles élaborées depuis 1945. C’est ainsi que se dessine une histoire de l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale toujours plus nuancée et inclusive.

Soucieuses de proposer un état des lieux de ce renouvellement historiographique, de l’encourager et d’en diffuser les résultats au sein du monde académique comme du grand public, afin de contribuer à la construction d’une mémoire apaisée, plurielle et intégrant toujours davantage la complexité et la nuance de la réflexion historique, l’UMR 3400 ARCHE et les Archives d’Alsace se sont associées pour organiser, à l’occasion des commémorations des quatre-vingts ans de la Libération, un cycle de manifestations scientifiques et culturelles consacré à l’histoire de l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale. Par souci à la fois pédagogique et heuristique, le sujet sera abordé à travers l’approche biographique, qui non seulement permet d’incarner les réflexions historiographiques et de toucher un large public, mais est aussi en soi un outil fécond d’analyse du passé (Dosse, 2005). De nombreuses initiatives mémorielles actuelles, comme le « monument mémoriel » en hommage aux morts alsaciens et mosellans de la Seconde Guerre mondiale qui doit être inauguré en 2025 à Schirmeck, et plusieurs des récents renouvellements historiographiques sur l’Alsace en guerre, comme l’étude du volontariat dans l’armée allemande, de l’histoire de la Reichsuniversität ou encore de la psychiatrie en Alsace annexée, ont d’ailleurs emprunté cette voie.

Il s’agit, sans viser l’exhaustivité, de constituer un panel de biographies témoignant de la diversité et de la complexité des parcours de guerre et d’annexion en lien avec l’Alsace. Sont attendus des portraits d’hommes et de femmes, de tous âges, catégories sociales et origines, qu’ils aient vécu la guerre en Alsace ou en dehors, qu’ils soient connus ou anonymes. Pourront ainsi être présentés des personnes résidant en Alsace à la veille de la guerre, puis expulsés ou réfugiés en France non-annexée, des fonctionnaires allemands du régime national-socialiste mutés en Alsace, des travailleurs forcés de l’Est de l’Europe affectés en Alsace, des natifs d’Alsace transplantés au sein du Reich, des résistants ou des ralliés au régime, des victimes de bombardements ou des multiples formes de la répression national- socialiste, des incorporés de force ou des volontaires dans l’armée allemande… Si les contributions peuvent porter sur un individu, les analyses d’un couple, d’une famille, d’une classe d’âge au niveau communal, d’un maquis ou de tout autre groupe de taille restreinte sont également souhaitées, notamment si elles permettent de construire des biographies en miroir (par exemple, deux frères ayant opéré des choix opposés) ou d’expliquer des parcours individuels à partir de dynamiques collectives ou dans le cadre d’un réseau relationnel.

Chaque étude de cas biographique, qu’elle soit individuelle ou « collective », ne saurait se limiter à la description du déroulé d’une vie, mais devra en proposer une analyse, tout en veillant à éviter les écueils de l’« illusion biographique » (Bourdieu, 1986) et en restant conscient des limites de l’exercice. Il s’agira de situer chaque biographie dans son contexte et d’interroger les multiples facteurs qui ont pu en déterminer le cours, en particulier les éventuels choix individuels. Il faudra en effet veiller à replacer chaque acteur, notamment les figures du régime national-socialiste et de la résistance souvent mythifiées, dans son environnement social et à en souligner les complexités, voire les ambivalences pour les comprendre en tant qu’être social dans une situation donnée. Les contributeurs sont également encouragés à mettre en perspective chaque biographie pour en souligner le caractère soit atypique, soit représentatif d’un groupe plus large. Par exemple, il serait opportun, dans le cas de la biographie d’une victime de la Shoah, de resituer celle-ci dans l’histoire générale des populations juives d’Alsace durant l’annexion, voire dans l’histoire comparée de la répression antisémite dans l’Allemagne national-socialiste et la France occupée.

Il est également envisageable de faire dialoguer l’étude de cas biographique avec une analyse prosopographique, à condition cependant que l’étude reste principalement centrée sur un ou quelques individus. En d’autres termes, au-delà de l’analyse d’un cas individuel ou « collectif », chaque contribution devra permettre d’interroger un pan plus large, quand bien même il n’aurait concerné qu’une minorité d’individus, de l’histoire de l’Alsace dans la Seconde Guerre mondiale et de répondre à une problématique d’ordre général. Les études de cas biographiques témoignant d’aspects de la guerre, de l’annexion ou de la Libération encore méconnus et/ou soulignant la complexité de situations et de positionnements individuels dans un tel contexte seront privilégiées.

Il serait souhaitable que chaque biographie couvre, autant que possible, l’ensemble de la guerre et rende compte de la manière dont la Libération a été vécue par l’intéressé. Il est toutefois possible de consacrer une partie de l’analyse à un moment particulier de la période, mais aussi de considérer l’avant-guerre pour éclairer le parcours durant le conflit et d’élargir l’étude au-delà de 1945. Prendre la mesure des conséquences de la période 1939-1945 sur le reste du parcours biographique et comprendre les constructions ou silences mémoriels sont en effet l’un des objectifs de ces rencontres. L’écriture biographique ne doit pas nécessairement être linéaire et suivre le déroulé chronologique d’une vie.

Les innovations en matière d’analyse et d’écriture biographiques, comme les réflexions sur les sources, la méthodologie et les enjeux de l’approche biographique en histoire, rapportées au cas étudié, sont vivement encouragées.

 

Comité d’organisation

Carine Lévêque (Archives d’Alsace)
Catherine Maurer (Université de Strasbourg)
François Petrazoller (Archives d’Alsace)
Frédéric Stroh (Université de Strasbourg)

 

Conseil scientifique franco-allemand

Christian Bonah (Université de Strasbourg)
Jürgen Finger (Institut historique allemand, Paris)
Benoît Jordan (Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg)
Audrey Kichelewski (Université de Strasbourg)
Michaël Landolt (Centre européen du résistant déporté)
Carine Lévêque (Archives d’Alsace)
Catherine Maurer (Université de Strasbourg),
Marie Muschalek (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg)
Frédérique Neau-Dufour (Région Grand Est)
Sylvia Paletschek (Albert-Ludwigs-Universität Freiburg)
Nicolas Patin (Université de Bordeaux)
François Petrazoller (Archives d’Alsace)
Jérôme Schweitzer (Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg)
Frédéric Stroh (Université de Strasbourg)
Alexandre Sumpf (Université de Strasbourg)
Benoit Vaillot (Université du Luxembourg)
Marie-Bénédicte Vincent (Université de Franche-Comté)
Marie-Claire Vitoux (Université de Haute-Alsace)

Modalités pratiques et calendrier de candidature

Les propositions de contribution au colloque et aux conférences-débats sont à adresser, accompagnées d’un résumé d’environ 2 000 signes et d’une brève notice biographique, en français ou en allemand, conjointement à catherine.maurer@unistra.fr et post@frederic-stroh.eu, avant le 28 juillet 2024.

Les propositions seront soumises au conseil scientifique. Les candidats seront informés du résultat de ses délibérations avant la fin septembre 2024. La répartition entre le colloque et les  conférences-débats des intervenants retenus se fera en dialogue avec eux.

Le colloque se tiendra les 6 et 7 février 2025 à Strasbourg (Maison Interdisciplinaire des  Sciences Humaines d’Alsace – MISHA – et Archives d’Alsace), tandis que les conférences-débats se dérouleront mensuellement entre novembre 2024 et juin 2025 en Alsace.

Langue de travail : français et allemand

Les frais de transport et d’hébergement, ainsi que les repas seront pris en charge par
l’organisation.

Le colloque et les conférences-débats donneront lieu à publication.

Appel à communications: “Le cinéma ouest-allemand des « longues années 1950 » (1950-1963) au-delà des mythes, des préjugés et des topoi”. Colloque international, 5 et 6 décembre 2024, Université catholique de l’Ouest (Angers)

Appel à communications (PDF)

C’est surtout après 1968 que le cinéma ouest-allemand des « longues années 1950 » fut systématiquement et âprement critiqué, tant par le monde politique que par celui de la recherche, ainsi que par la société en général. À divers égards, on considérait qu’il « dédouanait » les Allemands de leur passé nazi, voire qu’il véhiculait l’idéologie de « la communauté du peuple » (Volksgemeinschaft) chère aux nazis. Cela vaut aussi pour le cinéma autrichien, particulièrement destiné au marché ouest-allemand. Le succès de beaucoup de films est souvent présenté comme preuve de la persistance d’une morale rigide et d’une pensée autocratique jusque dans les années 1960. La prétendue médiocrité de ce cinéma empêcha et empêche encore fréquemment une analyse approfondie. Pour une majorité de critiques, son cas ne faisait aucun doute : Dans le fond et la forme de toute manière mauvais, « un manque de niveau flagrant » (eine krasse Niveaulosigkeit, selon Kaschuba 1989), dans le meilleur des cas considéré comme « escapiste », dans le pire des cas comme héritier du cinéma du Troisième Reich. Déjà en 1961, le « bilan plein de colère » (die zornige Bilanz, Bliersbach 1985) du critique de cinéma Joe Hembus avait transformé le film ouest-allemand, de façon performative, en échec complet : « Il est mauvais. Il va mal. Il nous rend mauvais. Il est maltraité. » (Er ist schlecht. Es geht ihm schlecht. Er macht uns schlecht. Er wird schlecht behandelt, Hembus 1961).

Bien que plus de 1200 films de tout genre aient été tournés durant cette période, certains auteurs nient même cette réalité. Bernard Eisenschitz (2008) affirme ainsi : « Dans l’état d’amnésie qui suit – et pour longtemps – il n’y a plus de cinéma, mais des films, isolés. […] Le cinéma allemand n’est plus le fait d’Allemands, n’est plus en Allemagne. » Stephan Martens (2006) exprime un avis similaire : « Le cinéma allemand, inexistant jusqu’aux années 1960, se limite à des films de distraction, totalement désengagés, dont le but est de faire oublier les difficultés présentes. »

De surcroît, on se focalise en particulier sur les Heimatfilme, utilisés comme illustration d’une qualité a priori insuffisante. D’ailleurs, la plupart des critiques partage encore la définition poncive de Jürgen Heizmann (2016) : « [L]es films à l’eau de rose allemands et autrichiens des années 1950 […], ce kitsch en Agfacolor, qui présentait des idylles villageoises intemporelles avec des couples de rêve […] et le son puissant de musique de fanfare. » ([D]ie deutschen und die österreichischen Schnulzen aus den fünfziger Jahren des vergangenen Jahrhunderts, jene[r] Kitsch in Agfacolor, der zeitlose ländliche Idyllen präsentierte, mit Traumpaaren wie Rudolf Prack und Sonja Ziemann und dem Sound kerniger Blasmusik).

Ces jugements de valeur sont surtout basés sur « les critiques de cinéma de l’époque, rédigées par des journalistes de gauche » (auf der zeitgenössischen linken Filmpublizistik, Schilling, 2023), dirigées contre le prétendu « cinéma d’Adenauer » (Adenauerkino, Ellenbruch, 2016) et, au final, contre le gouvernement dirigé par la CDU. Toutefois, il existe aussi d’autres avis.

Déjà en 1985, le psychologue allemand Gerhard Bliersbach était arrivé à tout à fait d’autres conclusions dans son ouvrage So grün war die Heide… Die gar nicht so heile Welt im Nachkriegsfilm (non traduit en français), aussi en tant que passionné de cinéma et témoin de l’époque. Il y analyse des classiques, entre autres Sissi et Grün ist die Heide (Ma verte bruyère). Dans son « histoire psychologique du film allemand d’après-guerre, qui reflète aussi l’histoire de la jeune République fédérale » (Psycho-Geschichte des deutschen Nachkriegsfilms, die zugleich eine Geschichte der jungen Bundesrepublik ist), il étudie « les craintes et les désirs inconscients des gens durant l’ère Adenauer » (die unbewussten Wünsche und Ängste der Menschen in der Adenauerzeit). Johannes von Moltke (2005) réévalue également les films des années 1950, en particulier les Heimatfilme. Dans une analyse fondamentalement renouvelée, il les considère comme « une allégorie nationale. […] [Tous] sont marqués par une importance récurrente des questions d’espace et de lieu » (as a national allegory. […] [they] are all marked by a recurrent emphasis on questions of space and place). Encore d’autres perspectives sont proposées dans l’ouvrage collectif de Claudia Dillmann et Olaf Möller, Geliebt und verdrängt: Das Kino der jungen Bundesrepublik Deutschland 1949-1963, (non traduit en français), publié en 2016. Sur la base de plusieurs analyses, ils réfutent beaucoup de clichés et de topoi : Le cinéma ouest-allemand, qui dispose en fait d’une vaste palette de films très différents, n’était pas seulement provincial ; beaucoup d’œuvres furent exportées avec succès et le concept de Heimat n’y était pas aussi rigide que ce qui était prétendu. En résumé, les films des années 1950 et du début des années 1960 y sont décrits « comme étonnamment scandaleux, érotiques, impertinents, frivoles, vulgaires, bizarres, contrairement à leur réputation » ([ü]berraschend unverschämt, erotisch, frech, frivol, vulgär, bizarr […] [a]nders als ihr Ruf, Knepperges 2016).

Partant de ces (ré)évaluations, nous souhaitons traiter des thèmes suivants (d’autres peuvent encore être proposés) lors de notre colloque :

  • Stéréotypes nationaux
  • Représentation du genre
  • Deuxième Guerre mondiale (résistance, faute/innocence collectives, le cinéma comme héritier du cinéma nazi ? …)
  • Les films, miroirs de la société ?
  • Historiographie
  • Miracle économique
  • Personnalités importantes dans le secteur de ce cinéma
  • Réception des films (en Allemagne de l’Ouest et ailleurs)
  • Liens avec la France : thème/problématique franco-allemands

Notre colloque hybride et interdisciplinaire s’adresse aux chercheurs et chercheuses notamment dans les domaines suivants : littérature, philologie, histoire, civilisation, politique et psychologie.

Les communications pourront se faire en allemand ou en français. Une publication bilingue est prévue.

Les propositions (de 3000 signes maximum), accompagnées d’une brève biographie scientifique, doivent être adressées jusqu’au 14 août 2024 à brigitte.pirastru@uco.fr et à andrea.micke-serin@uco.fr

Les réponses du Comité scientifique seront envoyées à la mi-septembre.

Comité d‘organisation :

Tobias HIRSCHMÜLLER (Universität Trier)
Dr. Andrea MICKE-SERIN (Université catholique de l’Ouest, Angers)
Dr. Sophie PARÉ (Université catholique de l’Ouest, Angers)
Dr. Brigitte RIGAUX-PIRASTRU (Université catholique de l’Ouest, Angers)

Comité scientifique :

apl. Prof. Dr. Mechthild GILZMER (Universität des Saarlandes, Saarbrücken) Tobias HIRSCHMÜLLER (Universität Trier)
Dr. Andrea MICKE-SERIN (Université catholique de l’Ouest, Angers)
Dr. Sophie PARÉ (Université catholique de l’Ouest, Angers)
Dr. Brigitte RIGAUX-PIRASTRU (Université catholique de l’Ouest, Angers)
Prof. Dr. Gwénola SEBAUX (Université catholique de l’Ouest, Angers)

Bibliographie :

AZZOPARDI Michel, Vingt ans dans un tunnel. Le cinéma ouest allemand de 1946 à 1966, Nouvelles Editions Debresse : Paris, 1987

BERGER Stefan, ERIKSONAS Linas, MYCOCK Andrew (Ed.), Narrating the Nation: Representations in History, Media and the Arts, New-York, Oxford: Berghahn Books, 2008

BLIERSBACH Gerhard, So grün war die Heide… Die gar nicht so heile Welt im Nachkriegsfilm (1985), Weinheim und Basel: Beltz, 1989

DILLMANN Claudia, MÖLLER Olaf (Hrsg.), Geliebt und verdrängt: Das Kino der jungen Bundesrepublik Deutschland 1949-1963, Frankfurt am Main: Deutsches Filminstitut, 2016

EISENSCHITZ Bernard, Le Cinéma allemand, 2e édition (1999), Editions Armand Colin, 2008

ELLENBRUCH Peter, „Von wegen „Adenauerkino“. Anmerkungen zur Filmgeschichte der jungen Bundesrepublik“ in literaturkritik.de, 21.11.2016, https://literaturkritik.de/von-wegen-adenauerkino-anmerkungen-zur-filmgeschichte-der-jungen-bundesrepublik,22651.html
(27. Juni 2018)

FERRO Marc, Cinéma et histoire (1977), Paris : Gallimard Folio Histoire, 1993

HEIZMANN Jürgen (Hrsg.), Heimatfilm international, Reclam Filmgenres, 2016

HEMBUS Joe, Der deutsche Film kann gar nicht besser sein, Bremen: Schünemann Verlag, 1961

HIRSCHMÜLLER Tobias, „Frauen und Widerstand in westdeutschen Kriegsfilmen der Nachkriegszeit“ in: Hannig Alma, Hirschmüller Tobias (Hrsg.): Heimlich, laut und leise. Frauen im Widerstand gegen den Nationalsozialismus, Bonn [in Bearbeitung]

HIRSCHMÜLLER Tobias, „Friedrich der Große als nationalsozialistische Heldenfigur“ in: Höhne Steffen, Siary Gérard, Wellnitz Philippe (Hrsg.): Helden und Heldenmythen als soziale und kulturelle Konstruktion / Héros et mythes héroïques. Une construction sociale et culturelle. Deutschland, Frankreich und Japan / Allemagne, France, Japon, Leipzig: Leipziger Universitätsverlag (Weimarer Studien zu Kulturpolitik und Kulturökonomie 11), 2016, S. 163– 184

HIRSCHMÜLLER Tobias, „Horn, Camilla, Schauspielerin“, in: Frankfurter Personenlexikon (Onlineausgabe), 28.06.2023, https://frankfurter-personenlexikon.de/node/3574

HIRSCHMÜLLER Tobias, „Wegbereiter und Mahner zur Einheit Deutschlands“? Der „Eiserne Kanzler“ und die ersten Jahrzehnte der Bundesrepublik“ in: Raasch Markus u.a. (Hrsg.): Die Deutsche Gesellschaft und der konservative Heroe. Der Bismarckmythos im Wandel der Zeit, Aachen: Shaker Verlag (Berichte aus der Geschichtswissenschaft), 2010, S. 221–257

HÖFIG Willi, Der deutsche Heimatfilm 1947-1960, Stuttgart: Ferdinand Enke Verlag, 1973

KAES Anton, Deutschlandbilder, Die Wiederkehr der Geschichte als Film, München: edition text + kritik, 1987

KASCHUBA Wolfgang (Hrsg.), Der deutsche Heimatfilm, Bildwelten und Weltbilder, Tübingen: Tübinger Vereinigung für Volkskunde e.V., 1989

LUDEWIG Alexandra, Screening Nostalgia. 100 Years of German Heimat Film, Bielefeld: transcript Verlag, 2011

MAASE Kaspar, Grenzenloses Vergnügen: Der Aufstieg der Massenkultur 1850-1970, Frankfurt- am-Main, Fischer Taschenbuch Verlag, 2007

MARTENS Stephan, « L’occidentalisation de l’Allemagne » in DEMESMAY Claire, STARK Hans (Ed.), Qui sont les Allemands ?, Villeneuve d’Ascq : Presses Universitaires du Septentrion, 2006

MOLTKE, Johannes von, No Place Like Home. Locations of Heimat in German Cinema, Oakland: University of California Press, 2005

RIGAUX-PIRASTRU Brigitte, „Bourreaux et victimes ? La difficile identité collective des Allemands au prisme du cinéma germanophone“ in Amnis 18|2019 Le passé dans le présent. Histoire et mémoires, un enjeu essentiel pour les sociétés contemporaines (Europe – Amérique), publié le 10.10.2019, http://journals.openedition.org/amnis/4440

RIGAUX-PIRASTRU Brigitte, „Langue ou “charabia” ? Les particularités linguistiques des expulsés dans le cinéma germanophone (1950-2017)“, in Gerardo Acerenza, Ali Reguigui, Julie Boissonneault (dir.), Tours et contours de la traduction, Sudbury (ON) : Série Monographique en sciences humaines / Human Sciences Monograph Series 26, 2021, p. 167-191

RIGAUX-PIRASTRU Brigitte, „La narration oublieuse : la fuite sans l’expulsion dans le cinéma germanophone in Intercâmbio n° 16, 2024, La Mémoire fermentée : Entre souvenir et imaginaire, https://doi.org/10.21747/0873-366x/int16a2

SCHILLING Jonathan, „Mehr als Heimatfilm, Ruth Leuwerik, „Die Trapp-Familie“ und der Publikumsgeschmack der Adenauer-Zeit“ in Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte 1/2023, S. 75- 110

TRIMBORN Jürgen, Der deutsche Heimatfilm der fünfziger Jahre, Köln: Teiresias Verlag, 1998

WILHARM Irmgard (Hrsg.), Geschichte in Bildern, Von der Miniatur bis zum Film als historische Quelle, Pfaffenweiler: Centaurus, 1995Miniatur bis zum Film als historische Quelle, Pfaffenweiler: Centaurus, 1995

Annonce de publication: Paola Paumgardhen / Stéphane Pesnel (éd.), Kafka in Österreich, Kafka und Österreich

(Forum: Österreich, Band 19)
310 Seiten, kartoniert
Buch: ISBN 978-3-7329-1004-5, EUR 49,80 E-Book: ISBN 978-3-7329-8932-4, EUR 60,00

Lien vers le site de l’éditeur (Frank & Timme)

 

Zum Inhalt

Franz Kafka ist eng mit seiner Heimatstadt Prag verbunden. Doch sein Umfeld ist soziologisch, kulturell, literarisch und sprachlich nicht nur böhmisch, sondern auch österreichisch geprägt. Kafkas Verortung in diesem Kontext und sein komplexes Verhältnis zur „Austriazität“ in dieser besonderen Konstellation stehen im Mittelpunkt der hier ver- sammelten Studien. Einen zweiten Schwerpunkt bildet die rezeptions- geschichtliche beziehungsweise intertextuelle Perspektive auf das Problemfeld „Kafka in Österreich, Kafka und Österreich“. Die Kafka- Lektüre hat das künstlerische Selbstverständnis sowie die Ästhetik einiger der größten Vertreter der österreichischen Literatur des 20. und 21. Jahrhunderts maßgeblich mitbestimmt. In diesem Band wird der Fokus auf Canetti, Bernhard, Handke und Hotschnig gelegt. Dass die Rezeption von Motiven und Figuren, die dem Werk Kafkas entlehnt sind, sogar kreative und experimentelle Züge aufweisen kann, zeigt sich etwa in Grubers Schloß-Fortsetzung.

Zu den Herausgebern

Paola Paumgardhen, Prof. Dr., ist ordentliche Professorin für Neuere deutsche Literatur an der Universität Suor Orsola Benincasa in Neapel. Zu ihren Lehr- und Forschungsgebieten zählen die deutsch-jüdische Literatur sowie die Literatur der Wiener Moderne.

Stéphane Pesnel, Dr. phil. habil., lehrt Neuere deutsche Literatur an der Sorbonne Université in Paris. Zu seinen Schwerpunkten in Lehre, Forschung und Übersetzungspraxis gehört die österreichische Literatur des 20. Jahrhunderts.

Flyer

Couverture

Table des matières

IUT de l’Aisne (Laon) – vacations d’allemand en BUT Techniques de commercialisation

Le département Techniques de commercialisation de l’IUT de l’Aisne (site de Laon) est à la recherche d’un enseignant pour 3 groupes de BUT Techniques de commercialisation.

Il s’agit de préparer les étudiants aux relations commerciales avec les entreprises du monde germanophone.

Les étudiants doivent être mis en capacité de négocier en allemand avec des partenaires commerciaux.

En 2024, un groupe d’étudiants a participé aux masters de la négociation en allemand à l’IUT de Metz.

L’IUT dispose d’un accord Erasmus avec l’université de sciences appliquées d’Osnabrück. Plusieurs étudiants y effectueront un séjour Erasmus à la rentrée.

Chaque année, une semaine internationale est organisée au mois d’avril. Cette semaine comprend des enseignements en anglais, l’organisation par les étudiants d’un festival dédié à la gastronomie etc.

Lors de cet évènement, vous pourrez apprécier la détermination des étudiants, leurs compétences relationnelles et sociales et prendre conscience de leurs acquis en termes organisationnels et techniques.

Pour toute demande de renseignements, vous pouvez contacter :

– Catherine Duchene, cheffe de département et enseignante d’anglais :  catherine.duchene@u-picardie.fr

– Julien Sellier, enseignant d’allemand : jsellier.creteil@gmail.com (tous les supports de cours peuvent être mis à disposition sur demande)

Financement de thèse “Eine partizipatorische Wende? Stadtplanung in Hamburg und Marseille in den 1970er Jahren” (Uni Bonn)

Christine G. Krüger, professeure en histoire contemporaine à l’Université de Bonn, propose un projet doctoral consacré à la thématique “Eine partizipatorische Wende? Stadtplanung in Hamburg und Marseille in den 1970er Jahren”, qui débutera en septembre 2024 (il s’agit du “Teilprojekt 2” sur le descriptif ci-joint). Pour plus de renseignements, contacter Prof. Dr. Krüger : cgk (a) uni-bonn.de

Ausschreibung (PDF)

Ordre du jour et convocation à l’assemblée générale de l’AGES, vendredi 28 juin 2024, 15h30, université Toulouse Jean Jaurès

ERRATUM: l’AG aura lieu uniquement en présentiel

Chère Collègue,

Cher Collègue,

 

 

Nous avons le plaisir de vous convier à l’assemblée générale 2023 de l’AGES, qui se tiendra le Vendredi 28 juin 2024 à partir de 15h30 à l’issue du 55ème congrès de l’AGES

Université Toulouse Jean Jaurès amphithéâtre F417

Attention: l’AG aura lieu uniquement en présentiel.

 

 

ORDRE DU JOUR

 

  1. Rapport d’activité
  2. Rapport financier
  3. Adhésions
  4. Remise du prix Pierre Grappin
  5. Remise du Prix Geneviève Bianquis de l’AGES
  6. Élection du nouveau bureau de l’AGES
  7. Questions diverses

Merci de prendre connaissance de la pièce jointe:

Bien cordialement,

Le bureau de l’AGES

Convocation_AGES_AG_2024

Décès de Marianne Franchéo

Nous avons la grande tristesse de vous annoncer le décès de Marianne Franchéo, survenu le 7 juin 2024. Marianne fut maîtresse de conférences en études germaniques à l’École Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, puis de Lyon, pendant de nombreuses années (1969-2003). Elle était une adhérente fidèle de l’AGES et a marqué plusieurs générations de germanistes. Un texte d’hommage est en préparation.

Le bureau de l’AGES.