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CFP- Recherches Germaniques 53 (2023)- 1er décembre 2022

Appel à articles

Recherches germaniques 53 (2023)

Les articles (min. 30.000 signes, max. 50.000 signes espaces et notes comprises) devront être envoyés sous format numérique (Word) à Aurélie Choné, directrice de la revue, au plus tard le 1er décembre 2022 : achone@unistra.fr

Ils seront accompagnés d’un résumé d’une dizaine de lignes en français, en allemand et en anglais et d’une courte notice bio-bibliographique. Les auteurs sont priés de se conformer aux consignes de présentation de la revue : https://journals.openedition.org/rg/294 Ne seront pris en compte que les articles mis aux normes.

Les articles proposés par les auteurs sont expertisés anonymement par deux rapporteurs.

La revue ne publie que des articles inédits.

Les auteurs seront informés mi-mars du résultat de la double expertise anonyme.

Présentation de la revue

Recherches germaniques est une revue annuelle qui publie des études traitant de la littérature et de l’histoire culturelle des pays de langue allemande. Sensible à la vocation européenne de Strasbourg et désirant servir de forum aussi bien à la germanistique française qu’à la germanistique internationale, la revue publie des articles en français et en allemand.

Directrice de publication

Aurélie CHONÉ (Université de Strasbourg)

Rédaction et administration

Alexandre ZEITLER (Strasbourg)

Comité de rédaction

Sonia GOLDBLUM (Mulhouse), Maxim GÖRKE (Strasbourg), Aurélie LE NÉE (Strasbourg), Elisabeth PETEREIT (Strasbourg)

Comité scientifique

Thomas ANZ (Marburg), Philippe DESPOIX (Montréal), Marino FRESCHI (Rome), Dirk GÖTTSCHE (Nottingham), Michel GRUNEWALD (Metz), Ortrud GUTJAHR (Hamburg), Ralph HÄFNER (Freiburg), Frédéric HARTWEG (Strasbourg), Michael HOFMANN (Paderborn), Uwe JAPP (Karlsruhe), Eva KIMMINICH (Potsdam), Florian KROBB (Dublin), Paul Michael LÜTZELER (St. Louis, USA), Christine MAILLARD (Strasbourg), Klaus-Detlef MÜLLER (Tübingen), Rolf G. RENNER (Freiburg), Gerhard SAUDER (Saarbrücken), Maryse STAIBER (Strasbourg)

CfP Revue Quaderna n° 5 : Glottophobies et imaginaires des langues_1er délai 1er sept. 2019 (envoi de résumés)

Appel à contributions pour le n° 5 de la revue Quaderna (quaderna.org)

Glottophobies et imaginaires des langues

sous la direction de Graciela Villanueva et Iván Jiménez

Le cinquième numéro de la revue transdisciplinaire et multilingueQuaderna portera sur le thème « Glottophobies et imaginaires des langues ». Nous invitons tou∙e∙s les chercheur∙se∙s intéressé∙e∙s par le sujet à envoyer leurs propositions aux responsables de ce numéro à paraître au début de l’année 2020. Les contributions peuvent provenir des différents champs disciplinaires (littérature, civilisation, histoire, philosophie, histoire des idées, linguistique, didactique) et linguistiques (français, anglais, allemand, espagnol, italien) couverts par la revue ; elles peuvent être rédigées, au choix, dans l’une des langues susmentionnées.

Argument

Bien que la loi (en France et ailleurs) dénonce et interdise différentes formes de discrimination, les discriminations linguistiques sont souvent négligées, oubliées ou ignorées par les textes juridiques. La notion de glottophobiese réfère à un type particulier de discrimination, celle qui est liée aux pratiques linguistiques. Philippe Blanchet (auteur de Discriminations : combattre la glottophobie, 2016) définit la glottophobie comme « le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, depersonnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langues) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes) ». En effet, comme la xénophobie, l’homophobie ou l’islamophobie, la glottophobie ne se limite pas au rejet d’une caractéristique (réelle ou supposée) chez quelqu’un, c’est un rejet de la personne. La personne est rejetée non seulement parce qu’elle parle une langue au lieu d’une autre (autrement dit parce qu’elle ne parle pas la langue attendue, valorisée et considérée comme la langue qu’il faut parler), elle est rejetée parce qu’elle utilise, au sein d’une langue donnée, une variété linguistique qui est considérée comme inférieure ou incorrecte (un accent, une manière de parler ou d’écrire, un certain vocabulaire, un certain registre). Au lieu de considérer le plurilinguisme et la pluralité linguistique comme des signes de la vitalité et de la richesse du monde et de la société dans lesquels nous vivons, la glottophobie les nie, les ignore, les méprise et cherche à les anéantir.

La notion de glottophobie exige une réflexion sur les imaginaires linguistiques et culturels dans une perspective postcoloniale ou décoloniale. La pensée postcoloniale s’entend ici comme une volonté de « s’extraire d’une polarisation implicite et nécessaire à la doctrine coloniale : celle du pouvoir et du contre-pouvoir des origines » et de mettre en question les « catégories nettes dans les domaines historique, artistique et politique », autrement dit de questionner tout discours qui repose sur une « territorialisation, soit géographique soit idéologique, et sur des références à la pureté de l’origine, de la langue, de la religion, du dogme idéologique » (Émilienne Baneth-Nouailhetas, « Le postcolonial : histoires de langues », Hérodote Nº 120, 2006, p. 48-76).

Il s’agira de penser quelle est la place de l’imaginaire et du pouvoir dans le domaine de l’enseignement des langues (en France et à l’étranger), dans le domaine de l’édition et de la traduction, dans la pratique et la circulation quotidiennes des langues dans la société, dans la littérature. Ce numéro de Quaderna invite à la réflexion sur les représentations des langues et leur interaction au sein d’unmarché linguistique. Il invite aussià une reconsidération de la traduction, de l’édition et de l’enseignement des langues dans un monde régi par des rapports de domination. On pourra par exemple se demander si la communication entre les langues par le biais de la traduction contribue à renforcer la pluralité linguistique ou si, au contraire, elle reproduit les inégalités présentes dans d’autres domaines. On pourra explorer la manière dont les individus, les groupes sociaux ou les pouvoirs publics se saisissent de la question linguistique comme outil de discrimination et de domination – ou au contraire de reconnaissance et de libération – dans les mouvements sociaux, le droit ou la réglementation. On pourra également s’interroger sur les variétés dialectales et sociolectales privilégiées par les écrivain∙e∙s, par les traducteur∙rice∙s et par les éditeur∙rice∙s dans un marché atteint par la mondialisation et sur les stratégies qui peuvent être mises en place pour faire face aux tensions entre le local et le global. 

Axes envisagés

En suivant ce cadrage, l’étude de la problématique pourrait se faire selon plusieurs axes dont voici une sélection :

Approches littéraires :

  • les imaginaires des langues dans la littérature et dans l’édition,
  • les représentations des langues et des variétés dialectales et sociolectales dans la littérature, les enjeux idéologiques de ces représentations.

Histoire des idées et philosophie :

  • les rapports entre la diversité linguistique et le pouvoir,
  • une perspective décoloniale pour penser les langues.

Civilisation et histoire :

  • glottophobie et discrimination, glottophobie et racisme,
  • histoire de la glottophobie et des imaginaires des langues.

Linguistique et didactique :

  • traduction et imaginaires des langues,
  • les variétés dialectales et sociolectales vues par les linguistes,
  • la place des imaginaires dans la didactique des langues et dans les institutions d’enseignement (écoles, collèges, lycées, universités).

Sélection des articles

La sélection des contributions se déroulera en deux étapes : dans un premier temps, nous vous invitons à nous transmettre un projet d’article sous forme de résumé d’environ 300 mots accompagné d’une brève notice bio-bibliographique ; après la pré-sélection des propositions en fonction de leur intérêt, de leur qualité et de l’équilibre général du numéro envisagé, nous inviterons les chercheur∙se∙s retenu∙e∙s à nous envoyer leurs contributions intégrales, lesquelles seront soumises à une double évaluation à l’aveugle (peer-reviewing).

Calendrier :

  • avant le 1erseptembre 2019 : envoi des propositions sous forme de résumés,
  • avant le 15 septembre 2019 : pré-sélection des propositions par le comité de rédaction de la revue,
  • avant le 15 octobre 2019 : envoi des textes achevés (autour de 40000 signes/6000 mots),
  • avant le 15 décembre 2019 : peer-reviewing/validation des contributions,
  • avant le 15 janvier 2020 : envoi de la version définitive des contributions pour lesquelles des modifications sont demandées,
  • 15 janvier – 1ermars 2020 : préparation à la publication,
  • mars 2020 : publication en ligne du numéro 5 de la revue Quaderna.

Les propositions d’une page maximum incluant une brève notice biobibliographique sont à envoyer à <maria-graciela.villanueva[at]u-pec.fr> et <ivan.jimenez[at]u-pec.fr>