(prolongation – 20 Décembre 2025) Appel à communication Une transition écologique sous tension : pays, paysages, usages dans l’Allemagne contemporaine Université Jean Moulin Lyon 3, 25 et 26 juin 2026

(deutsche Version unten)

Organisation : Margot Damiens (IETT), Sibylle Goepper (IETT) et Pierre-Yves Modicom (CEL)

Le point de départ de ce colloque est le constat selon lequel la transition écologique en Allemagne, dont on aurait pu penser qu’elle serait plus facile ou tout au moins plus harmonieuse que dans d’autres pays en raison de la place que la question environnementale a eue très tôt dans la culture, la société et la politique allemandes, rencontre en réalité de nombreux écueils voire est remise en question. En témoignent entre autres les difficultés de la transition énergétique ou le succès du parti Alternative für Deutschland (AfD) malgré – ou peut-être plutôt grâce à – sa ligne climatosceptique.

De fait, l’Allemagne jouit d’une réputation en tant que « puissance verte[1] », associée à une tradition écologique marquée, ce pays ayant été actif voire pionnier aussi bien sur le plan théorique, depuis le XVIIIe siècle, que sur le plan pratique, dès le début du XXe siècle. Or cette réputation entre aujourd’hui en collision avec les nombreux obstacles auxquels est confrontée la transition. Il en résulte une situation d’« ambivalence écologique » (Müller et al. 2025), dont l’un des ressorts semble être la confrontation entre un idéal environnementaliste et pacifiste, voire utopiste, et la réalité des circonstances et des faits – sans pour autant se résumer à cela.

Tel est le paradoxe que nous souhaitons mettre au centre de ce colloque, et ce à travers la constellation pays – paysages – usages qui contribuera à structurer les réflexions.

Parce qu’elle peut aussi bien renvoyer au territoire d’un État que se référer à un espace plus restreint, notamment rural, ou encore à une région ou un territoire associé à certaines traditions ou caractéristiques (physiques, biologiques et/ou culturelles), la notion de pays permet de considérer les multiples espaces et échelles voués à être impactés par la crise environnementale comme par la transition écologique, tout comme les individus en leur sein. Le lien entre espace et être humain est également au cœur du concept de paysage, lieu perçu et représenté au prisme de la subjectivité individuelle ou collective. En tant que « paysage culturel », il se réfère à un espace formé ou marqué par la présence de l’homme, en particulier sur le temps long, et peut, dès lors, faire l’objet d’une valorisation par le biais de processus qui l’associent à la notion de patrimoine (histoire, littérature, arts, mais aussi tourisme, gastronomie). Dans ce cadre, il se retrouve soumis à des logiques de sélection et de conservation que la transition écologique et les résistances qu’elle rencontre viennent influencer. En lien avec l’environnement, l’usage évoque quant à lui d’emblée la notion d’exploitation de la nature perçue comme un ensemble de ressources. Ceci encourage une réflexion autour des bases théoriques (philosophiques, juridiques, économiques) de sa persistance, mais également de sa remise en question. L’usage renvoie également aux coutumes et aux façons de faire ou de penser – lesquelles sont de même interrogées et redéfinies par la contrainte au changement (allant des perturbations du régime climatique aux réglementations). Sont également inclus les usages langagiers et leur inscription – sociale et symbolique – dans le contexte défini à la fois par les territoires et par les pratiques humaines qui s’y déploient et les reconfigurent.

Ce cadre doit servir un double objectif :

Nous souhaitons d’une part saisir la transition écologique dans sa dimension conflictuelle et à travers les tensions afférentes afin d’en explorer les manifestations, les aspects, les ressorts et les implications. Pour ce faire, nous nous intéresserons bien entendu aux pratiques, mais aussi aux discours et aux débats (approche écolinguistique, basée sur des corpus fictionnels, journalistiques, parlementaires ou encore sur des études ethnographiques des pratiques discursives d’habitants). Nous aborderons également les représentations et les imaginaires (perspective écopoétique et -critique) qui y sont liés, soulignant le rôle majeur qu’ils peuvent jouer et incluant leurs évolutions récentes. Le cadre géographique et temporel sera celui de l’Allemagne réunifiée, commençant donc avec le tournant des années 1989-1990. Une profondeur historique plus importante sera toutefois possible, dans la mesure où elle sera mise en lien avec des phénomènes contemporains. De même, les réflexions pourront porter sur d’autres pays germanophones (Autriche, Luxembourg, Suisse).

Il s’agira d’autre part de dresser un état des lieux des recherches consacrées à ces thématiques dans les études germaniques françaises, dans le prolongement de réflexions déjà amorcées (Haberl et Pailhès 2014 ; Dürbeck, Kanz et Zschachlitz 2018 ; Hanse et Lensing 2018 ; Rudolf 2018 ; Choné et al. 2019 ; Hanse, Lacheny 2020 ; Benoît 2021 ; Ettinger, Gomez, Platelle 2023), en invitant les spécialistes d’autres disciplines travaillant sur l’Allemagne à se joindre à la discussion (lettres, arts, linguistique, histoire, philosophie, géographie, sciences politiques, économie, droit, sociologie, etc.). Par ailleurs, notre propos englobera le volet pédagogique du métier d’enseignant-chercheur et s’interrogera sur l’intégration de ces thématiques dans l’enseignement en études germaniques. Les retours d’expérience sur ces sujets seront les bienvenus.

Partant de ces trois concepts, les propositions pourront s’inscrire dans les axes suivants :

 

Identité, environnement et transition

Cet axe s’appuiera sur le concept d’« identité environnementale » élaboré par Susan Clayton (2003) pour décrire la façon dont l’environnement naturel et non-humain peut être intégré dans l’identité d’une personne en raison de son histoire, d’un attachement émotionnel et de leurs interactions. Les identités envisagées pourront être individuelles mais aussi professionnelles et/ou collectives, et se construire à toutes les échelles géographiques. On pourra s’intéresser aux façons dont la crise environnementale vient affecter ces identités, générant des souffrances que la recherche récente s’est efforcée de caractériser, p. ex. via les notions d’écoanxiété ou de solastalgie (Albrecht 2005 ; Morizot 2019). Surtout, on interrogera la manière dont ces interactions entre identité et environnement peuvent servir aussi bien de moteur que de frein à la transition, au-delà des considérations purement économiques.

Les approches ethnographiques en écolinguistique pourront également être mises à profit pour étudier les mécanismes identitaires à l’œuvre dans le positionnement vis-à-vis de l’environnement. On pourra ainsi s’intéresser aux appropriations contradictoires de certaines catégories (Heimat par exemple) ou du lexique issu des sciences de l’environnement. Plus généralement, l’étude des positionnements subjectifs (épistémiques et émotionnels) dans les discours de l’environnement pourra faire l’objet d’une attention particulière.

On se demandera enfin quelles subjectivités et identités sont mises en scène par la littérature à travers la question de la transition. On pourra, pour ce faire, se pencher sur les « genres écologiques » (Zemanek 2018) emblématiques de la littérature environnementale, mais également sur les formes narratives classiques. On s’interrogera quant à l’éventuelle modification de l’identité même du récit, à sa possible nouvelle « écologie » (Cavallin 2021), ainsi qu’à celle de ses principales instances (auteurs/personnages/lecteurs). Une ouverture aux arts plastiques et autres disciplines artistiques est encouragée.

 

Activité socio-économique, environnement et transition

Outre la question de l’identité et des affects, l’environnement sera également abordé à travers ses interactions avec l’activité socio-économique, lesquelles sont complexes et multidirectionnelles. Pourront ainsi être évoqués les effets directs ou indirects de l’activité socio-économique sur l’environnement mais aussi la façon dont l’environnement conditionne cette même activité, que ce soit de façon positive, en tant que source d’activité (agriculture, tourisme), ou de façon négative, comme élément perturbateur (aléas climatiques, catastrophes). On pourra par exemple s’intéresser à la façon dont la tradition de pensée voyant l’action de l’homme sur la nature de façon purement positive ou comprenant ses conséquences négatives comme un mal nécessaire dans la quête du progrès tend à être remise en question, mais pas par tou.te.s, ni au même degré, ni de la même manière. Une autre piste sera celle des politiques économiques et des réglementations en faveur de la transition. On pourra s’intéresser au rôle qu’a pu jouer l’Allemagne, à niveau local, national ou international (notamment européen) comme pionnière mais aussi comme obstacle dans ces processus ; ou encore aux réactions des milieux socio-économiques, à leurs stratégies d’intégration ou d’évitement face à des concepts tels que le développement durable (DD) ou la responsabilité sociale des entreprises (RSE). A cette occasion se posera la question de l’impact qu’ont (ou pas) les inégalités : inégalités sociales, mais aussi inégalités entre les acteurs et au sein de ces groupes d’acteurs. Les propositions centrées sur des cas particuliers seront les bienvenues.

 

Imaginaires de l’environnement et de la transition écologique

Ce troisième axe s’intéressera plus particulièrement aux façons dont la question environnementale et la transition apparaissent dans les discours et les représentations.

La terminologie des discours du changement climatique, de l’aménagement du territoire et de la biodiversité représente une première possibilité d’étude linguistique de ce champ. Au-delà, on pourra s’intéresser au recours à la néologie dans des contextes polémiques, au travail de la métaphore, mais aussi croiser les perspectives linguistique et sémiotique en étudiant la mise en scène des représentations et positionnements sur des supports multimédiaux ayant émergé dans l’espace public durant la période considérée (mèmes, supports mixtes texte/image ou texte/vidéo…) ou déjà plus anciens (publicité).

Dans la perspective des études culturelles, on pourra s’intéresser aussi bien aux contenus, y compris les imaginaires qui les sous-tendent, qu’aux participant.e.s et aux media, en portant une attention particulière aux interactions entre supports et acteur.rice.s « traditionnels » (presse écrite, télévision, radio ; associations, syndicats, partis) et « nouveaux » (internet, réseaux sociaux ; nouvelles formations politiques, nouvelles formes de mobilisation). L’influence exercée par le contexte international pourra également être thématisée, en s’interrogeant sur la place qu’occupe l’Allemagne au sein de ces échanges et transferts.

On se demandera enfin si et comment la littérature, mais également les arts visuels et scéniques contemporains s’emparent de la problématique de la transition écologique et rendent compte des tensions qu’elle génère. À quels types d’écriture et de pratiques les écrivains et artistes ont-ils recours : réalisme, expérimentation ? Certains sous-genres, telle que la science-fiction ou le roman noir, sont-ils particulièrement représentés ? La problématique environnementale étant globale, des représentations et imaginaires transnationaux sont-ils en train d’émerger qui gommeraient les spécificités allemandes ? Ces œuvres s’analysent-elles encore à l’aide du concept d’écriture de la nature (nature writing) ou celui d’écocritique, au croisement avec d’autres grands champs disciplinaires (études de genre, études postcoloniales), est-il plus efficace pour les appréhender ? Enfin, face à la dynamique propre du débat dans l’espace public, cette production se borne-t-elle à être le reflet de son époque ou parvient-elle à poser, à son tour, son empreinte sur les imaginaires – y compris en élaborant des visions utopiques capables de dépasser le discours catastrophiste ?

 

Études germaniques et transition écologique

Ce panel a pour objet de cartographier l’enseignement des humanités environnementales au sein des études germaniques (linguistique et langues de spécialité, histoire et civilisation, arts et littérature), que ce soit au sein de la filière LLCER, LEA ou encore MEE. Il servira également à donner un aperçu de ce qui se fait dans d’autres disciplines (géographie, philosophie, droit, économie, sciences politiques), en lien avec l’Allemagne et l’espace germanophone.

Il s’agira d’engager une réflexion sur l’intégration de la thématique environnementale dans l’enseignement en études germaniques, aussi bien en termes de méthodes que d’implications. On pourra s’intéresser aux possibilités d’enrichissement réciproque, en se demandant dans quelle mesure aborder le sujet de la transition peut contribuer (ou non) à un renouvellement des contenus et des formes d’enseignement en études germaniques ; ou à l’inverse en interrogeant quel apport la perspective spécifique des études germaniques peut avoir sur cette question à laquelle les étudiant.e.s seront nécessairement confrontés dans d’autres contextes, pédagogiques ou non. Une autre piste sera celle des limites et des difficultés de cette intégration, liées entre autres à la complexité des phénomènes et au fait qu’ils dépassent le cadre national et disciplinaire, difficultés qui se répercutent sur la pertinence et l’accessibilité des enseignements pour les étudiant.e.s à tous les niveaux.

Dans ce cadre, on accordera une attention particulière à l’articulation entre enseignement et programmes scientifiques, y compris dans la perspective de leur inscription dans la politique de formation et de recherche de l’Université française. Les échanges et coopérations avec l’enseignement secondaire pourront volontiers faire l’objet de contributions.

 

Les propositions de communication (env. 500 mots) sont à envoyer accompagnées d’une courte biobibliographie le 20 décembre 2025 au plus tard, aux trois adresses suivantes :

margot.damiens@univ-lyon3.fr

sibylle.goepper@univ-lyon3.fr

pierre-yves.modicom@univ-lyon3.fr

Les langues de travail seront l’allemand, le français et l’anglais.

Les candidatures de jeunes chercheur.se.s sont encouragées.

Les décisions d’acceptation ou de refus des propositions seront communiquées vers le 25 janvier 2026.

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[1]La notion a été explorée de façon critique lors du workshop « Global Green Germany » organisé par Stephen Milder (Rachel Carson Center) et Stephen Gross (New York University) à Munich en mai 2024, https://www.carsoncenter.uni-muenchen.de/events_conf_seminars/event_history/2024-events-history/conf_workshp_sem_2024/global-green-workshop/global-green-germany-workshop.pdf.

Ausgangspunkt dieser Tagung ist die Feststellung, dass der ökologische Wandel in Deutschland, von dem man hätte annehmen können, dass er aufgrund der Bedeutung, die Umweltfragen in der deutschen Kultur, Gesellschaft und Politik schon sehr früh eingeräumt wurde, einfacher oder zumindest harmonischer verlaufen würde als in anderen Ländern, in Wirklichkeit auf zahlreiche Hindernisse stößt und sogar in Frage gestellt wird. Davon zeugen unter anderem die Schwierigkeiten bei der Energiewende oder der Erfolg der Alternative für Deutschland (AfD) trotz – oder vielleicht gerade wegen – ihrer klimaskeptischen Haltung.

Tatsächlich genießt Deutschland den Ruf einer „grünen Macht”[1], verbunden mit einer ausgeprägten ökologischen Tradition, da das Land in theoretischer Hinsicht seit dem 18. Jahrhundert sowie auch in praktischer Hinsicht seit Beginn des 20. Jahrhunderts wegweisend war. Dieser Ruf kollidiert heute jedoch mit den zahlreichen Hindernissen, mit denen die Wende konfrontiert ist. Daraus ergibt sich eine Situation „ökologischer Ambivalenz” (Müller et al. 2025), deren erster (jedoch nicht einziger) Grund offenbar in der Konfrontation zwischen einem umweltbewussten und pazifistischen, ja sogar utopistischen Ideal und der Wirklichkeit der bestehenden Verhältnisse liegt.

Diese Paradoxie möchten wir in den Mittelpunkt dieser Tagung stellen, und zwar anhand der Konstellation LandLandschaftLandnutzung, die zur Strukturierung der Überlegungen beitragen wird.

Der Begriff „Land“ kann sich sowohl auf das Staatsgebiet als auch auf einen kleineren Raum, insbesondere einen ländlichen Raum, oder auch auf eine Region oder ein Gebiet beziehen, das mit bestimmten Traditionen oder Merkmalen (physischer, biologischer und/oder kultureller Art) verbunden ist. Der Begriff ermöglicht es also, die vielfältigen Räume und Maßstäbe zu betrachten, die von der Umweltkrise und dem ökologischen Wandel betroffen sind, ebenso wie die Menschen, die in ihnen leben.

Die Verbindung zwischen Raum und Mensch steht auch im Mittelpunkt des Landschaftskonzepts, einem Ort, der durch die Brille der individuellen oder kollektiven Subjektivität wahrgenommen und dargestellt wird. Als „Kulturlandschaft” bezieht er sich auf einen Raum, der durch die Anwesenheit des Menschen, insbesondere über einen langen Zeitraum hinweg, geprägt oder geformt wurde und daher durch Prozesse, die ihn mit dem Begriff des Kulturerbes (Geschichte, Literatur, Kunst, aber auch Tourismus, Gastronomie) verbinden, aufgewertet werden kann. In diesem Zusammenhang unterliegt sie einer Logik der Selektion und Pflege, die durch den ökologischen Wandel und den Widerstand, auf den dieser stößt, beeinflusst wird.

In Bezug auf die Umwelt erinnert der Begriff der (Aus-)Nutzung sofort an die Ausbeutung der Natur, die als eine Gesamtheit von Ressourcen wahrgenommen wird. Dies regt zum Nachdenken über die theoretischen (philosophischen, rechtlichen, wirtschaftlichen) Grundlagen seines Fortbestehens, aber auch seiner Infragestellung an. Die Nutzung bezieht sich auch auf Bräuche und Verhaltens- oder Denkweisen, die ebenfalls durch den Zwang zum Wandel (von Klimastörungen bis hin zu Vorschriften) hinterfragt und neu definiert werden. Ebenfalls einbezogen werden Sprachgebrauch und dessen soziale und symbolische Verankerung in einem Kontext, der sowohl durch die Gebiete als auch durch die dort stattfindenden und sie neu gestaltenden menschlichen Praktiken definiert ist.

Dieser Rahmen soll einem doppelten Zweck dienen:

Einerseits möchten wir den ökologischen Wandel in seinen konfliktreichen Dimensionen und anhand der damit verbundenen Spannungen erfassen, um seine Erscheinungsformen, Aspekte, Triebkräfte und Auswirkungen zu untersuchen. Dazu wollen wir uns natürlich mit den Praktiken befassen, aber auch mit den Diskursen und Debatten (ökolinguistischer Ansatz, basierend auf fiktionalen, journalistischen und parlamentarischen Korpora oder auch auf ethnografischen Studien zu den Diskurspraktiken der Bewohner). Wir werden auch die damit verbundenen Darstellungen und Vorstellungswelten (ökopoetische und -kritische Perspektive) behandeln und dabei ihre wichtige Rolle sowie ihre jüngsten Entwicklungen hervorheben. Der geografische und zeitliche Rahmen wird das wiedervereinigte Deutschland sein, beginnend mit der Wende 1989-1990. Eine größere historische Tiefe ist jedoch möglich, sofern sie mit zeitgenössischen Phänomenen in Verbindung gebracht wird. Ebenso können die Überlegungen auch andere deutschsprachige Länder (Österreich, Luxemburg, Schweiz) einbeziehen.

Andererseits geht es darum, eine Bestandsaufnahme der Forschungen zu diesen Themen in der französischen Germanistik vorzunehmen, in Fortführung bereits begonnener Überlegungen (Haberl und Pailhès 2014; Dürbeck, Kanz und Zschachlitz 2018; Hanse und Lensing 2018; Rudolf 2018; Choné et al. 2019; Hanse, Lacheny 2020; Benoît 2021; Ettinger, Gomez, Platelle 2023) und Fachleute aus anderen Disziplinen, die sich mit Deutschland befassen (Literaturwissenschaft, Kunstwissenschaft, Linguistik, Geschichte, Philosophie, Geografie, Politikwissenschaft, Wirtschaftswissenschaft, Rechtswissenschaft, Soziologie usw.), zur Diskussion einzuladen. Darüber hinaus soll unser Ansatz den pädagogischen Aspekt des Berufs der Lehrenden und Forschenden einbeziehen und die Integration dieser Themen in den Deutschunterricht hinterfragen. Erfahrungsberichte zu diesen Themen sind willkommen.

Ausgehend von diesen drei Konzepten können die Vorschläge folgende Schwerpunkte haben:

Identität, Umwelt und Wandel

Dieser Schwerpunkt stützt sich auf das von Susan Clayton (2003) entwickelte Konzept der „Umweltidentität”, um zu beschreiben, wie die natürliche und nicht-menschliche Umwelt aufgrund ihrer Geschichte, emotionalen Bindung und Interaktionen in die Identität einer Person integriert werden kann. Die betrachteten Identitäten können individuell, aber auch beruflich und/oder kollektiv sein und sich auf allen geografischen Ebenen entwickeln. Relevant wäre etwa zu untersuchen, wie die Umweltkrise diese Identitäten beeinflusst und Leiden verursacht, die in der jüngsten Forschung charakterisiert wurden, z. B. durch die Begriffe Ökoangst oder Solastalgie (Albrecht 2005; Morizot 2019). Vor allem wird untersucht, wie diese Wechselwirkungen zwischen Identität und Umwelt über rein wirtschaftliche Überlegungen hinaus sowohl als Motor als auch als Hemmnis für den Wandel dienen können.

Ethnografische Ansätze in der Ökolinguistik können ebenfalls genutzt werden, um die Identitätsmechanismen zu untersuchen, die bei der Positionierung gegenüber der Umwelt am Werk sind. So kann man sich mit den widersprüchlichen Aneignungen bestimmter Kategorien bzw. Grenzobjekte (z. B. Heimat) oder des aus den Umweltwissenschaften stammenden Wortschatzes befassen. Allgemeiner gesagt könnte die Untersuchung subjektiver (epistemischer und emotionaler) Positionierungen im Umweltdiskurs Gegenstand besonderer Aufmerksamkeit sein.

Schließlich wird die Frage gestellt, welche Subjektivitäten und Identitäten in der Literatur durch die Frage des Wandels inszeniert werden. Zu diesem Zweck kann man sich sowohl mit den für die Umweltliteratur emblematischen „ökologischen Genres ” (Zemanek 2018) als auch auch mit klassischeren Erzählformen befassen. Wir werden uns mit der möglichen Veränderung der Identität der Erzählung selbst, ihrer möglichen neuen „Ökologie” (Cavallin 2021) sowie der ihrer wichtigsten Instanzen (Autoren/Figuren/Leser) auseinandersetzen. Eine Öffnung hin zu den bildenden Künsten und anderen künstlerischen Disziplinen ist erwünscht.

Sozioökonomische Aktivität, Umwelt und Wandel

Neben dem Themenkomplex um Identität und Affekte soll die Umwelt auch hinsichtlich ihrer komplexen und multidirektionalen Wechselwirkungen mit sozioökonomischen Aktivitäten thematisiert werden. So können die direkten oder indirekten Auswirkungen der sozioökonomischen Aktivität auf die Umwelt, aber auch die Art und Weise, wie die Umwelt diese Aktivität beeinflusst, thematisiert werden, sei es positiv als Quelle der Aktivität (Landwirtschaft, Tourismus) oder negativ als störendes Element (Klimaschwankungen, Katastrophen). Man könnte sich beispielsweise damit befassen, wie die Denktradition, die das Handeln des Menschen auf die Natur als rein positiv betrachtet oder dessen negative Folgen als notwendiges Übel im Streben nach Fortschritt versteht, zunehmend in Frage gestellt wird, wenn auch nicht von allen, nicht im gleichen Maße und nicht auf die gleiche Weise. Ein weiterer Ansatzpunkt sind die Wirtschaftspolitik und die Vorschriften zur Förderung des Wandels. Man könnte sich mit der Rolle befassen, die Deutschland auf lokaler, nationaler oder internationaler (insbesondere europäischer) Ebene als Vorreiter, aber auch als Hindernis in diesen Prozessen gespielt hat, oder auch mit den Reaktionen der sozioökonomischen Kreise, ihren Integrations- oder Vermeidungsstrategien gegenüber Konzepten wie nachhaltiger Entwicklung oder sozialer Verantwortung von Unternehmen. In diesem Zusammenhang stellt sich die Frage nach den Auswirkungen (oder Nicht-Auswirkungen) von Ungleichheiten: soziale Ungleichheiten, aber auch Ungleichheiten zwischen den Akteuren und innerhalb dieser Akteursgruppen. Vorschläge, die sich auf Einzelfälle konzentrieren, sind willkommen.

 

Vorstellungen von Umwelt und ökologischem Wandel

Dieser dritte Schwerpunkt befasst sich insbesondere mit der Art und Weise, wie Umweltfragen und ökologischer Wandel in Diskursen und Darstellungen zum Ausdruck kommen.

Die Terminologie der Diskurse über Klimawandel, Raumplanung und Biodiversität bietet eine erste Möglichkeit für eine linguistische Untersuchung dieses Bereichs. Darüber hinaus kann man sich mit dem Einsatz von Neologismen in polemischen Kontexten und der Arbeit mit Metaphern befassen, aber auch linguistische und semiotische Perspektiven miteinander verbinden, indem man die Inszenierung von Darstellungen und Positionierungen in multimedialen Medien untersucht, die während des betrachteten Zeitraums im öffentlichen Raum entstanden sind (Memes, gemischte Text-/Bild- oder Text-/Videomedien…) oder bereits älter sind (Werbung).

Aus der Perspektive der Kulturwissenschaften kann man sich sowohl mit den Inhalten, einschließlich der ihnen zugrunde liegenden Vorstellungswelten, als auch mit den Beteiligten und den Medien befassen, wobei ein besonderes Augenmerk auf die Interaktionen zwischen „traditionellen” (Printmedien, Fernsehen, Radio; Verbände, Gewerkschaften, Parteien) und „neuen” (Internet, soziale Netzwerke; neue politische Gruppierungen, neue Formen der Mobilisierung). Der Einfluss des internationalen Kontexts kann ebenfalls thematisiert werden, indem man sich mit der Frage beschäftigt, welchen Platz Deutschland innerhalb dieser Austausche und Transfers einnimmt.

Schließlich wird die Frage gestellt, ob und wie die Literatur, aber auch die zeitgenössischen bildenden und darstellenden Künste sich mit der Problematik des ökologischen Wandels auseinandersetzen und die damit verbundenen Spannungen widerspiegeln. Auf welche Arten des Schreibens und welche Praktiken greifen Schriftsteller und Künstler zurück: Realismus, Experimentieren? Sind bestimmte Subgenres wie Science-Fiction oder Kriminalromane besonders stark vertreten? Entstehen angesichts der globalen Umweltproblematik transnationale Darstellungen und Vorstellungswelten, die die deutschen Besonderheiten ausblenden? Lassen sich diese Werke noch mit Hilfe des Konzepts des Nature Writing analysieren, oder ist das Konzept der Ökokritik, das sich mit anderen großen Disziplinen bzw. Domänen (Gender Studies, Postkolonialismus) überschneidet, besser geeignet, um sie zu verstehen? Schließlich stellt sich angesichts der Dynamik der Debatte im öffentlichen Raum die Frage, ob diese Produktion sich darauf beschränkt, ihre Zeit widerzuspiegeln, oder ob sie ihrerseits die Vorstellungswelt prägt – vielleicht sogar mit einem über den Katastrophismus hinausgehenden utopischen Ansatz.

 

Germanistik und ökologischer Wandel

Ziel dieses Panels ist es, die Lehre der Umweltwissenschaften innerhalb der Germanistik (Linguistik und Fachsprachen, Geschichte und Zivilisation, Kunst und Literatur) zu kartografieren, sei es im Rahmen des philologisch-historischen, angewandten oder pädagogischen Kurrikulums. Es soll auch einen Überblick über die Aktivitäten in anderen Geisteswissenschaften (Geographie, Philosophie, Recht, Wirtschaft, Politikwissenschaft) im Zusammenhang mit Deutschland und dem deutschsprachigen Raum geben.

Es geht darum, Überlegungen zur Integration des Themas Umwelt in den Unterricht der Germanistik anzustellen, sowohl in Bezug auf die Methoden als auch auf die Auswirkungen. Man kann sich mit den Möglichkeiten der gegenseitigen Bereicherung befassen und sich fragen, inwieweit die Auseinandersetzung mit dem Thema Wandel zu einer Erneuerung der Inhalte und Formen des Unterrichts in der Germanistik beitragen kann (oder auch nicht); oder umgekehrt, indem man sich fragt, welchen Beitrag die spezifische Perspektive der Germanistik zu dieser Frage leisten kann, mit der die Studierenden zwangsläufig in anderen Kontexten, sei es im pädagogischen Bereich oder anderswo, konfrontiert werden. Ein weiterer Ansatzpunkt sind die Grenzen und Schwierigkeiten dieser Integration, die unter anderem mit der Komplexität der Phänomene und der Tatsache zusammenhängen, dass sie über den nationalen und disziplinären Rahmen hinausgehen. Diese Schwierigkeiten wirken sich auf die Relevanz und Zugänglichkeit der Lehre für Studierende aller Stufen aus.

In diesem Zusammenhang wird besonderes Augenmerk auf die Verknüpfung zwischen Lehre und wissenschaftlichen Programmen gelegt, auch im Hinblick auf ihre Einbindung in die Ausbildungs- und Forschungspolitik der französischen Universität. Der Austausch und die Zusammenarbeit mit dem Sekundarschulwesen können gerne Gegenstand von Beiträgen sein.

 

Die Vorschläge für Vorträge (ca. 500 Wörter) sind zusammen mit einer kurzen Biobibliografie bis spätestens 20. Dezember 2025 an die folgenden drei Adressen zu senden:

margot.damiens@univ-lyon3.fr

sibylle.goepper@univ-lyon3.fr

pierre-yves.modicom@univ-lyon3.fr

Die Arbeitssprachen sind Deutsch, Französisch und Englisch.

[1] Zu einer kritischen Bestandaufnahme zu diesem Konzept, s. Workshop « Global Green Germany » (org.  Von Stephen Milder [Rachel Carson Center] und Stephen Gross [New York University] in München im Mai 2024, https://www.carsoncenter.uni-muenchen.de/events_conf_seminars/event_history/2024-events-history/conf_workshp_sem_2024/global-green-workshop/global-green-germany-workshop.pdf

Cfp_Tagung_Ökologische Wende unter Druck_DE

Cfp_Symposium Transition under strain_EN

AaC_Colloque Une transition sous tension_Lyon 3 VF