Tous les articles par Stéphanie Chapuis-Després
Poste de CTER à l’Université du Mans
Recrutement ouvert du 16/03/2026 au 15/04/2026 inclus
Quotité : 50%
Dates du contrat envisagées : du 01/09/2026 au 31/08/2027
Section(s) CNU : 12
Dès que le candidat sélectionné aura reçu sa proposition de poste de la part de la Direction des Ressources Humaines de l’université du Mans, il disposera de 48 heures (férié, samedi et dimanche inclus) pour accepter ou refuser le poste. Une fois ce délai écoulé, l’absence de réponse sera assimilée à un refus et la proposition sera transmise au candidat classé suivant.
Composition du dossier de candidature :
- Curriculum vitae ;
- Lettre de motivation datée et signée avec coordonnées : adresse, téléphone, courriel ;
- Copie d’une pièce d’identité lisible (recto-verso) ;
- Pour les candidats de nationalité étrangère :
- copie du passeport ;
- copie du titre de séjour en cours de validité ;
- Pour les candidats ayant un doctorat ou un diplôme équivalent : une copie du diplôme ;
- Pour les étudiants en fin de préparation de thèse (la fin de la préparation de thèse correspond à la dernière inscription administrative au sein d’une école doctorale) :
- une copie du Master ou diplôme équivalent ;
- une attestation du directeur de thèse justifiant de l’avancée des travaux de recherche
- une copie de l’inscription en thèse ;
- Tout document administratif justifiants vos fonctions antérieures (contrat de travail, arrêté de nomination, etc…).
Il est nécessaire de joindre une traduction des pièces de candidature si elles ne sont pas en français.
PROFIL DETAILLE D’ENSEIGNEMENT :
LLCER études germaniques L1 et L2
- Cours de civilisation (Relations franco-allemandes, construction européenne, droit communautaire)
- Cours de communication, de langue et de traduction
- Cours d’allemand non spécialistes UFR Lettres, Langues et Sciences humaines, et autres UFR, CRL
- PPE, Expression écrite, Histoire culturelle,
L’ATER se verra confier en Licence des enseignements divers en langue, littérature et civilisation du monde germanophone de L1 et L2. Il participera à la réussite des étudiants dans la licence conjointe franco-allemande « Licence-Bachelor études européennes/Europäische Studien » avec l’université de Paderborn. Il préparera les étudiants à l’expression écrite en allemand, donnera ainsi des cours de communication écrite (rédactions de textes libres sur des sujets d’actualité ou littéraires, rapports et analyses de dossiers, rédaction de dossiers de candidature et recherches de stages). Il aidera les étudiants dans leur réflexion sur leurs projets professionnels. Il leur donnera les outils nécessaires au succès de leurs études académiques, grâce à des cours de méthodologie. Il les préparera à la traduction. Il sera amené à enseigner l’allemand pour non-spécialistes.
En licence LEA Anglais/Allemand L1-L2-L3, ainsi qu’en Licence Professionnelle Métiers du Commerce International, l’ATER recruté devra former les étudiants à la compréhension de l’univers du commerce, des échanges et de la négociation. Il devra enseigner aux étudiants la langue allemande technique et économique dans un contexte de préprofessionalisation. L’ATER sera également amené à donner des cours de culture germanophone dans le cadre du DU « langue et culture allemandes » susceptible d’ouvrir en septembre 2026. IL/elle sera également amené à intervenir en allemand à l’IUT. Il/elle sera présent 3 jours minimum sur le campus.Il/elle devra s’investir dans la vie du département, en participant notamment à la Journée des portes ouvertes, aux surveillances des examens et aux jurys de délibération.
Département d’enseignement : Allemand
Lieu(x) d’exercice : Le Mans
Nom du/de la directeur(rice) du département : Sandrine Persyn
URL du département : https://lettres.univ-lemans.fr
Contact pour le profil enseignement (Nom, fonction, tél., mail) :
Persyn Sandrine Maître de conférences en linguistique allemande sandrine.persyn@univ-lemans.fr
PROFIL DETAILLE RECHERCHE :
Etudes germaniques
Laboratoire : 3L.AM – Langues, Littératures, Linguistique des Universités du Mans et d’Angers
Lieu(x) d’exercice : Le Mans
Nom du/de la directeur(rice) du laboratoire :Sylvie Servoise Cliquez ou appuyez ici pour entrer du texte.
URL du laboratoire : https://lettres.univ-lemans.fr
Contact pour le profil recherche (Nom, fonction, tél., mail) :
Sylvie.Servoise@univ-lemans.fr
Descriptif du laboratoire : : Dans le cadre du contrat 2022-2027, les recherches du 3LAM, laboratoire pluridisciplinaire, s’articulent autour de trois axes. Axe : histoire d’enfance et de jeunesse : pratiques et enjeux2.Transferts culturels, création artistique et circulation des savoirs ;Axe 3 : cultures savantes et cultures populaires.
AAC prolongé (3 avril 2026) – Colloque international “Oral spontané à travers différentes cultures scientifiques”, Université Toulouse – Jean Jaurès , 3, 4 et 5 décembre 2026
[deutsche Fassung unten]
Appel à communications – Colloque international
« Global, aréal, local : oral spontané à travers différentes cultures scientifiques en Europe francophone, germanophone, anglophone et italophone », Toulouse, 3, 4 et 5 décembre 2026
L’objectif de cette manifestation scientifique est de dresser un tableau comparatif des approches appliquées à l’analyse de l’oral à différents niveaux (global, aréal et local), au sein de quatre grands espaces linguistiques européens (francophone, germanophone, anglophone et italophone). Ce colloque vise à explorer les influences croisées, les adaptations, voire les résistances que suscitent les grandes théories de l’analyse de l’oral, souvent d’origine anglo-saxone/anglophone, dans les cultures scientifiques européennes (sans exclure d’autres approches, nous nous orienterons principalement vers l’analyse conversationnelle / la linguistique interactionnelle, le variationnisme et la linguistique variationnelle ainsi que l’analyse du discours).
Ce colloque entend explorer cinq domaines structurants des études sur l’oral, qu’on peut envisager du point de vue des différentes théories et méthodologies. Afin de permettre des échanges fructueux entre les intervenant/es, nous souhaitons poser un cadre de réflexion qui se résumera en deux questions épistémologiques principales :
-
Circulations et transferts des théories : importation, adaptation, rejet ou reformulation de théories.
-
Pratiques de terrain et collaboration scientifique intra- et inter-aréales.
À l’intérieur de chaque domaine thématique, les intervenant/es seront libres de s’appuyer sur un corpus oral ou multimodal et sur un phénomène linguistique de leur choix, à condition d’adopter une approche réflexive sur la culture scientifique qui leur sert de cadre et de mettre en avant les théories et les méthodes employées. Chaque session de communication sera précédée par une conférence plénière donnée par un/e spécialiste du domaine étudié qui évolue dans une université de l’un des pays du colloque (Allemagne, Autriche, Belgique, Italie, France, Suisse et Royaume-Uni).
Christian Fandrych (Universität Leipzig)
Ulrike Freywald (Universität Münster)
Caterina Mauri (Università di Bologna)
Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle)
Dates et modalités de soumission :
Les propositions de communication (titre, mots clés, abstract de 500 mots maximum hors références bibliographiques) seront accompagnées d’une brève bio-bibliographie indiquant le statut, l’affiliation institutionnelle ainsi que les publications significatives. Le comité encourage également les doctorant/es et les étudiant/es en master à soumettre une proposition de poster au lieu d’un abstract.
Celles-ci sont à envoyer avant le 3 avril 2026 à colloque.toulouse.2026@gmail.com
Langues du colloque : allemand, anglais, français et italien.
INFORMATIONS DÉTAILLÉES : Appel à communications CfP_Oral_2026_Toulouse_extended
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Call for Papers – Internationale Tagung
“Global, areal, lokal: gesprochene Sprache in verschiedenen Wissenschaftskulturen im französisch-, deutsch-, englisch- und italienischsprachigen Europa”, Université Toulouse – Jean Jaurès , 3.-5. Dezember 2026
Ziel dieser wissenschaftlichen Veranstaltung ist es, einen Vergleich der Ansätze zur Analyse der gesprochenen Sprache auf verschiedenen Ebenen (global, areal und lokal) innerhalb von vier großen europäischen Sprachräumen (französischsprachig, deutschsprachig, englischsprachig und italienischsprachig) zu erstellen. Diese Tagung zielt darauf ab, die gegenseitigen Einflüsse, Anpassungen und sogar Widerstände zu untersuchen, welche die bedeutenden Theorien zur Analyse gesprochener Sprache, oft angelsächsischer Herkunft, in den europäischen Wissenschaftskulturen hervorrufen (ohne andere Ansätze auszuschließen, werden wir uns hauptsächlich auf die Konversationsanalyse / Interaktionale Linguistik, die Variations-/Varietätenlinguistik sowie Variationist Sociolinguistics und die Diskursanalyse konzentrieren).
Diese Tagung zielt darauf ab, fünf strukturierende Bereiche der Forschung zur gesprochenen Sprache und mündlichen Kommunikation unter die Lupe zu nehmen, die aus der Perspektive verschiedener Theorien und Methodologien betrachtet werden. Um einen fruchtbaren Austausch zwischen den Referentinnen und Referenten zu ermöglichen, möchten wir einen Reflexionsrahmen schaffen, der sich in zwei epistemologischen Hauptfragen zusammenfassen lässt:
-
Verbreitung und Transfer von Theorien: Aneignung, Anpassung, Ablehnung oder Neuformulierung von Theorien.
-
Forschungspraktiken vor Ort und wissenschaftliche Zusammenarbeit innerhalb und zwischen Sprachräumen.
Innerhalb jedes Themenbereichs steht es den Referent*innen frei, sich auf ein mündliches oder multimodales Korpus und ein sprachliches Phänomen ihrer Wahl zu stützen, sofern sie einen reflexiven Ansatz zur wissenschaftlichen Kultur, die ihnen als Rahmen dient, verfolgen und die verwendeten Theorien und Methoden hervorheben. Den Auftakt jeder Sektion bildet ein Plenarvortrag von Forschenden aus einem der Länder, die im Zentrum der Tagungsdiskussionen stehen (Deutschland, Österreich, Belgien, Frankreich, Italien, Schweiz, Vereinigtes Königreich).
Das Komitee begrüßt insbesondere Vorschläge, die linguistische Analyse und epistemologische Reflexion miteinander verbinden: Verbreitung oder Neudefinition von Methoden, Unterschiede zwischen disziplinären Traditionen, Kontexteffekte bei der Übernahme von Tools oder Begriffen. Ein Augenmerk auf Variation (diastratisch, diaphasisch, diatopisch), Interaktionsmanagement oder Sprachpraktiken in einer Perspektive, die dem Vergleich zwischen Sprachen, Disziplinen oder wissenschaftlichen Kulturen offensteht, wird besonders wertgeschätzt.
Christian Fandrych (Universität Leipzig)
Ulrike Freywald (Universität Münster)
Caterina Mauri (Università di Bologna)
Aliyah Morgenstern (Université Sorbonne Nouvelle)
Termine und Modalitäten der Beitragseinreichung:
Bitte schicken Sie Ihren Beitragsvorschlag (Titel, Stichwörter und Abstract von max. 500 Wörter, exklusive Literaturverzeichnis) sowie die Angaben zu Ihrer Person (Status, institutionelle Zugehörigkeit und die wichtigsten Veröffentlichungen) bis zum 3. April 2026 an colloque.toulouse.2026@gmail.com.
Doktorand*innen und Masterstudierende sind zudem herzlich dazu eingeladen, ein Poster statt ein Abstract einzureichen.
Tagungssprachen: Deutsch, Englisch, Französisch und Italienisch.
CfP : Global, areal, lokal: gesprochene Sprache in verschiedenen Wissenschaftskulturen CfP_Oral_2026_Toulouse_extended
Poste d’ATER en allemand à l’Université de Haute-Alsace, Mulhouse
L’Institut d’études allemandes (IEA) de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse cherche pour le 1er septembre 2026 une ou un ATER en études germaniques :
Vous trouverez ici la fiche de poste :
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter François Danckaert (francois.danckaert(arobase)uha.fr) et Judith Syga-Dubois (judith.syga-dubois(arobase)uha.fr).
Chaire Maurice Halbwachs – Wuppertal
La Chaire Maurice Halbwachs, ancrée au sein de la Faculté des sciences humaines et culturelles de l’Université de Wuppertal, est mise au concours pour la quatrième fois pour une durée d’un an (1er septembre 2026-31 août 2027). Elle s’adresse à un ou une professeur(e) invité(e) venu(e) d’une université (ou autre organisme de recherche équivalent) française, et issu(e) de l’une des disciplines suivantes : lettres modernes, littérature comparée, histoire, philosophie, culture, civilisation et études germaniques. La date limite pour candidater est le 15 avril 2026 sur https://stellenausschreibungen.uni-wuppertal.de .
Poste d’ATER – département d’études germaniques, Paris 8
Le département d’études germaniques de l’université Paris 8 recrute un.e ATER pour la rentrée 2026
Les candidatures sont ouvertes sur Galaxie et le site de l’université Paris 8 du 16 mars au 13 avril 2026.
Profil du poste: Enseignement de l’allemand,culture et société, LLCER-EEI, LEA, CDL (A1-B1)
Journée d’étude « La critique d’art dans l’espace européen, d’une langue à l’autre » 19 novembre 2026 – Université Rennes 2
Dans le cadre de l’axe 4 du CELLAM, une journée d’étude sera consacrée à la critique d’art, abordée dans une perspective interlinguistique et interculturelle. Après une première journée consacrée à la critique musicale, nous organisons le 19 novembre prochain une deuxième journée consacrée aux arts plastiques avant une troisième journée sur la critique littéraire. Il s’agira d’étudier la manière dont la critique publiée dans un espace linguistique donné sélectionne des œuvres produites dans un espace linguistique et culturel différent et en rend compte. Pourront être abordés aussi bien des textes publiés dans la presse quotidienne ou dans des revues spécialisées que des critiques insérées dans le cadre plus vaste de récits de voyage ou de mémoires. Les contributions s’attacheront à analyser la façon dont la critique aborde l’altérité culturelle, les stratégies discursives qu’elle met en œuvre pour tenter soit d’atténuer cette altérité, soit de la mettre en exergue, et les objectifs qu’elle s’assigne (découverte de nouveaux univers, recherche de l’exotisme ou de l’étrangeté, assimilation et récupération, rejet au nom d’une supposée supériorité nationale…). À travers des études de cas empruntés à divers espaces culturels européens et à des époques pouvant aller du xviiie au xxie siècle, on cherchera à montrer de quelle manière se constitue un espace de discussion international et comment la critique rend compte, à partir de son propre système de valeurs et de ses a priori esthétiques, et en fonction d’un horizon d’attente spécifique, de produits artistiques et littéraires conçus dans un contexte plus ou moins éloigné. Les arrière-plans idéologiques et politiques, qui jouent souvent un rôle décisif dans les choix esthétiques défendus pas la critique (par exemple chez Roman Rolland) devront être également pris en compte. On s’attachera à montrer comment, par ses choix et ses appréciations, la critique internationale a pu favoriser ou, à l’inverse, entraver la circulation des œuvres dans l’espace européen (on pensera par exemple au rôle joué par Berta Zuckerkandl pour la promotion de l’œuvre de Rodin en Autriche). On montrera comment elle peut également, par des mécanismes de transfert culturel, donner de nouvelles impulsions à la création autochtone. On pensera ainsi, pour les arts plastiques, à l’influence des discours sur la peinture italienne (Raphaël) dans les différents espaces européens ou bien, dans le domaine littéraire, aux récits d’E.T.A. Hoffmann, dont la réception par la critique hexagonale est à l’origine d’un discours critique typiquement français sur le genre fantastique (assorti d’une impressionnante vague de création littéraire), alors que la notion est presque absente des discours tenus outre-Rhin. On pourra également penser, concernant l’art des sons, au rôle joué par les critiques consacrées par Théophile Gautier aux opéras de Rossini et de Donizetti dans l’acclimatation des opéras italiens au sein de l’espace francophone, et à la façon dont elles ont informé les goûts musicaux français, influençant au final la production musicale autochtone. Il faudra bien évidemment prendre en compte la question de la traduction, qu’il s’agisse de la traduction de certaines notions esthétiques (pouvant éventuellement donner lieu à des contresens productifs) ou bien de la parution de critiques étrangères traduites dans des publications autochtones : on examinera alors les points de divergence et les points de convergence entre la critique locale et la critique « importée ». Les exemples ici donnés visent seulement à stimuler la réflexion et ne sauraient être entendus comme contraignants ou limitatifs.
Les propositions de communication (titre plus bref résumé) doivent être envoyées pour le 15 mai 2026 à l’une des deux adresses suivantes :
jean-francois.candoni@univ-rennes2.fr
Poste de lectrice/lecteur d’allemand à l’Université de Haute-Alsace, Mulhouse
L’Institut d’études allemandes (IEA) de l’Université de Haute-Alsace à Mulhouse cherche pour le 1er septembre 2026 une lectrice ou un lecteur d’allemand :
Vous trouverez ici la fiche de poste :
file:///C:/Users/FLSH/Downloads/offre-d-emploi-n-2026-1-lect.pdf
La date limite d’envoi des dossiers est le 2 avril 2026.
Pour toute information complémentaire, contactez François Danckaert (francois.danckaert(arobase)uha.fr) et Judith Syga-Dubois (judith.syga-dubois(arobase)uha.fr).
Soutenance de HDR, Fanny Platelle, Université de Lorraine (Metz), 20/03/2026
Fanny Platelle, maîtresse de conférences à l’Université Clermont Auvergne, présentera ses travaux en vue de l’obtention de l’habilitation à diriger des recherches en études germaniques (littérature autrichienne)
le 20 mars 2026 à 14h à l’Université de Lorraine à Metz (Espace Rabelais, Île du Saulcy, bâtiment D – Sciences humaines et sociales, salle 0.20).
Le dossier est intitulé :
Comédie populaire viennoise et théâtre européen aux XVIIIe et XIXe siècles
Il comprend un document de synthèse, une sélection d’articles et de contributions, une monographie publiée (Ferdinand Raimund et le renouvellement de la féerie viennoise, Peter Lang, 2021) et un manuscrit inédit : Traduction et adaptation de sources françaises dans la comédie viennoise des théâtres des faubourgs, 1800-1870.
Le théâtre des faubourgs de Vienne (Wiener Vorstadttheater) a longtemps été considéré comme un genre original, les études soulignant son enracinement local et son caractère national. Les travaux réunis dans le dossier visent au contraire à mettre en évidence l’articulation entre l’ancrage local urbain et la dimension internationale des comédies jouées sur les scènes des faubourgs viennois aux XVIIIe et XIXe siècles, tout en prenant en compte leurs spécificités.
Ce projet s’articule autour de trois axes : 1) vertical : explorer les relations entre la comédie ‘populaire’ viennoise et le théâtre ‘classique’ (canonique) autrichien et européen ; 2) horizontal : mettre en lumière les interactions entre le théâtre des faubourgs de Vienne et la société de l’époque, notamment par une approche sociopoétique ; 3) transnational : analyser les échanges culturels et littéraires entre les théâtres de divertissement viennois et parisiens, dans une démarche qui relève des transferts culturels et de la traductologie comparée.
Les études réunies dans le dossier s’efforcent ainsi de décloisonner, de dé-localiser le théâtre des faubourgs viennois et de l’inscrire dans une histoire transnationale et mondiale du théâtre.
Le jury est composé de :
- Éric Leroy du Cardonnoy, Professeur à l’Université de Caen Normandie, rapporteur
- Anne Feler, Professeure à l’Université de Lorraine (Metz), présidente
- Sylvie Grimm-Hamen, Professeure à l’Université de Lorraine (Nancy), examinatrice
- Marc Lacheny, Professeur à l’Université de Lorraine (Metz), garant
- Sylvie Le Moël, Professeure à Sorbonne-Université, rapporteure
- Jean-Claude Yon, Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études – Paris Sciences et Lettres, rapporteur
- Karl Zieger, Professeur émérite à l’Université de Lille, examinateur
Journées d’études doctorales / DoktorandInnentagung Vienne : art-s-pentages d’une ville-monde Wien: Kunst- und Grenzwanderungen durch eine Weltstadt – 15 et 16 octobre 2026 (Université Toulouse – Jean Jaurès)
Vienne : art-s-pentages d’une ville-monde
« In dieser Einheit bin ich zu mir gekommen, und ich kenne mich aus in ihr, oh, und wie sehr, denn der Ort ist im Großen und Ganzen Wien. »
Ingeborg Bachmann
« Die Straßen Wiens sind mit Kultur gepflastert. Die Straßen anderer Städte mit Asphalt. »
Karl Kraus
Parcourir Vienne, c’est se confronter aux arts à chaque coin de rue, depuis les atlantes alanguis jusqu’aux ors de la Karlskirche, des chefs d’œuvre du Museumsquartier jusqu’au miroitement du dôme de la Sécession. Les strates séculaires s’entrecroisent, offrant au promeneur des sensations toujours renouvelées et éveillant sa curiosité. De fait, Vienne est une ville aux multiples visages, qui a su concilier les particularismes et l’universalité : Weltstadt, capitale au cœur de la Mitteleuropa, foisonnement d’identités et d’influences, mais aussi Kunststadt, ville de création, berceau de plusieurs mouvements artistiques et intellectuels, point de départ ou d’arrivée de nombreux artistes qui y ont trouvé une source d’inspiration.
Souhaitant mettre en regard ces deux perspectives, celle de la ville des arts et celle de la ville- monde, notre manifestation se propose comme un art-pentage de Vienne. Arpenter, c’est-à-dire explorer l’espace physique de la ville et son lien aux arts, mais aussi découvrir l’espace mythique que la création artistique y a construit. L’objectif est d’aboutir à une cartographie artistique de la capitale autrichienne. On entend par là mettre en avant les liens entre les arts et les lieux ; se demander comment les arts à Vienne s’inscrivent dans un paysage réel, social, culturel, politique, toujours en mouvement ; retrouver les carrefours humains, sociaux, moraux, que les œuvres représentent dans leur contenu ou dans le processus de leur création; voir comment le cadre devient le contenu, dans une mise en abyme permanente ; explorer les grandes artères empruntées par les artistes, mais aussi celles qu’ils ont volontairement quittées ; suivre l’évolution de la limite entre la réalité de la ville et son image, sur le fil de laquelle évolue la création artistique.
On pourra ainsi se demander quelles frontières linguistiques, ethniques, culturelles les arts ont permis de dépasser à Vienne, pour faire de la ville un carrefour de pensées et de modes d’expression. Claudio Magris voyait sa démarche littéraire comme « un voyage que l’on entreprend dans le but de se libérer de ce “mythe de l’autre côté”, de comprendre que chacun se trouve tantôt ici et tantôt là, que chacun est l’Autre ». L’art viennois a justement souvent été le fruit d’un enchevêtrement de courants philosophiques, littéraires, scientifiques. Celui que l’on désigne aujourd’hui par l’expression de modernité viennoise est peut-être le plus célèbre, cependant, l’histoire ancienne et récente de la ville offre de nombreux exemples moins connus, mais tout aussi intéressants, de créations artistiques se faisant l’écho d’un dépassement de frontières entre individus ou entre groupes. Les multiples manifestations internationales contemporaines dans les domaines de la danse, de la photographie, ou de l’architecture en sont un reflet parlant. D’autres créations sont moins médiatisées, par exemple dans les arts de la rue ou la musique électronique, mais n’en sont pas moins la traduction de cette ouverture culturelle.
On pourra également se demander comment la ville a constamment modelé les cadres de sa propre image à partir d’un terreau artistique. En effet, si les arts habitent la ville, l’inverse est vrai aussi, de sorte que l’idée et l’image de Vienne se trouvent au cœur de nombreuses œuvres littéraires, musicales, cinématographiques… Le Danube (beau et bleu), les vignobles de Grinzing, les palais de la Ringstraße ne sont pas seulement des éléments de la géographie urbaine, il s’agit aussi de constructions mentales, de mythèmes alimentés en permanence par la création artistique afin de représenter une certaine image de la ville. Loin d’être l’apanage d’une époque baroque ou romantique, ce modelage de l’identité de la ville concerne également les générations actuelles, confrontées au topos parfois imposant de la Kunststadt Wien, ou les artistes qui, de tout temps, ont quitté et retrouvé Vienne ailleurs pour en faire résonner un certain langage artistique sous d’autres cieux. Le concept même de Kunststadt, mais aussi ceux de Musikstadt ou de Kulturhauptstadt, pourront être interrogés dans ce sens, afin de déterminer les contours de l’image de la ville et ce qu’ils ont de construit historiquement.
L’arpentage n’est pas qu’une déambulation, il consiste aussi à prendre des mesures, définir des bornes, et c’est précisément ce que la création artistique a permis à Vienne, où les artistes ont constamment repoussé les limites de la norme esthétique, au point de faire évoluer la définition même de l’art. Aussi bien le classicisme que les avant-gardes ont eu leurs représentants viennois et on peut même avancer que ces catégories ont souvent été fondamentales dans le façonnage du paysage artistique local. Ainsi, des artistes, mais également des philosophes, des critiques, des fondateur·ices de mouvements intellectuels, ont fait de Vienne un laboratoire de la pensée esthétique. Karl Kraus, qui tournait en dérision l’amour de ses concitoyen·nes pour l’art tout en étant lui-même écrivain, offre un exemple frappant de la porosité des frontières de l’art qui caractérise Vienne.
Ainsi, du local à l’universel, du particulier au plurinational, les frontières se déplacent continuellement dans et autour des arts à Vienne, appelant une discussion transdisciplinaire et transculturelle. C’est dans cette perspective que le Centre de Recherches et d’Études Germaniques (CREG) de l’Université Toulouse – Jean Jaurès invite les doctorant·es intéressé·es à se manifester afin d’explorer, d’arpenter, parcourir les multiples facettes artistiques de Vienne, dans une discussion en rhizome croisant histoire, littérature, philosophie, recherche–création, musicologie, architecture…
Modalités pratiques :
Les propositions de communication (250 mots environ), en français, allemand ou anglais, suivies d’une courte notice bibliographique, sont à envoyer à art.pentage.vienne@gmail.com pour le 30 avril 2026. Elles pourront aussi prendre des formes plus originales dans l’esprit de la recherche-création – créations digitales, performances… Une participation à distance est possible.
Wien: Kunst- und Grenzwanderungen durch eine Weltstadt
„In dieser Einheit bin ich zu mir gekommen, und ich kenne mich aus in ihr, oh, und wie sehr, denn der Ort ist im Großen und Ganzen Wien.“
Ingeborg Bachmann
„Die Straßen Wiens sind mit Kultur gepflastert. Die Straßen anderer Städte mit Asphalt.“
Karl Kraus
Wien zu erkunden, bedeutet, an jeder Straßenecke mit Kunst konfrontiert zu werden, von den lässigen Atlanten bis zum Gold der Karlskirche, von den Meisterwerken des Museumsquartiers bis zum Schimmern der Blattwerk-Kuppel der Secession. Die über Jahrhunderte gewachsenen Schichten verweben sich miteinander, bieten dem Spaziergänger stets neue Eindrücke und wecken seine Neugier. Wien ist tatsächlich eine facettenreiche Stadt, die es verstanden hat, Besonderheiten und Universelles miteinander zu verknüpfen: Welt- und Hauptstadt im Herzen Mitteleuropas, ein Ort vielfältiger Identitäten und Einflüsse, aber gleichzeitig Kunststadt, Wiege mehrerer künstlerischer und intellektueller Bewegungen, Ausgangspunkt wie auch Ziel vieler KünstlerInnen, die hier eine Quelle der Inspiration gefunden haben.
In der Absicht, diese beiden Perspektiven – jene der Kunststadt und jene der Weltstadt – einander verschmelzend und abgrenzend gegenüberzustellen, versteht sich unsere Tagung als eine „künstlerische Vermessung” Wiens, ausgedrückt durch das französische Wortspiel zwischen « art » („Kunst”) und « arpentage » („Vermessung”). « arpenter », also „vermessen”, bedeutet hier, den physischen Raum der Stadt und ihre Verbindung zu den Künsten zu erkunden, aber auch den mythischen Raum entdecken, den das künstlerische Schaffen dort gestaltet hat. Das Ziel ist die Erstellung einer künstlerischen Kartografie der österreichischen Hauptstadt. Wir möchten dadurch die Verbindungen zwischen den Künsten und der Topographie unterstreichen; erörtern, wie die Künste in Wien eine reale, soziale, kulturelle, politische Landschaft prägen, die in permanenter Bewegung ist; nachvollziehen, wie die Inhalte und der Schöpfungsprozess der Werke die Begegnung verschiedenster sozialer Milieus und Normen widerspiegeln; zeigen, wie der Rahmen zum Inhalt wird, als Bild im Bild; auf der Ringstraße spazieren, auf der die KünstlerInnen so gerne bummelten oder die sie bewusst verlassen haben; die Entwicklung der Grenze zwischen der Realität der Stadt und ihrem Bild nachzeichnen – auf jenem schmalen Grat, auf dem sich das künstlerische Schaffen bewegt.
Es stellt sich also die Frage, welche sprachlichen, ethnischen und kulturellen Grenzen die Künste in Wien zu überwinden hatten, um aus der Stadt eine Schnittstelle der Denkweisen und Ausdrucksformen zu machen. Claudio Magris betrachtete seinen literarischen Ansatz als
„Reise auf der Suche nach Entzauberung dieses Mythos der anderen Seite”, um zu verstehen, dass jeder sich mal hier mal da befindet, dass jeder der Andere ist. Die Kunst in Wien entstand oft als Begegnung philosophischer, literarischer und wissenschaftlicher Bewegungen. Was man heute unter dem Begriff der „Wiener Moderne” versteht, ist vielleicht das berühmteste Beispiel dafür. Doch die alte, aber auch die neuere Geschichte der Stadt zeigt viele weniger bekannte und dennoch genauso bedeutende Kunstwerke, die eine Grenzüberschreitung zwischen Individuen oder Gruppen darstellen. Die zahlreichen internationalen Veranstaltungen im Bereich Tanz, Fotografie oder Architektur symbolisieren diese künstlerische Dynamik. Weitere Bereiche, wie zum Beispiel Street-Art oder Elektro-Musik, weisen ebenfalls auf diese Offenheit hin, obwohl sie weniger mediatisiert werden.
Es kann außerdem überlegt werden, wie die Stadt ständig den Rahmen ihres eigenen Images, verstanden als Ergebnis eines künstlerischen Prozesses, verändert hat. Denn wenn Künste die Stadt bewohnen, gilt zugleich das Gegenteil, so dass der Begriff und das Bild Wiens Stoff für zahlreiche Kunstwerke der Literatur, der Musik oder des Kinos angeboten haben. Die (schöne blaue) Donau, die Grinzinger Weinberge, die Paläste der Ringstraße sind nicht nur Teile eines Stadtraumes, sondern auch Elemente einer kognitiven Karte, also eines Mythos, der von der Kunst immer neu geschaffen wird, um eine besondere Idee der Stadt zu vermitteln. Die barocke oder romantische Kunst haben zuerst diese Formung der Stadtidentität verursacht, jetzt muss sich aber die junge Generation dem manchmal imposanten Topos der
„Kunststadt Wien“ anpassen, genauso wie die KünstlerInnen, die sehr oft Wien verlassen haben, um die Stadt vor einem anderen Hintergrund wiederzufinden und ihren künstlerischen Nachhall in anderen Orten zum Klingen zu bringen. Sogar die Begriffe von „Kunststadt, „Musikstadt“ oder „Kulturhauptstadt“ können in dieser Hinsicht untersucht werden, damit der historische Lauf ihrer Konstruktion besser verstanden wird.
Bei einer Kunst- und Grenzwanderung geht es nicht nur um ein Wandern, sondern auch um ein Vermessen, eine Grenzfeststellung, und übrigens hat immer eine der Aufgaben der Kunst in Wien darin bestanden, die Ränder der ästhetischen Norm immer infrage zu stellen und die Definition der Kunst weiter zu entwickeln. Klassizismus sowie Avantgarde haben Wiener VertreterInnen gehabt und man könnte eben behaupten, dass diese Kategorien wesentlich für die Entwicklung der lokalen Kunstlandschaft gewesen sind. So haben PhilosophInnen, KritikerInnen, GründerInnen von Kunstbewegungen aus Wien ein Experimentierfeld für das ästhetische Denken gemacht. Karl Kraus, der die Kunstbegeisterung seiner MitbürgerInnen voller Ironie verhöhnte und dies, obwohl er selbst als Schriftsteller künstlerisch tätig war, bietet ein prägnantes Beispiel für jene Durchlässigkeit der Grenzen des Künstlerischen, die Wien in besonderer Weise auszeichnet.
So gelangen wir vom Lokalen zum Universellen, vom Plurinationalen zum Singulären; die Grenzen innerhalb und im Umfeld der Wiener Künste verschieben sich fortwährend und fordern zu einer transdisziplinären wie transkulturellen Auseinandersetzung auf.
In dieser Hinsicht lädt das Centre de Recherches et d’Études Germaniques (CREG, Université Toulouse – Jean Jaurès) interessierte DoktorandInnen ein, sich zu bewerben, um die vielfältigen künstlerischen Facetten Wiens zu erforschen, zu vermessen, in einer sich rhizomatisch verknüpfenden Debatte. Beiträge aus den Bereichen Geschichte, Literaturwissenschaft, Philosophie, Kunst- und Musikwissenschaft, Architektur sowie im Sinne der „Kreativen Forschung” sind ausdrücklich willkommen.
Einreichungsmodalitäten:
- Aufsätze von 250 Wörtern
- Sprachen: Deutsch, Französisch oder Englisch
- Beizufügen ist eine kurze bibliographische Notiz
- Einsendeschluss: April 2026
- Adresse: pentage.vienne@gmail.com
- Neben klassischen Vortragsformaten können auch alternative Formen im Sinne der Kreativen Forschung eingereicht werden (digitale Projekte, Performance, hybride Formate).
- Auch die Online-Teilnahme ist möglich.
Organisation :
Sabine Aussenac, UT2J Alice Dartmann, UT2J Thomas Giraud, UT2J Michi Weinert, UT2J
Comité scientifique / Wissenschaftlicher Beirat :
Florence Bancaud, Aix Marseille Université Jacques Lajarrige, UT2J
Hélène Leclerc, UT2J
Stéphane Pesnel, Sorbonne Université
Journées d’études doctorales CREG octobre 2026 – français et allemand
