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CfP: „Schibboleth Czernowitz: Das Utopische einer großen Kleinstadt im Blick aufs Detail“ IVG Graz 2025 (01.12.2022)

CfP: „Schibboleth Czernowitz: Das Utopische einer großen Kleinstadt im Blick aufs Detail“ (01.12.2022)

Call for Papers für die Sektion „Schibboleth Czernowitz: Das Utopische einer großen Kleinstadt im Blick aufs Detail, unter anderem mit Rose Ausländer, Paul Celan und Alfred Margul-Sperber“ im Rahmen des XV. Kongresses der Internationalen Vereinigung für Germanistik (IVG), Universität Graz, Österreich, Juli 2025

Deadline Abstract: 1. Dezember 2022, Datum der Veranstaltung: 20. Juli – 27. Juli 2025

Sektionsleitung:

Prof. Dr. Dr. hc. Andrei Corbea-Hoisie (Universität Jassy, Rumanien)

Prof. Dr. Martin A. Hainz (PPHB, Eisenstadt, Österreich)

Prof. Dr. Dirk Weissmann (Universität Toulouse Jean-Jaurès, Frankreich)

Czernowitz ist wie ein Kennwort – ein „Schibboleth“ – derer, die das Kosmopolitische nicht in latent übergriffigen Visionen vermuten, sondern in der in jener Kleinstadt konzentrierten Skepsis der eigenen Kultur gegenüber: von der ausgehend jede Kultur suspekt ist, aber mit allem, was Kultur ist, der Dialog und Unterhandlungen denkbar sind. Zugleich ist dieses Weltbürgerliche noch immer in der Lage, das Besondere seiner selbst – auch als Problem – zu sehen, anders als jene, deren Mangel an Weltläufigkeit alles überall gleich erscheint lässt. Gerade vor dem Hintergrund der russischen Aggression in der Ukraine ist deutlich geworden, wie wichtig die Befähigung zu Selbstkritik statt zaristischer Phantasien und zugleich zu legitimen Interessensunterhandlungen statt dieser Gewaltexzesse ist. Zugleich zeigt Czernowitz das Gefährdete dieser Anliegen und dieser kulturellen Befähigung.

Von diesem heutigen, durch die jüngste Geschichte zwangsläufig veränderten Blickwinkel aus soll die Literatur dieser Stadt im Rahmen des IVG-Kongresses in Graz neu, besser und genauer dargestellt werden. Über die bereits vorliegenden Monographien, Aufsätze und Lexikoneinträge vor allem zu Celan hinaus setzt sich die geplante Sektion zum Ziel, den Blick auf Zwischentöne der Literatur oder Literaturen sowie der Diskurse von Czernowitz, die teils bis heute fortdauern, zu richten. Themen, die sich hierbei anbieten, sind u.a.:

– Czernowitz als Utopie einer europäisch-kosmopolitischen Literatur-Stadt;

– die jüdische deutschsprachige Literatur als kritische Stimme, aber auch in ihrer Mittlerposition;

– das insulare Czernowitz als Modellfall der „kleinen Literatur“, wie sie für Prag von G. Deleuze/F. Guattari beschrieben wird, einschließlich ihrer „kolonialen“ und „postkolonialen“ Voraussetzungen;

– die Beziehung zum „Anderen“, Alterität in ihren Ausprägungen (lokal und kontinental, sozial etc.);

– Autor*innen, wobei Werk- und Textanalysen Theoriemodelle konkretisieren, aber auch fordern;

– Czernowitz zwischen Utopie und zugleich schon baldigem Fall einer Gedächtniskultur n Schulen und Strömungen von außen und ihre lokale Entwicklung;

– Übersetzungsprozesse, auch als Form der Anerkennung.

Wir bitten Sie, Ihre Vorschläge für Vorträge (20 Minuten) bis zum 1. Dezember 2022 an alle drei unten genannten E-Mail-Adressen zu schicken, in folgendem Format:

– Titel;

– Abstract (1200 bis 2000 Zeichen);

– Angaben zur Person: Name, Institution, Adresse, E-Mail.

Andrei Corbea-Hoisie (Jassy) ahoisie@hotmail.com

Martin A. Hainz (Eisenstadt) martin.hainz@ph-burgenland.at 

Dirk Weissmann (Toulouse) dirk.weissmann@univ-tlse2.fr

Annonce : Journée concours “Kafka, Die Erzählungen” 10/12/2022 MHH

Une Journée d’études concours consacrée à la nouvelle question portant sur

les récits de Franz Kafka

aura lieu à la Maison Heinrich Heine de Paris, le samedi 10 décembre 2022.

Elle sera co-organisée par Bernard Banoun (Paris-Sorbonne), Frédéric Teinturier (Metz) et Dirk Weissmann (Toulouse).

Précisions et programme à suivre…

[Publication] Dirk Weissmann, Les langues de Goethe : essai sur l’imaginaire plurilingue d’un poète national

Nouvelle parution

Dirk Weissmann, Les langues de Goethe : essai sur l’imaginaire plurilingue d’un poète national, Paris, Kimé, 2021, 216 p., 22 euros, ISBN: 9782380720358. 

https://www.editionskime.fr/publications/les-langues-de-goethe/

Goethe écrivain plurilingue ? Posée de cette manière, la question semble saugrenue. Or, Goethe s’identifie-t-il pour autant au paradigme monolingue que l’on associe si couramment à la notion de poète national ? Sa pratique de multiples langues, dépassant de loin le seul paradigme de la traduction, ne suggère-t-elle pas plutôt l’existence d’un imaginaire plurilingue, dont on peut retrouver la trace jusque dans son écriture ? Que ce soient les poèmes en langues étrangères de sa jeunesse, le français parlé par ses personnages de roman, les langues orientales introduites dans son Divan occidental-oriental, Hélène de Sparte apprenant une nouvelle langue dans le Second Faust ou encore Mignon chantant dans une langue inconnue la nostalgie des fameux « citronniers en fleurs », nombreux sont ses textes à convoquer d’autres langues que l’allemand. En parcourant la vie et l’œuvre du plus illustre des écrivains allemands, cet essai entend démontrer que Goethe et plurilinguisme sont deux termes beaucoup moins éloignés l’un de l’autre que l’on pourrait le croire de prime abord.

Dirk Weissmann est professeur d’études germaniques à l’Université Toulouse Jean-Jaurès. Il est l’auteur de nombreuses publications sur la littérature de langue allemande, du XVIIIe siècle à nos jours, étudiée en particulier sous l’angle de ses aspects interculturels et plurilingues. En outre, ses recherches portent sur l’histoire et la théorie de la traduction, ainsi que sur les liens croisés entre traduction et écriture littéraires.

[CfP, délai prolongé] Identités littéraires franco-allemandes_Recherches Germaniques, hors-série, n°18, 2023_ Délai Prop 1.06.21_manusc 1.01.22

APPEL À CONTRIBUTIONS (délai prolongé : 01/06/2021)

 

Identités littéraires franco-allemandes

 

Recherches Germaniques, hors-série n° 18, 2023 

 

Numéro dirigé par / Herausgegeben von

Maryse Staiber, Pr, Université de Strasbourg, UR 1341, Mondes germaniques et nord-européens

Dirk Weissmann, Pr, Université Toulouse Jean-Jaurès, Centre de Recherches et d’Études Germaniques, CREG 

 

DEUTSCHE FASSUNG SIEHE UNTEN

Identités littéraires franco-allemandes

Ce numéro hors-série des Recherches Germaniques sera consacré aux identités littéraires franco-allemandes, c’est-à-dire à la figure de l’écrivain appartenant, à divers degrés, aux deux systèmes littéraires à la fois. La question de l’identité littéraire sera notamment appréciée sur le plan langagier, en étudiant différentes formes d’écriture plurilingue et leurs implications sur le plan biographique et sociohistorique. Au travers d’une série d’études de cas couvrant plusieurs époques et impliquant à la fois des œuvres bilingues, des auteurs ayant adopté l’autre langue et des auto-traducteurs, il s’agit de jeter les jalons d’une histoire littéraire croisée qui complète les cartographies littéraires traditionnelles. Si une partie de cette littérature franco-allemande, notamment sa partie alsacienne, a pu faire l’objet d’un certain nombre d’études, le récent développement des recherches historiques, littéraires et sociolinguistiques consacrées au plurilinguisme littéraire incite à réexaminer et à élargir la problématique.

Argumentaire

Depuis la naissance de la philologie moderne, les territoires littéraires ont été calqués sur la logique politique de l’ère des nations visant une coïncidence entre État, langue et littérature. Pour ce qui concerne le cas franco-allemand, cette logique exclusive, identifiant les frontières culturelles aux frontières politiques, est en contradiction avec l’existence d’une large zone de contact dont l’histoire remonte jusqu’au partage de l’empire carolingien. En effet, sur le territoire du royaume de Lothaire, à l’intersection des royaumes français et germanique, s’était alors constitué un entre-deux culturel et linguistique dont les échos restent perceptibles jusqu’à nos jours. Cet espace intermédiaire, interculturel et translingue a donné lieu à une riche production littéraire dont l’exemple le plus connu est la littérature plurilingue d’Alsace. Mais le plurilinguisme des systèmes littéraires suisse, belge et luxembourgeois, jusqu’à présent moins étudié, est issu de la même conjoncture historique.

Au-delà de cette spécificité territoriale, la longue histoire des mouvements et échanges transfrontaliers entre les espaces français et germanique a également favorisé une forte interpénétration des espaces littéraires. On pensera notamment aux mouvements migratoires dont le cas le plus connu reste sans doute celui des Huguenots, mais on peut également citer le cas emblématique d’Adelbert von Chamisso arrivé en Allemagne pour fuir la France révolutionnaire. À côté de ces migrations, on pensera aussi à l’importance du français pour nombre d’écrivains et intellectuels allemands, des Lumières à nos jours, ayant produit des œuvres dans cette langue ou l’ayant intégrée à leurs textes. Enfin, on pourra prendre en considération les écritures expérimentales du début du XXe siècle dans lesquelles le recours conjoint aux deux langues a souvent joué un rôle important. À chaque fois, ce type d’œuvre a révélé des appartenances multiples en s’inscrivant en faux contre l’idée d’une congruence entre littérature, langue et nation.

Outre la présentation d’un état des lieux et le rappel de l’importance de ce phénomène à travers l’histoire, le présent numéro s’interrogera sur ses implications culturelles, esthétiques et sociolinguistiques dans un contexte historique donné, notamment par rapport à la conjoncture des relations franco-allemandes et/ou internationales. On s’interrogera plus particulièrement sur le lien entre langue et culture, sur la notion d’identité littéraire et sur la possibilité de transcender l’appartenance nationale par les moyens de l’écriture. Ce faisant, les contributions porteront également un regard critique sur la notion même d’identité littéraire franco-allemande, son bien-fondé, sa pertinence, son extension.

Corpus envisagé

Les propositions d’articles peuvent porter sur plusieurs auteurs ou cas de figure (liste non exhaustive) :

  • auteurs franco-allemands ayant accordé dans leur œuvre une place importante à chacune des deux langues (H. Heine, Y. Goll, J./H. Arp, M. Alexandre, R. Schickele, R. Haussmann, T. Ungerer, A. Weckmann, G.-A. Goldschmidt, A. Weber, etc.) ;
  • auteurs d’origine germanique ayant adopté le français comme langue littéraire dominante (F. M. Grimm, Baron d’Holbach, Frédéric II de Prusse, Bertina Henrichs, etc.) ;
  • auteurs d’origine française ayant adopté l’allemand comme langue littéraire dominante (A.  Chamisso, F. Cactus, etc.) ;
  • auteurs d’origine germanique ayant adopté le français comme autre langue d’expression littéraire (A. von Humboldt, A. W. Schlegel, St. George, R. M. Rilke, W. Benjamin, etc.) ;
  • auteurs d’origine française ayant adopté l’allemand ou l’une de ses variétés comme autre langue d’expression littéraire (Claude Vigée, C. Wajsbrot, S. Schenk-Gossolin, etc.) ;
  • auteurs de langue allemande dont les textes montrent une influence importante du français, sous forme de changements de code, d’emprunts, de calques et d’autres interférences (G. Büchner, F. Wedekind, P. Celan, etc.) ;
  • auteurs d’autres nationalités (suisse, belge, luxembourgeoise, etc.) ayant eu dans leurs œuvres recours à l’allemand (ou l’une de ses variétés) en plus d’une autre langue d’expression, et faisant apparaître des problématiques identitaires similaires.

 

Calendrier

Envoi des propositions sous forme de résumé : 01/06/2021

Notification de l’acceptation des propositions : 01/05/2021

Envoi des articles complets : 01/01/2022

Acceptation définitive des articles : 01/06/2022

Dans un premier temps, les propositions sont à envoyer sous forme de résumé (entre 500-1000 mots) jusqu’au 1er juin 2021. Suite à un premier examen et à une présélection des propositions reçues, les articles complets, en langue française ou allemande, seront demandés pour le 1er janvier 2022 au plus tard. La feuille de style sera envoyée après l’acceptation des propositions. Les Recherches Germaniques étant une revue peer reviewed, tous les articles feront l’objet d’une double évaluation en aveugle.

 

Envoi des résumés (jusqu’au 1er juin 2021) à staiber[at]unistra.fr et dirk.weissmann[at]univ-tlse2.fr 

 

 

[CfP] Identités littéraires franco-allemandes_Recherches Germaniques, hors-série, n°18, 2023_ Délai Prop 1.03.21_manusc 1.01.22

APPEL À CONTRIBUTIONS (01/03/2021)

 

Identités littéraires franco-allemandes

 

Recherches Germaniques, hors-série n° 18, 2023 

 

Numéro dirigé par / Herausgegeben von

Maryse Staiber, Pr, Université de Strasbourg, UR 1341, Mondes germaniques et nord-européens

Dirk Weissmann, Pr, Université Toulouse Jean-Jaurès, Centre de Recherches et d’Études Germaniques, CREG 

 

DEUTSCHE FASSUNG SIEHE UNTEN

Identités littéraires franco-allemandes

Ce numéro hors-série des Recherches Germaniques sera consacré aux identités littéraires franco-allemandes, c’est-à-dire à la figure de l’écrivain appartenant, à divers degrés, aux deux systèmes littéraires à la fois. La question de l’identité littéraire sera notamment appréciée sur le plan langagier, en étudiant différentes formes d’écriture plurilingue et leurs implications sur le plan biographique et sociohistorique. Au travers d’une série d’études de cas couvrant plusieurs époques et impliquant à la fois des œuvres bilingues, des auteurs ayant adopté l’autre langue et des auto-traducteurs, il s’agit de jeter les jalons d’une histoire littéraire croisée qui complète les cartographies littéraires traditionnelles. Si une partie de cette littérature franco-allemande, notamment sa partie alsacienne, a pu faire l’objet d’un certain nombre d’études, le récent développement des recherches historiques, littéraires et sociolinguistiques consacrées au plurilinguisme littéraire incite à réexaminer et à élargir la problématique.

Argumentaire

Depuis la naissance de la philologie moderne, les territoires littéraires ont été calqués sur la logique politique de l’ère des nations visant une coïncidence entre État, langue et littérature. Pour ce qui concerne le cas franco-allemand, cette logique exclusive, identifiant les frontières culturelles aux frontières politiques, est en contradiction avec l’existence d’une large zone de contact dont l’histoire remonte jusqu’au partage de l’empire carolingien. En effet, sur le territoire du royaume de Lothaire, à l’intersection des royaumes français et germanique, s’était alors constitué un entre-deux culturel et linguistique dont les échos restent perceptibles jusqu’à nos jours. Cet espace intermédiaire, interculturel et translingue a donné lieu à une riche production littéraire dont l’exemple le plus connu est la littérature plurilingue d’Alsace. Mais le plurilinguisme des systèmes littéraires suisse, belge et luxembourgeois, jusqu’à présent moins étudié, est issu de la même conjoncture historique.

Au-delà de cette spécificité territoriale, la longue histoire des mouvements et échanges transfrontaliers entre les espaces français et germanique a également favorisé une forte interpénétration des espaces littéraires. On pensera notamment aux mouvements migratoires dont le cas le plus connu reste sans doute celui des Huguenots, mais on peut également citer le cas emblématique d’Adelbert von Chamisso arrivé en Allemagne pour fuir la France révolutionnaire. À côté de ces migrations, on pensera aussi à l’importance du français pour nombre d’écrivains et intellectuels allemands, des Lumières à nos jours, ayant produit des œuvres dans cette langue ou l’ayant intégrée à leurs textes. Enfin, on pourra prendre en considération les écritures expérimentales du début du XXe siècle dans lesquelles le recours conjoint aux deux langues a souvent joué un rôle important. À chaque fois, ce type d’œuvre a révélé des appartenances multiples en s’inscrivant en faux contre l’idée d’une congruence entre littérature, langue et nation.

Outre la présentation d’un état des lieux et le rappel de l’importance de ce phénomène à travers l’histoire, le présent numéro s’interrogera sur ses implications culturelles, esthétiques et sociolinguistiques dans un contexte historique donné, notamment par rapport à la conjoncture des relations franco-allemandes et/ou internationales. On s’interrogera plus particulièrement sur le lien entre langue et culture, sur la notion d’identité littéraire et sur la possibilité de transcender l’appartenance nationale par les moyens de l’écriture. Ce faisant, les contributions porteront également un regard critique sur la notion même d’identité littéraire franco-allemande, son bien-fondé, sa pertinence, son extension.

Corpus envisagé

Les propositions d’articles peuvent porter sur plusieurs auteurs ou cas de figure (liste non exhaustive) :

  • auteurs franco-allemands ayant accordé dans leur œuvre une place importante à chacune des deux langues (H. Heine, Y. Goll, J./H. Arp, M. Alexandre, R. Schickele, R. Haussmann, T. Ungerer, A. Weckmann, G.-A. Goldschmidt, A. Weber, etc.) ;
  • auteurs d’origine germanique ayant adopté le français comme langue littéraire dominante (F. M. Grimm, Baron d’Holbach, Frédéric II de Prusse, Bertina Henrichs, etc.) ;
  • auteurs d’origine française ayant adopté l’allemand comme langue littéraire dominante (A.  Chamisso, F. Cactus, etc.) ;
  • auteurs d’origine germanique ayant adopté le français comme autre langue d’expression littéraire (A. von Humboldt, A. W. Schlegel, St. George, R. M. Rilke, W. Benjamin, etc.) ;
  • auteurs d’origine française ayant adopté l’allemand ou l’une de ses variétés comme autre langue d’expression littéraire (Claude Vigée, C. Wajsbrot, S. Schenk-Gossolin, etc.) ;
  • auteurs de langue allemande dont les textes montrent une influence importante du français, sous forme de changements de code, d’emprunts, de calques et d’autres interférences (G. Büchner, F. Wedekind, P. Celan, etc.) ;
  • auteurs d’autres nationalités (suisse, belge, luxembourgeoise, etc.) ayant eu dans leurs œuvres recours à l’allemand (ou l’une de ses variétés) en plus d’une autre langue d’expression, et faisant apparaître des problématiques identitaires similaires.

 

Calendrier

Envoi des propositions sous forme de résumé : 01/03/2021

Notification de l’acceptation des propositions : 01/05/2021

Envoi des articles complets : 01/01/2022

Acceptation définitive des articles : 01/06/2022

Dans un premier temps, les propositions sont à envoyer sous forme de résumé (environ 1000 mots) jusqu’au 1er mars 2021. Suite à un premier examen et à une présélection des propositions reçues, les articles complets, en langue française ou allemande, seront demandés pour le 1er janvier 2022 au plus tard. La feuille de style sera envoyée après l’acceptation des propositions. Les Recherches Germaniques étant une revue peer reviewed, tous les articles feront l’objet d’une double évaluation en aveugle.

 

Envoi des résumés (jusqu’au 1er mars 2021) à staiber[at]unsitra.fr et dirk.weissmann[at]univ-tlse2.fr 

 

Deutsch-französische Schriftstelleridentitäten

Diese Sondernummer der Zeitschrift Recherches Germaniques wird sich dem Thema der deutsch-französischen Schriftstelleridentitäten widmen, d.h. der Figur von Schriftstellern, die in unterschiedlichen Ausprägungen nicht nur einem, sondern den literarischen Systemen Deutschlands und Frankreichs gleichzeitig angehören. Die Problematik der literarischen Identität soll hierbei insbesondere auf sprachlicher Ebene behandelt werden. In diesem Sinne werden sich die Analysen vorrangig mit verschiedenen Ausprägungen mehrsprachigen Schreibens und mit deren poetischen, biographischen und sozio-historischen Implikationen befassen. Von Fallstudien oder epochenübergreifenden Darstellungen ausgehend bis hin zu zweisprachigen Werken und Autoren, Sprachwechslern und Selbstübersetzern soll die Grundlage für eine literarische Verflechtungsgeschichte gelegt werden, welche die traditionellen Kartografien der Literatur ergänzt. Ein Teil dieser deutsch-französischen Literatur, insbesondere der Korpus, der sich mit dem Elsass und den deutschsprachigen Gebieten Lothringens befasst, war bereits Gegenstand einer Reihe von grundlegenden Studien. Allerdings geben die jüngsten Entwicklungen auf dem Gebiet der historischen, literaturwissenschaftlichen und soziolinguistischen Mehrsprachigkeitsforschung dazu Anlass, das Thema erneut zu untersuchen sowie die vorliegenden Arbeiten zu aktualisieren, zu ergänzen und zu erweitern.

Wissenschaftliche Problematik

Seit den Anfängen der modernen Philologie wurden die literarischen Systeme nach dem Modell der Nationalstaaten konzipiert und dabei eine territoriale Kongruenz von Staat, Sprache und Literatur vorausgesetzt. Im Fall Deutschlands und Frankreichs steht diese Logik der Gleichsetzung kultureller und politischer Grenzen im Widerspruch zur Existenz einer großen deutsch-französischen Kontaktzone, deren Geschichte auf die Teilung des karolingischen Reiches zurückreicht. Auf dem Gebiet des Erbteils von Lothar I. hat sich zwischen dem französischen und dem germanischen Reich eine kulturelle und sprachliche Kontaktzone herausgebildet. Dieser mehrkulturelle und sprachübergreifende Zwischenraum, dessen Nachwirkungen bis heute zu spüren sind, hat eine bedeutende literarische Produktion hervorgebracht. Das bekannteste Beispiel dafür ist die mehrsprachige Literatur im Elsass und in Lothringen. Die bisher weniger untersuchte Mehrsprachigkeit der Literatursysteme der Schweiz, Luxemburgs und Belgiens ist jedoch das Ergebnis der gleichen historischen Entwicklungen und Prägungen.

Über diese territorialen Besonderheiten hinaus hat die lange Geschichte der grenzüberschreitenden Bewegungen und des Austauschs zwischen dem französischen und dem deutschen Raum eine starke gegenseitige Durchdringung ihrer literarischen Systeme gefördert. Dies gilt insbesondere für historische Migrationsbewegungen wie die der Hugenotten. Aber es kann beispielsweise auch auf den emblematischen Einzelfall von Adelbert von Chamisso verwiesen werden, dessen Familie aus dem revolutionären Frankreich nach Deutschland floh. Neben diesen Migrationsbewegungen ist auch die Bedeutung der französischen Literatursprache für viele deutsche Schriftsteller und Intellektuelle zu berücksichtigen. Von der Aufklärung bis zur Gegenwart haben immer wieder deutsche Muttersprachler Werke in dieser Sprache geschaffen oder das Französische in ihre Texte einfließen lassen. In diesem Zusammenhang spielen die Avantgarden des frühen 20. Jahrhunderts eine wichtige Rolle, insofern bei ihnen der Gebrauch beider Sprachen besonders häufig zu finden ist. All diese Beispiele zeugen von der Herausbildung multipler literarischer Zugehörigkeiten, die im Widerspruch zur Vorstellung einer Deckungsgleichheit von Literatur, Sprache und Nation steht.

Neben einer erneuten Bestandsaufnahme und einer Neubewertung der geschichtlichen Bedeutung dieser Phänomene soll die geplante Sondernummer die kulturellen, ästhetischen und soziolinguistischen Implikationen solcher Schriftstelleridentitäten in verschiedenen historischen Kontexten analysieren. Hierbei spielt der Hintergrund der deutsch-französischen Beziehungen und ihrer Entwicklung selbstverständlich eine zentrale Bedeutung. Dabei sollen insbesondere die Verbindung zwischen Sprache und Kultur, der Begriff der literarischen Identität und die Möglichkeiten einer Transzendierung nationaler Zugehörigkeiten durch Literatur näher beleuchtet werden. Die Beiträge können und sollen sich auch kritisch mit dem vorgeschlagenen Begriff der deutsch-französischen Schriftstelleridentität auseinandersetzen und dessen Pertinenz, Relevanz und Anwendbarkeit hinterfragen.

Korpus

Folgende Autoren bzw. Kategorien von Autoren könnten für Beiträge in Betracht kommen, wobei diese Liste keinen Anspruch auf Vollständigkeit erhebt:

– Deutsch-französische Autoren, die beiden Sprachen einen wichtigen Platz in ihrem Werk eingeräumt haben (H. Heine, Y. Goll, H./J. Arp, M. Alexandre, R. Schickele, R. Haussmann, T. Ungerer, A. Weckmann, G.-A. Goldschmidt, A. Weber usw.)

– Autoren deutscher Herkunft, die Französisch als hauptsächliche Literatursprache benutzt haben (F. M. Grimm, Baron d’Holbach, Friedrich II. von Preußen, Bertina Henrichs usw.)

– Autoren französischer Herkunft, die Deutsch als hauptsächliche Literatursprache benutzt haben (A. Chamisso, F. Cactus, etc.)

– Autoren deutscher Herkunft, die das Französische als zweite Literatursprache benutzt haben (A. von Humboldt, A. W. Schlegel, St. George, R. M. Rilke, W. Benjamin usw.)

– Autoren französischer Herkunft, die Deutsch oder eine deutschsprachige Varietät als zweite Literatursprache benutzt haben (Claude Vigée, C. Wajsbrot, S. Schenk-Gossolin usw.)

– Deutschsprachige Autoren, deren Texte einen besonderen Einfluss der französischen Sprache in Form von Sprachmischungen, sprachlichen Interferenzen oder anderen Formen von textinterner Mehrsprachigkeit erkennen lassen (G. Büchner, F. Wedekind, P. Celan, etc.)

– Autoren anderer Nationalitäten (Schweiz, Belgien, Luxemburg, usw.), die in ihren Werken neben anderen Literatursprachen auch Deutsch (oder eine seiner Varietäten) verwendet haben und eine ähnliche Identitätsproblematik erkennen lassen.

Terminplan der Publikation

Einsendung der Abstracts: 01/03/2021

Annahme der Vorschläge auf Basis der Abstracts: 01/05/2021

Einsendung der vollständigen Artikel: 01/01/2022

Endgültige Annahme der Artikel: 01/06/2022

 

Die Herausgeber bitten zunächst bis zum 1. März 2021 um Einsendung von Abstracts (Länge ca. 1000 Wörter). Nach Sichtung und Vorauswahl der eingegangenen Vorschläge werden die fertigen Artikel bis zum 1. Januar 2022 erbeten. Das entsprechende Stylesheet wird mit der Annahme der Vorschläge zugeschickt. Die Recherches Germaniques sind eine internationale peer reviewedZeitschrift. Alle Artikel werden einer doppelten und anonymen Evaluierung unterzogen.

Einsendung der Abstracts bis zum 1.3.21 an staiber@unsitra.fr und dirk.weissmann@univ-tlse2.fr 

PDF: Identités littéraires franco-allemandes:Deutsch-französische Schriftstelleridentitäten

Formation à distance : Master LLCER parcours d’études germaniques, Université Toulouse Jean-Jaurès

L’Université Toulouse Jean Jaurès propose une formation complète en master d’études germaniques.
Cette formation est éligible au SED (service d’enseignement à distance).
Contact : Christina Stange-Fayos (christina.stange-fayos[at]univ-tlse2.fr) et Dirk Weissmann  (dirk.weissmann[at]univ-tlse2.fr), co-responsables de la formation.

VINCENT BROQUA, DIRK WEISSMANN (dir.), Sound / Writing : traduire-écrire entre le son et le sens, Homophonic translation – traducson – Oberflächenübersetzung, Paris, Editions des archives contemporaines, 2019

Weissmann, Dirk ; Broqua, Vincent (dir.), Sound /Writing : traduire-écrire entre le son et le sens. Homophonic translation – traducson – Oberflächenübersetzung, Editions des archives contemporaines, Coll. «Multilinguisme, traduction, création», 2019.

ISBN : 9782813002686, 356p.,
doi : 10.17184/eac.9782813002686

Ouvrage intégralement disponible en OpenAccess

 

Depuis une bonne cinquantaine d’années, la traduction homophonique — aussi connue sous le nom de traducson ou de traduction de surface (de l’allemand Oberflächenübersetzung) — a fait son entrée dans le champ littéraire international, où elle est pratiquée par un nombre croissant d’écrivains, aux États-Unis, en Allemagne, en France et au-delà. À la suite de quelques pionniers tels que Louis Zukofsky, Ernst Jandl ou les membres du groupe Oulipo, ce genre littéraire hétérodoxe, entre traduction et création, s’est largement diffusé sur le plan international, notamment en poésie. Dans la mesure où elle entend transposer dans une autre langue les sonorités d’un texte sans se préoccuper, en premier lieu, de son contenu sémantique, la traduction homophonique peut faire l’effet d’une provocation, d’un canular. Or, en jouant le son contre le sens, le populaire contre le savant, le profane contre le sacré, cette pratique apparaît également comme un vecteur privilégié pour interroger, subvertir, déconstruire nos idées sur la langue, la traduction et la littérature.

Homophonic translation — also known as ‘sound translation’ or ‘surface translation’ (from the German: Oberflächenübersetzung) — made its entry into the international literary field a good fifty years ago at least, and is today practiced by a growing number of writers in the United States, Germany, France, and many other countries. Following such pioneers as Louis Zukofsky, Ernst Jandl, and the members of the Oulipo, this heterodox literary genre, falling somewhere between translation and creation, has spread widely across the international map, particularly in the realm of poetry. Consisting in the transposition of the sound qualities of a source text into another language without initially addressing that text’s meaning, homophonic translation may act as a challenge, or a provocation, or even a hoax. However, by playing sound against meaning, lowbrow against highbrow, the profane against the sacred, this technique also appears as a privileged vehicle to question, subvert, deconstruct our ideas on language, translation, and literature.

Ce travail a été réalisé avec le soutien du laboratoire d’excellence TransferS (programme Investissements d’avenir ANR-10-IDEX-0001-02PSL et ANR-10-LABX-0099). The Melodia E. Jones Chair (State University of New York at Buffalo) provided financial assistance for the publishing of this volume.

SOMMAIRE
 Avant-propos / Foreword
Vincent Broqua (1), Dirk Weissmann (2)
 Partie 1 : Ouverture – Opening essay
 Doubletalking the Homophonic Sublime
Charles Bernstein
 Partie 2 : Réflexions théoriques – Theoretical Approaches
 Un singe de beauté
Jean-Jacques Lecercle
 Surface translation
Ryan Fraser
 Le materialisation de l’original en traduction
Paolo Bellomo
 Partie 3 : L’atelier du poète-traducteur I – Poetic Experiences I
 The ear playing tricks
Ulrike Draesner
 Seeds of Skies, Alibis
Uljana Wolf
 Miss Traduction
Lee Ann Brown
 Partie 4 : Prédécesseur – Precursors
 Homophonic Translation in Early Latin and Spanish Comedy
Beatriz de la Fuente Marina
 Les traductions homophoniques du français au français
Alain Chevrier
 Clemens Brentano’s “Sound-Thing” (Klingding)
Till Dembeck
 La poésie homophonique de Gertrude Stein
Isabelle Alfandary
 Partie 5 : Figures tutélaires – Figureheads
 “To ‘tune in’ to the human tradition”
Abigail Lang
 Aux sources de la traduction homophonique
Dirk Weissmann
 « Je ne sais pas ce que traduire veut dire »
Jacques Lajarrige
 Partie 6 : L’atelier du poète-traducteur II – Poetic Experiences II
 Kotoba (words)
Yoko Tawada
 Sound and writing und so we it er
Heike Fiedler
 Tentative d’affranchissement d’un distique
Bénédicte Vilgrain
 Partie 7 : Études de cas – Case Studies
 The Geomancers’ Access
Chris Clarke
 Displaced Writing
Claus Telge
 La traduction homophonique et le canon musical
Camille Bloomfield
 Partie 8 : L’atelier du poète-traducteur III – Poetic Experiences III
 Acts de fundación (extrait)
Ouvroir de translation potencial
 Praxis telle. Comment ?
Vincent Broqua
 Homophonics & Self-Translation
Cole Swensen
 Partie 9 : Pratiques traductives – Translator’s Experiences
 Does Homophonic Translation Belong in the Publishing Industry?
Andrés Ehrenhaus
 L’homme aux faux nie
Santiago Artozqui
 Translating homophonic wordplay in Patrick Goujon’s Moi non
Tiffane Levick
 The Traduit Partouze Archives

 

Olga ANOKHINA / Till DEMBECK / Dirk WEISSMANN (dir.): Mapping Multilingualism in 19th Century European Literatures / Le plurilinguisme dans les littératures européennes du XIXe siècle, Zurich, Lit-Verlag, 2019

Olga Anokhina, Till Dembeck, Dirk Weissmann (Eds./dir.): Mapping Multilingualism in 19th Century European Literatures / Le plurilinguisme dans les littératures européennes du XIXe siècle, Zurich: Lit-VerlagReihe: poethik polyglott, Bd. 5, 2019, 264 S., 34.90 EUR, 34.90 CHF, br., ISBN 978-3-643-91098-1

Cet ouvrage se propose d’explorer le plurilinguisme littéraire dans l’Europe du XIXe siècle, notamment durant la période allant de 1800 à 1880. Il traite d’écrivains et d’œuvres littéraires provenant de divers contextes linguistiques et géographiques, de la France à la Russie, de la Finlande à l’Italie et au-delà.

This book undertakes an investigation of European literary multilingualism in the 19th century, particularly the period from 1800 to 1880. It covers writers and works from a broad range of linguistic and geographic contexts, going from France to Russia, from Finland to Italy, and beyond.

annonce sur site de l’éditeur avec des extraits

O. Anokhina, T. Dembeck, D. Weissmann (dir.): Mapping Multilingualism in 19th Century European Literatures / Le plurilinguisme dans les littératures européennes du XIXe siècle

Table/Contents

Close the Gap! Literary Multilingualism Studies and the 19th Century / « Close the Gap! » Pour une étude du plurilinguisme littéraire européen au XIXe siècle
Olga Anokhina, Till Dembeck, Dirk Weissmann

Monolingual City, Multilingual Voices: Polish Exile Writers in 19th Century Paris
Jana-Katharina Mende

L’espace littéraire bulgare au XIXe siècle : plurilinguisme d’écriture, monolinguisme de l’historiographie littéraire nationale
Marie Vrinat-Nikolov

Le plurilinguisme italien au XIXe : le siècle des contraires
Emilio Sciarrino

Poetry and Literary Language Barriers in Nineteenth-Century Italy: The Case of Three ‘Dialect Poets’
Valentina Gosetti and Paul Howard

Politics of Language, Politics of Genre, and Jewish Authorship: Multilingual Panegyric Odes and German ‘Mother Tongue’ Songs in Napoleonic Europe
Kathrin Wittler

La dimension plurilingue de la littérature germanophone au XIXe siècle : les langues étrangères comme palimpsestes chez quelques écrivains du canon (Heine, Büchner, George, Wedekind)
Dirk Weissmann

Écrivains russes du XIXe siècle : écrivains plurilingues
Olga Anokhina

Léon Tolstoï et Charles De Coster : poétique et politique de l’hétérolinguisme romanesque au XIXe siècle
Rainier Grutman

The Glory and Confusion of Babel: Jac. Ahrenberg and Multilingualism
Julia Tidigs

Jens Baggesen or the Attempt to Write in “European” at the Beginning of the 19th Century
Ana-Stanca Tabarasi-Hoffmann

Passion with(out) Reason? Heliade Radulescu’s Work as a Case of Literary Multilingualism in the 19th Century Romanian Principalities
Iulia Cosma

Foreign Words in German Lyric Poetry: Heinrich Heine and August von Platen
Till Dembeck

« Quelle langue parlais-je ? » : la genèse plurilingue des ‘Illuminations’ d’Arthur Rimbaud
Esa Christine Hartmann

CfP Revue Quaderna n° 5 : Glottophobies et imaginaires des langues_1er délai 1er sept. 2019 (envoi de résumés)

Appel à contributions pour le n° 5 de la revue Quaderna (quaderna.org)

Glottophobies et imaginaires des langues

sous la direction de Graciela Villanueva et Iván Jiménez

Le cinquième numéro de la revue transdisciplinaire et multilingueQuaderna portera sur le thème « Glottophobies et imaginaires des langues ». Nous invitons tou∙e∙s les chercheur∙se∙s intéressé∙e∙s par le sujet à envoyer leurs propositions aux responsables de ce numéro à paraître au début de l’année 2020. Les contributions peuvent provenir des différents champs disciplinaires (littérature, civilisation, histoire, philosophie, histoire des idées, linguistique, didactique) et linguistiques (français, anglais, allemand, espagnol, italien) couverts par la revue ; elles peuvent être rédigées, au choix, dans l’une des langues susmentionnées.

Argument

Bien que la loi (en France et ailleurs) dénonce et interdise différentes formes de discrimination, les discriminations linguistiques sont souvent négligées, oubliées ou ignorées par les textes juridiques. La notion de glottophobiese réfère à un type particulier de discrimination, celle qui est liée aux pratiques linguistiques. Philippe Blanchet (auteur de Discriminations : combattre la glottophobie, 2016) définit la glottophobie comme « le mépris, la haine, l’agression, le rejet, l’exclusion, depersonnes, discrimination négative effectivement ou prétendument fondés sur le fait de considérer incorrectes, inférieures, mauvaises certaines formes linguistiques (perçues comme des langues, des dialectes ou des usages de langues) usitées par ces personnes, en général en focalisant sur les formes linguistiques (et sans toujours avoir pleinement conscience de l’ampleur des effets produits sur les personnes) ». En effet, comme la xénophobie, l’homophobie ou l’islamophobie, la glottophobie ne se limite pas au rejet d’une caractéristique (réelle ou supposée) chez quelqu’un, c’est un rejet de la personne. La personne est rejetée non seulement parce qu’elle parle une langue au lieu d’une autre (autrement dit parce qu’elle ne parle pas la langue attendue, valorisée et considérée comme la langue qu’il faut parler), elle est rejetée parce qu’elle utilise, au sein d’une langue donnée, une variété linguistique qui est considérée comme inférieure ou incorrecte (un accent, une manière de parler ou d’écrire, un certain vocabulaire, un certain registre). Au lieu de considérer le plurilinguisme et la pluralité linguistique comme des signes de la vitalité et de la richesse du monde et de la société dans lesquels nous vivons, la glottophobie les nie, les ignore, les méprise et cherche à les anéantir.

La notion de glottophobie exige une réflexion sur les imaginaires linguistiques et culturels dans une perspective postcoloniale ou décoloniale. La pensée postcoloniale s’entend ici comme une volonté de « s’extraire d’une polarisation implicite et nécessaire à la doctrine coloniale : celle du pouvoir et du contre-pouvoir des origines » et de mettre en question les « catégories nettes dans les domaines historique, artistique et politique », autrement dit de questionner tout discours qui repose sur une « territorialisation, soit géographique soit idéologique, et sur des références à la pureté de l’origine, de la langue, de la religion, du dogme idéologique » (Émilienne Baneth-Nouailhetas, « Le postcolonial : histoires de langues », Hérodote Nº 120, 2006, p. 48-76).

Il s’agira de penser quelle est la place de l’imaginaire et du pouvoir dans le domaine de l’enseignement des langues (en France et à l’étranger), dans le domaine de l’édition et de la traduction, dans la pratique et la circulation quotidiennes des langues dans la société, dans la littérature. Ce numéro de Quaderna invite à la réflexion sur les représentations des langues et leur interaction au sein d’unmarché linguistique. Il invite aussià une reconsidération de la traduction, de l’édition et de l’enseignement des langues dans un monde régi par des rapports de domination. On pourra par exemple se demander si la communication entre les langues par le biais de la traduction contribue à renforcer la pluralité linguistique ou si, au contraire, elle reproduit les inégalités présentes dans d’autres domaines. On pourra explorer la manière dont les individus, les groupes sociaux ou les pouvoirs publics se saisissent de la question linguistique comme outil de discrimination et de domination – ou au contraire de reconnaissance et de libération – dans les mouvements sociaux, le droit ou la réglementation. On pourra également s’interroger sur les variétés dialectales et sociolectales privilégiées par les écrivain∙e∙s, par les traducteur∙rice∙s et par les éditeur∙rice∙s dans un marché atteint par la mondialisation et sur les stratégies qui peuvent être mises en place pour faire face aux tensions entre le local et le global. 

Axes envisagés

En suivant ce cadrage, l’étude de la problématique pourrait se faire selon plusieurs axes dont voici une sélection :

Approches littéraires :

  • les imaginaires des langues dans la littérature et dans l’édition,
  • les représentations des langues et des variétés dialectales et sociolectales dans la littérature, les enjeux idéologiques de ces représentations.

Histoire des idées et philosophie :

  • les rapports entre la diversité linguistique et le pouvoir,
  • une perspective décoloniale pour penser les langues.

Civilisation et histoire :

  • glottophobie et discrimination, glottophobie et racisme,
  • histoire de la glottophobie et des imaginaires des langues.

Linguistique et didactique :

  • traduction et imaginaires des langues,
  • les variétés dialectales et sociolectales vues par les linguistes,
  • la place des imaginaires dans la didactique des langues et dans les institutions d’enseignement (écoles, collèges, lycées, universités).

Sélection des articles

La sélection des contributions se déroulera en deux étapes : dans un premier temps, nous vous invitons à nous transmettre un projet d’article sous forme de résumé d’environ 300 mots accompagné d’une brève notice bio-bibliographique ; après la pré-sélection des propositions en fonction de leur intérêt, de leur qualité et de l’équilibre général du numéro envisagé, nous inviterons les chercheur∙se∙s retenu∙e∙s à nous envoyer leurs contributions intégrales, lesquelles seront soumises à une double évaluation à l’aveugle (peer-reviewing).

Calendrier :

  • avant le 1erseptembre 2019 : envoi des propositions sous forme de résumés,
  • avant le 15 septembre 2019 : pré-sélection des propositions par le comité de rédaction de la revue,
  • avant le 15 octobre 2019 : envoi des textes achevés (autour de 40000 signes/6000 mots),
  • avant le 15 décembre 2019 : peer-reviewing/validation des contributions,
  • avant le 15 janvier 2020 : envoi de la version définitive des contributions pour lesquelles des modifications sont demandées,
  • 15 janvier – 1ermars 2020 : préparation à la publication,
  • mars 2020 : publication en ligne du numéro 5 de la revue Quaderna.

Les propositions d’une page maximum incluant une brève notice biobibliographique sont à envoyer à <maria-graciela.villanueva[at]u-pec.fr> et <ivan.jimenez[at]u-pec.fr>

Journée d’études_CAPES/AGREGATION : Emine Sevgi Özdamar, une écriture contemporaine de l’interculturalité_Paris_24.11.18

Emine Sevgi Özdamar, une écriture contemporaine de l’interculturalité

Journée d’étude dans le cadre de la préparation à l’Agrégation et au CAPES d’allemand

 

organisée par

Bernard BANOUN (Sorbonne Université, REIGENN)

Frédéric TEINTURIER (Université de Lorraine – site de Metz, CEGIL)

Dirk WEISSMANN (Université Toulouse Jean-Jaurès, CREG)

 

Le samedi 24 novembre 2018, 9h-18h, Cité Internationale Universitaire de Paris

Maison Heinrich Heine, Salle Alfred Grosser

programme JE ESÖ