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CfP Revue Quaderna n° 5 : Glottophobies et imaginaires des langues_1er délai 1er sept. 2019 (envoi de résumés)

Appel à contributions pour le n° 5 de la revue Quaderna (quaderna.org)

Glottophobies et imaginaires des langues

sous la direction de Graciela Villanueva et Iván Jiménez

Le cinquième numéro de la revue transdisciplinaire et multilingueQuaderna portera sur le thème « Glottophobies et imaginaires des langues ». Nous invitons tou∙e∙s les chercheur∙se∙s intéressé∙e∙s par le sujet à envoyer leurs propositions aux responsables de ce numéro à paraître au début de l’année 2020. Les contributions peuvent provenir des différents champs disciplinaires (littérature, civilisation, histoire, philosophie, histoire des idées, linguistique, didactique) et linguistiques (français, anglais, allemand, espagnol, italien) couverts par la revue ; elles peuvent être rédigées, au choix, dans l’une des langues susmentionnées.

Argument

Bien que la loi (en France et ailleurs) dénonce et interdise différentes formes de discrimination, les discriminations linguistiques sont souvent négligées, oubliées ou ignorées par les textes juridiques. La notion de glottophobiese réfère à un type particulier de discrimination, celle qui est liée aux pratiques linguistiques. Philippe Blanchet (auteur de Discriminations : combattre la glottophobie, 2016) définit la glottophobie comme « le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, depersonnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langues) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes) ». En effet, comme la xénophobie, l’homophobie ou l’islamophobie, la glottophobie ne se limite pas au rejet d’une caractéristique (réelle ou supposée) chez quelqu’un, c’est un rejet de la personne. La personne est rejetée non seulement parce qu’elle parle une langue au lieu d’une autre (autrement dit parce qu’elle ne parle pas la langue attendue, valorisée et considérée comme la langue qu’il faut parler), elle est rejetée parce qu’elle utilise, au sein d’une langue donnée, une variété linguistique qui est considérée comme inférieure ou incorrecte (un accent, une manière de parler ou d’écrire, un certain vocabulaire, un certain registre). Au lieu de considérer le plurilinguisme et la pluralité linguistique comme des signes de la vitalité et de la richesse du monde et de la société dans lesquels nous vivons, la glottophobie les nie, les ignore, les méprise et cherche à les anéantir.

La notion de glottophobie exige une réflexion sur les imaginaires linguistiques et culturels dans une perspective postcoloniale ou décoloniale. La pensée postcoloniale s’entend ici comme une volonté de « s’extraire d’une polarisation implicite et nécessaire à la doctrine coloniale : celle du pouvoir et du contre-pouvoir des origines » et de mettre en question les « catégories nettes dans les domaines historique, artistique et politique », autrement dit de questionner tout discours qui repose sur une « territorialisation, soit géographique soit idéologique, et sur des références à la pureté de l’origine, de la langue, de la religion, du dogme idéologique » (Émilienne Baneth-Nouailhetas, « Le postcolonial : histoires de langues », Hérodote Nº 120, 2006, p. 48-76).

Il s’agira de penser quelle est la place de l’imaginaire et du pouvoir dans le domaine de l’enseignement des langues (en France et à l’étranger), dans le domaine de l’édition et de la traduction, dans la pratique et la circulation quotidiennes des langues dans la société, dans la littérature. Ce numéro de Quaderna invite à la réflexion sur les représentations des langues et leur interaction au sein d’unmarché linguistique. Il invite aussià une reconsidération de la traduction, de l’édition et de l’enseignement des langues dans un monde régi par des rapports de domination. On pourra par exemple se demander si la communication entre les langues par le biais de la traduction contribue à renforcer la pluralité linguistique ou si, au contraire, elle reproduit les inégalités présentes dans d’autres domaines. On pourra explorer la manière dont les individus, les groupes sociaux ou les pouvoirs publics se saisissent de la question linguistique comme outil de discrimination et de domination – ou au contraire de reconnaissance et de libération – dans les mouvements sociaux, le droit ou la réglementation. On pourra également s’interroger sur les variétés dialectales et sociolectales privilégiées par les écrivain∙e∙s, par les traducteur∙rice∙s et par les éditeur∙rice∙s dans un marché atteint par la mondialisation et sur les stratégies qui peuvent être mises en place pour faire face aux tensions entre le local et le global. 

Axes envisagés

En suivant ce cadrage, l’étude de la problématique pourrait se faire selon plusieurs axes dont voici une sélection :

Approches littéraires :

  • les imaginaires des langues dans la littérature et dans l’édition,
  • les représentations des langues et des variétés dialectales et sociolectales dans la littérature, les enjeux idéologiques de ces représentations.

Histoire des idées et philosophie :

  • les rapports entre la diversité linguistique et le pouvoir,
  • une perspective décoloniale pour penser les langues.

Civilisation et histoire :

  • glottophobie et discrimination, glottophobie et racisme,
  • histoire de la glottophobie et des imaginaires des langues.

Linguistique et didactique :

  • traduction et imaginaires des langues,
  • les variétés dialectales et sociolectales vues par les linguistes,
  • la place des imaginaires dans la didactique des langues et dans les institutions d’enseignement (écoles, collèges, lycées, universités).

Sélection des articles

La sélection des contributions se déroulera en deux étapes : dans un premier temps, nous vous invitons à nous transmettre un projet d’article sous forme de résumé d’environ 300 mots accompagné d’une brève notice bio-bibliographique ; après la pré-sélection des propositions en fonction de leur intérêt, de leur qualité et de l’équilibre général du numéro envisagé, nous inviterons les chercheur∙se∙s retenu∙e∙s à nous envoyer leurs contributions intégrales, lesquelles seront soumises à une double évaluation à l’aveugle (peer-reviewing).

Calendrier :

  • avant le 1erseptembre 2019 : envoi des propositions sous forme de résumés,
  • avant le 15 septembre 2019 : pré-sélection des propositions par le comité de rédaction de la revue,
  • avant le 15 octobre 2019 : envoi des textes achevés (autour de 40000 signes/6000 mots),
  • avant le 15 décembre 2019 : peer-reviewing/validation des contributions,
  • avant le 15 janvier 2020 : envoi de la version définitive des contributions pour lesquelles des modifications sont demandées,
  • 15 janvier – 1ermars 2020 : préparation à la publication,
  • mars 2020 : publication en ligne du numéro 5 de la revue Quaderna.

Les propositions d’une page maximum incluant une brève notice biobibliographique sont à envoyer à <maria-graciela.villanueva[at]u-pec.fr> et <ivan.jimenez[at]u-pec.fr>

Journée d’études_CAPES/AGREGATION : Emine Sevgi Özdamar, une écriture contemporaine de l’interculturalité_Paris_24.11.18

Emine Sevgi Özdamar, une écriture contemporaine de l’interculturalité

Journée d’étude dans le cadre de la préparation à l’Agrégation et au CAPES d’allemand

 

organisée par

Bernard BANOUN (Sorbonne Université, REIGENN)

Frédéric TEINTURIER (Université de Lorraine – site de Metz, CEGIL)

Dirk WEISSMANN (Université Toulouse Jean-Jaurès, CREG)

 

Le samedi 24 novembre 2018, 9h-18h, Cité Internationale Universitaire de Paris

Maison Heinrich Heine, Salle Alfred Grosser

programme JE ESÖ

 

CfP: „Paul Celan weltweit” (IVG Palermo 2020)

CfP: „Paul Celan weltweit. Zur internationalen Rezeption eines Jahrhundertdichters: Literatur, Philosophie, Gedächtniskultur“ (30.09.2018)

Call for Papers für die Sektion „Paul Celan weltweit. Zur internationalen Rezeption eines Jahrhundertdichters: Literatur, Philosophie, Gedächtniskultur“ des XIV. Kongress der Internationalen Vereinigung für Germanistik (IVG), Viale delle Scienze 12, 90128, Palermo

Deadline Abstract: 30. September 2018, Datum der Veranstaltung: 26. Juli – 02. August 2020

Sektionsleitung:

Prof. Dr. Dr. hc. Andrei Corbea-Hoisie (Universität Jassy, Rumanien)

Prof. Dr. Leonard Olschner (Queen Mary Universität London, Großbritannien)

Prof. Dr. Dirk Weissmann (Universität Toulouse Jean-Jaurès, Frankreich)

 

Im Jahre 2020 werden wir den 100. Geburtstag Paul Celans begehen, der wohl wie kein anderer Schriftsteller deutscher Sprache die Bezeichnung ‚Jahrhundertdichter’ verdient. Person und Werk haben weltweit in den verschiedensten Bereichen eine einmalig zu nennende Resonanz erzielt. Anlässlich dieses runden Jubiläums soll im Rahmen des XIV. IVG-Kongresses in Palermo der Versuch unternommen werden, die internationale Rezeption Celans zu bilanzieren. Über die bereits vorliegenden Monographien, Aufsätze und Lexikoneinträge hinaus setzt sich die geplante Sektion zum Ziel, den Blick auch auf bisher weniger behandelte Kultur- und Sprachräume zu richten. So soll ein möglichst breites Spektrum der weltweiten Celan-Rezeptionen von den 1950er Jahren bis heute entstehen, wobei sowohl länderspezifische Rezeptionsformen wie auch kultur- und sprachübergreifende Charakteristika in den Blickpunkt kommen werden.

Bei der Behandlung der Rezeptionsperspektive bieten sich drei Hauptfelder zur Gliederung an, die allerdings nicht als ausschließlich zu begreifen sind, zumal von zahlreichen Überschneidungen auszugehen ist: Literatur — Philosophie — Gedächtniskultur. Eine Erweiterung auf andere Schwerpunkte – insbesondere in Richtung Judentum, jüdisches Denken, Shoah-Diskurse – ist selbstverständlich denkbar. Die Erfassung und Analyse von Übersetzungsprozessen wird naturgemäß ebenfalls eine zentrale Rolle spielen.

Neben den Sektionsleitern haben rund 15 ausgewiesene Celan-Spezialisten bereits ihre Teilnahme zugesagt. Unter den Ländern, die für weitere Beiträge relevant wären, könnten unter anderem erwähnt werden: BRD, DDR, Österreich, Schweiz, Frankreich, Rumänien, Israel, Polen, Italien, Spanien, Ungarn, USA, Großbritannien, Japan, Südkorea, Indien, China. Dabei wird die Teilnahme von Nachwuchswissenschaftler ausdrücklich erwünscht.

Wir bitten Sie, Ihre Vorschläge für Vorträge (20 Minuten) bis zum 30. September 2018 an alle drei unten genannten E-Mail-Adressen zu schicken, versehen mit folgenden Angaben:

– Titel;

– Abstract (1200 bis 2000 Zeichen);

– Angaben zur Person: Name, Institution, Adresse, E-Mail.

 

Andrei Corbea-Hoisie (Jassy) ahoisie@hotmail.com

Leonard Olschner (London) l.m.olschner@qmul.ac.uk

Dirk Weissmann (Toulouse) dirk.weissmann@univ-tlse2.fr