Tous les articles par Bénédicte Terrisse

Colloque “Judith Schalansky ou le livre mémoire du monde”_Paris_18 et 19 janvier 2024

Les jeudi 18 et vendredi 19 janvier 2024 se tiendra à Paris un colloque intitulé “Judith Schalansky ou le livre mémoire du monde”

En présence de Judith Schalansky

Organisation:
– Mandana Covindassmay, ENS, Paris
– Agathe Mareuge, Sorbonne Université / Bergische Universität Wuppertal
– Bénédicte Terrisse, Nantes Université / délégation UMR 8547 Pays Germaniques

URL de référence: https://www.translitterae.psl.eu/judith-schalansky-ou-le-livre-memoire-du-monde/

Page de l’éditeur pour la traduction française  de “Verzeichnis einiger Verluste” par Lucie Lamy: https://ypsilonediteur.com/catalogue/inventaire-de-choses-perdues

Programme_Schalansky_Colloque

Jeudi 18 janvier – Maison Heinrich Heine

(salle Alfred Grosser, Cité universitaire 27C bld Jourdan, 75014 Paris)

10h-10h30      Accueil et introduction

Mandana Covindassamy, Agathe Mareuge, Bénédicte Terrisse

Présentation: Mandana Covindassamy

10h30-11h30 Conférence inaugurale

Monika Schmitz-Emans (Bochum)

Melancholie und Verheißung des Buchs. Zur Buchgestaltungskunst von Judith Schalansky

Modération : Ralph Winter

11h45-12h15  Odile Chatirichvili (Toulouse)

Méduses, coelacanthes et titres courants. Enjeux sémiotiques et éditoriaux des espaces de la page dans Der Hals der Giraffe

12h15-12h45  Jing Guo (Kiel)

Judith Schalanskys Verzeichnis einiger Verluste im Licht der Ästhetik der Dunkelheit und des Schattens

12h45-13h      Discussion

 Modération: Charlotte Krauss

14h30-15h      Eckhard Schumacher (Greifswald)

Fluchtpunkt Ostsee. Über Matrosen, Inseln und die Farbe Blau bei Judith Schalansky

15h-15h30      Angela Gencarelli (Graz)

Verzeichnis einiger Tierverluste. Das Artensterben in ausgewählten Texten und Bildern von Judith Schalansky

15h30-15h45  Discussion

 Modération: Agathe Mareuge

 16h15-16h45 Karine Winkelvoss (Rouen)

Désastre, astérisque, désir

16h45-17h15  Laura Reiling (Essen)

Überdauern lassen. Schalanskys buchförmiges Verzeichnen und die Future Library

17h15-17h30 Discussion

Modération: Franziska Humphreys

19h      Lecture bilingue  Judith Schalansky & Lucie Lamy

 

Vendredi 19 janvier – École Normale Supérieure

 Salle Dussane, Ecole Normale Supérieure – PSL, 45 rue d’Ulm, 75005 

 

Modération: Bénédicte Terrisse

9h00-9h30      Charlotte Krauss (Poitiers)

„Die Insel ist ein theatraler Raum“. Judith Schalanskys Atlas der abgelegenen Inseln als intermediales Dispositiv

9h30-10h        Vera Jürgens (Osnabrück)

Der Hals der Giraffe als Schulbuch im Kontext der Schulliteratur. Zur Buchgestaltung eines literarischen Genres

10h-10h15      Discussion

Modération: Eckhard Schumacher

 10h45-11h15  Lilla Balint (Berkeley)

Das Buch als Medium des Anthropozäns bei Judith Schalansky

11h15-11h45 Elisabeth Flucher (Siegen)

Das Buch als utopischer Ort des Erinnerns – Melancholie der Materialität in Judith Schalanskys erkundendem Erzählen

11h45-12h00 Discussion

Modération: Jean-François Laplénie

14h-14h30      Mandana Covindassamy (Paris)

Judith Schalanskys Karten

14h30-15h      Ralph Winter (Besançon)

Praktiken der Darstellung und Inszenierung von Wissen bei Judith Schalansky

15h-15h15      Discussion

 

 

Adhésion AGES 1er sept. 2023- 31 août 2024_délai 1er décembre 2023

Vous trouverez en document joint le formulaire pour l’adhésion 2023-2024 (cliquez sur l’un des deux liens au bas de cette page).

Nous vous prions de bien vouloir l’imprimer et le retourner à

Delphine CHOFFAT

Trésorière de l’AGES

6 rue Soubzmain

44000 NANTES

 

Les tarifs de l’adhésion à l’AGES restent inchangés cette année: ils s’élèvent à 40 euros pour les titulaires et à 15 euros pour les doctorant.e.s et autres personnels précaires. Merci de tenir compte de ces modifications en effectuant votre paiement. Il est aussi possible de devenir “membre bienfaiteur” de l’AGES en versant une contribution supérieure à 40 euros (montant libre).

Vous avez également la possibilité de vous acquitter de votre cotisation par virement  bancaire. Les coordonnées bancaires de l’AGES figurent dans le formulaire joint. Ce dernier, dûment rempli et assorti obligatoirement de votre signature électronique, doit ensuite être retourné par mail à l’adresse suivante :

delphine.choffat@sorbonne-universite.fr

 

Cliquez sur ce lien pour télécharger le bulletin d’adhésion (format .doc)

Cliquez ici pour télécharger le bulletin d’adhésion (format pdf)

Audrey Giboux, Mathilde Labbé (dir.), Walter Benjamin ou les pouvoirs critiques de l’image, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2023

Audrey Giboux, Mathilde Labbé (dir.), Walter Benjamin ou les pouvoirs critiques de l’image, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, 2023.

380 pages
Prix: 20 €

Lien vers l’éditeur

Résumé

Walter Benjamin, dont la stature philosophique est unanimement célébrée, ne mérite-t-il pas aussi d’être pleinement reconnu en tant qu’écrivain ? Son œuvre, au confluent de la philosophie, de la critique et de la création littéraire, en appelle à une approche elle-même pluridisciplinaire, que ce volume entend mettre en œuvre. Parmi les traits qui caractérisent l’écriture de Benjamin, l’usage d’images originales – métaphores, allégories, symboles – et de ce qu’il nomme les « images de pensée » tranche avec un certain canon de l’écriture philosophique. Or, si la pensée benjaminienne de l’image visuelle a été souvent commentée, son usage des images textuelles, littéraires ou philosophiques, l’est beaucoup moins. Suggestives et stimulantes, elliptiques et hermétiques, ces images s’inscrivent dans une dynamique de renouvellement de la pensée critique en libérant la dimension créatrice de l’écriture, nous invitant à une lecture poétique et esthétique.

L’objectif de ce volume est ainsi d’attirer l’attention sur le pouvoir critique des images benjaminiennes, afin d’analyser leur efficacité discursive, leur caractère irréductible au concept et leur valeur à la fois philosophique et littéraire.

Le volume contient plusieurs contributions de membres de l’AGES:

Sommaire

Introduction
Audrey Giboux et Mathilde Labbé

– Préface. Benjamin : matériaux poétiques pour une théorie de la métaphore
Patricia Lavelle et Marc de Launay

Partie 1 : Philosophie et politique

– Politique de l’image. Dispersion et image dialectique chez Benjamin
Gérard Raulet

– Poétique et politique de l’image dialectique chez Benjamin : pour un nouveau concept d’art au XXe siècle
Frédérik Detue

– Les ruines, facies benjaminiana de l’Histoire. Remarques sur l’image des ruines dans Origine du drame baroque allemand et Le Livre des passages
Christophe David

– Le médium dialectique ou l’imaginaire en acte chez Benjamin : quelques métaphores socio-politiques par-delà la pensée marxiste
Ivan Gros

– L’infrastructure de la métaphore : le matérialisme esthétique de Benjamin
Georg Otte

Partie 2 : Langage, traduction, herméneutique

– Benjamin : le langage et ses figures
Marc de Launay

– L’écriture magique chez Benjamin
Pierre Rusch

– De la langue messianique à la question de la critique chez Benjamin
Maria João Cantinho

– Renouer avec un texte absent : penser l’hermétisme de la critique benjaminienne avec Kafka
Yuna Visentin

Partie 3 : La modernité et sa critique

– Jugendstil et critique de la Modernité chez Benjamin
Marino Pulliero

– « Il faut montrer la transformation de la fonction de l’allégorie dans l’économie marchande » : l’impulsion critique de la réception benjaminienne de Baudelaire
Robert Krause

– Entre Niépce et Nietzsche : déclin de l’aura et montée du simulacre dans la modernité littéraire selon Benjamin
Patrick Thériault

– Le développement photographique de la métaphore benjaminienne
Camille Debrabant

– « Le choc ». De la transposition d’une métaphore chez Benjamin et Kracauer
Stephanie Baumann

Partie 4 : Écriture et création

– Métaphorique érotique et création artistique : de Rickert à Benjamin
Patricia Lavelle

– Benjamin : image et théorie
Anne Roche

– Benjamin et les métaphores surréalistes de la ville
Stéphane Massonet

– « Du lierre autour d’un pan de mur » : Benjamin, le racontage, les proverbes et le « regard sans logis »
Serge Martin

– Esthétique de la monade dans Enfance berlinoise vers 1900
Marta Sábado Novau

– Revizor malgré lui. Sur le Journal de Moscou de Benjamin
Serguei Fokine

Présentation Walter Benjamin ou les pouvoirs critiques de l’image

 

 

 

 

 

Volker Braun_Luf-Passion_Rencontre avec Jean-Paul Barbe_Nantes Université_mardi 23 mai_17h

Jean-Paul Barbe vient présenter sa dernière traduction de Volker Braun.
Il s’agit du texte “Luf-Passion” qui paraît sous le titre “Grande pirogue en souffrance” aux éditions nantaises Bardane
  • mardi prochain, 23 mai 2023, de 17h à 19h,
  • au château du Tertre, salle 103 (Campus Tertre, Nantes Université)
  • Organisation: Henning Fauser, Bénédicte Terrisse
Voici sa présentation:

La carte de l’histoire du colonialisme européen se complète peu à peu. L’Allemagne est réputée y avoir participé peu et tard, hormis le génocide des Héréros et Namas. Or dans le Berlin actuel, la très controversée réplique de l’ancien Château des rois de Prusse devenus empereurs, abritant désormais les anciennes collections ethnographiques des colonies allemandes, a fait surgir discussion et polémique. Il a existé ainsi en effet, chapitre ignoré, une Mélanésie allemande, brutalement exploitée.

Un écrivain connu pour la vigueur de sa critique sociale au fil des régimes politiques, Volker Braun, a choisi de traiter ce sujet sous la forme d’un court pamphlet poétique : Luf-Passion, (Grande Pirogue en Souffrance, titre français) qui est articulé autour d’une pirogue d’apparat, dernière trace d’une vie sociale élaborée, que la tradition muséographique présente volontiers comme un simple exemple d’une civilisation mortelle, alors que sa présence signe l’anéantissement d‘une culture.

L’oeuvre est un patchwork, prose et vers, fragments de correspondance de l’époque, citations de Diderot, visions à la Pasolini. La traduction française qui paraît courant mai aux éditions Bardane comprend une introduction du traducteur, Jean-Paul Barbe et, éclairant la genèse de l’oeuvre, des fragments inédits tirés des Arbeitsbücher, « livres de travail » que V. Braun tient depuis cinquante ans. On y relèvera qu’il conçut la première idée d’un texte sur ce sujet lors d’une visite du Mémorial de l’esclavage, à Nantes en 2016.

Plus d’information sur : https://crini.univ-nantes.fr/activites/seminaire-chercheur-e-s-traductrices-traducteurs-6

Vous êtes toutes et tous très chaleureusement invité.e.s !

(Séminaire Archives Manquantes): Sibylle Goepper_Le fonds Jan Faktor de l’Académie des arts de Berlin: une entrée dans les archives éphémères de la Prenzlauer Berg-Szene?_Nantes Université & Zoom, 12 mai, 14h30)

Pour sa troisième séance, le séminaire “Archives manquantes? Les archives et la construction de l’histoire littéraire et culturelle dans l’espace germanophone depuis 1945” accueille Sibylle Goepper (Université Jean Moulin – Lyon III / IETT): « Le fonds Jan Faktor de l’Académie des arts de Berlin: une entrée dans les archives éphémères de la Prenzlauer Berg-Szene? » La séance sera animée par Bénédicte Terrisse (Nantes Université, CRINI).

Carte d'invitation de Jan Faktor à une lecture
Carte d’invitation de Jan Faktor à une lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand? 12 mai 2023, 14h30-17h.

Où? Château du Tertre (rez-de-chaussée), Campus Tertre, Chemin de la Censive du Tertre, 44300 Nantes.

Comment y aller? Tram ligne 2, arrêt “Audencia”.

Le séminaire a lieu en hybride. Nous serons heureux.ses de votre présence à Nantes, cependant vous pouvez aussi vous connecter par zoomhttps://univ-nantes-fr.zoom.us/j/84533401158 (ID de réunion : 845 3340 1158).

RÉSUMÉ

Si elle suscite depuis plusieurs décennies l’intérêt des études germaniques françaises et de nombreux autres pays, en Allemagne, la production des écrivains et artistes de RDA a toujours occupé un statut à part, à la fois dans la société et dans la recherche. Depuis 1989 et la chute du Mur, on ne compte plus les polémiques dénonçant le mauvais sort réservé à l’« autre Allemagne » et à ses artistes dans la société réunifiée : ainsi « querelle littéraire » (Literaturstreit) et « querelle des images » (Bilderstreit) se réenflamment-elles à intervalles réguliers dans l’espace public.

Plus encore que d’autres peut-être, les fonds de l’ancienne RDA font l’objet d’une « politique » d’exposition, de conservation et d’archivage (y compris dans sa version négative) qu’il convient d’interroger. De l’analyse des critères adoptés et des choix opérés dans ce domaine découle en effet la mise en lumière d’enjeux et de mécanismes de canonisation, dans un champ culturel contemporain qui reste surdéterminé par les champs sociétal, politique et par l’Histoire.

En matière de visibilité et de postérité de certains fonds d’archives, les angles d’attaque peuvent être démultipliés et complexifiés à l’extrême : Berlin/Province, artistes restés en RDA ou passés à l’Ouest, hommes/femmes, littérature/arts plastiques. Dans le cadre de ce séminaire, on se concentrera toutefois sur les pratiques intermédiales des subcultures artistiques de RDA, actives du milieu des années 1970 à 1989, afin de mettre au premier plan une autre dichotomie, tout aussi pertinente pour la problématique des « archives manquantes » : celle existant entre archives matérielles et archives éphémères. Les différents médiums employés par les artistes de la Prenzlauer Berg-Szene et parmi eux par Jan Faktor, ancrés aussi bien dans le texte, que dans les arts plastiques, la musique et la performance, placent le chercheur face à des œuvres qui se distinguent par leur caractère fugace et volatil, phénomène renforcé par la censure partielle, voire complète à laquelle ces productions restent soumises dans la RDA finissante. Le processus de réunification enclenché quelques années plus tard, qui marque l’avènement d’une sphère culturelle réunifiée dont le fonctionnement est largement calqué sur le modèle ouest-allemand, achèvera de renforcer le péril pesant d’emblée sur ces sources : de clandestines, elles deviennent fantômes, disparaissant avant même d’avoir émergé dans l’espace public. Telle est la double invisibilisation, et les défis qu’elle représente pour le/la chercheur.se, que nous nous proposons d’explorer.

NOTRE INVITÉE

Sibylle Goepper est professeure d’arts, littérature et études culturelles à l’Université Jean Moulin Lyon 3. Elle est, entre autres, spécialiste des phénomènes de dissidences et de contre-cultures littéraires et artistiques en RDA et durant la guerre froide.

ORGANISATION

Agathe Mareuge
Jean-François Laplénie
Bénédicte Terrisse

URL de référence: https://reigenn.hypotheses.org/2154

 

Poste_lectorat local_département d’études germaniques_Nantes Université_délai 5 mai 2023

Poste de lectorat local au sein du Département d’Etudes germaniques

Profil

Langue maternelle allemande, bonne maîtrise de la langue française

Niveau Master (bac+4 ou 5) en Etudes germaniques (Germanistik) ou Lettres Modernes (Romanistik), Translationswissenschaften.

Une première expérience dans le domaine de l’enseignement est appréciée

 

Enseignement

Cours de langue, de littérature et de civilisation des pays germanophones, niveau licence (LLCEr et LEA)

Participation aux examens, surveillances et correction des copies

200 h TD =environ 8 à 10h d’enseignement par semaine sur 12 semaines de cours par semestre

Heures supplémentaires possibles

 

Contrat d’un an, renouvelable une fois (2023-2025)

Prise de fonctions 1/9/2023

Rémunération : environ 1350 EUR net

 

Contact

Mme Elisabeth Kargl

Département d’Etudes germaniques

Elisabeth.kargl@univ-nantes.fr

 

Dossier de candidature par mail pour le 5 mai 2023

CV

Lettre de motivation

Copie du diplôme de master

Fichier-PDF: 2023 Lectorat local_Nantes

Invitation_rencontre avec le traducteur Laurent Cassagnau (Barbara Köhler, Helga M. Novak)_mercredi 12 avril 19h30_Librairie Vent d’Ouest à Nantes

Chères et Chers collègues,

Le département d’études germaniques de Nantes Université invite le traducteur Laurent Cassagnau à la librairie Vent d’Ouest ce mercredi 12 avril à 19h30 (5 place du bon pasteur, Nantes, 44 000). Il lira et commentera ses traductions de Barbara Köhler (Blue Box) et Helga M. Novak (Silvatica), toutes deux parues en 2022.

Vous y êtes très chaleureusement invité.e.s

Barbara Köhler (1959-2021) et Helga M. Novak (1935-2013) sont deux poétesses socialisées en RDA dont les écritures semblent se situer aux antipodes, malgré une forme de radicalité commune. Les textes de Barbara Köhler explorent la question du sujet et les effets de domination, notamment entre les genres féminin et masculin, à partir de la matérialité du langage, tandis que les poèmes de Helga M. Novak ont une dimension plus violemment existentielle et ancrée dans la nature et les corps.

 

bien cordialement,

 

Bénédicte Terrisse

 

 

“Verzeichnis einiger Verluste” Atelier de relecture d’une traduction en cours (en présence de Lucie Lamy et Judith Schalansky)_Nantes_14 avril 2023

Vendredi 14 avril 2023, de 9h à 18h, un atelier de relectures de la traduction française par Lucie Lamy de l’ouvrage Verzeichnis einiger Verluste (Judith Schalansky) aura lieu à l’université de Nantes.

Ces relectures sont menées par des étudiant.e.s, masterant.e.s, doctorant.e.s et jeunes professionel.le.s venant de l’ENS- PSL, Nantes Université et Sorbonne Université.

L’atelier s’inscrit dans le cycle de séminaires “Chercheurs traducteurs / Chercheuses traductrices” (dir. Karine Durin et Werner Wögerbauer) de l’UR CRINI

Langues de travail: le français pour les conférences introductives, majoritairement l’allemand pour la partie atelier.

Organisation:
Mandana Covindassamy (ENS – PSL, UMR Pays Germaniques)
Agathe Mareuge (Faculté des Lettres – Sorbonne Université, UR REIGENN)
Bénédicte Terrisse (FLCE – Nantes Université, UR CRINI)

Lieu:
Nantes Université
Campus Tertre
Château du Tertre, salle 104
Chem. de la Censive du Tertre
44312 Nantes

Contact:
benedicte[point]terrisse[at]univ-nantes[point]fr

Programme: 

9h accueil (Karine Durin, directrice de l’UR CRINI)
9h30-10h30: Lucie Lamy, avec Judith Schalansky, traduire Verzeichnis einiger Verluste

10h30-11h: Introduction (Mandana Covindassamy, Agathe Mareuge, Bénédicte Terrisse)

11h Atelier de relecture des chapitres:

11h00-12h30: Vorwort (Thelma Dassesse) / Kinaus Selenografien (Leo Pinke)

Pause – Déjeuner

13h30-15h00: Kaspischer Tiger (Paul Osthoff) / Guerickes Einhorn
(Caroline Proust)

Pause
15h30-16h15: Hafen von Greifswald (Camille Pierrat)
16h15-17h45: Sapphos Lieder (Charlotte Anke) / Der Knabe in Blau (Solange Lucas)17h45-18h00: Conclusion

Vous êtes toutes et tous les bienvenu.e.s !

CfP_Judith Schalansky ou le livre, mémoire du monde_Paris, 18-19 janvier 2024_délai: 30 avril 2023

Appel à communications

Judith Schalansky ou le livre, mémoire du monde

Colloque international

Paris, Maison de la Recherche – école Normale Supérieure, 18-19 janvier 2024

Organisation : Mandana Covindassamy (ENS-PSL), Agathe Mareuge (Sorbonne Université / CNRS), Bénédicte Terrisse (Université de Nantes)

Le CfP en françaisCfP_Schalansky_fr_27032023
Pour le CfP en allemand, voir la version allemande du site de l’AGES: DE en haut à droite

 

À l’heure où la question du format[1] et de la matérialité du livre, où la « poétique du support » (Marie-Ève Thérenty) ont le vent en poupe et semblent rendre presque caduque l’étude d’une œuvre et de son auteur depuis l’intérieur des textes, il est une œuvre et une autrice qui nous y reconduisent – à partir de cette prémisse. Formée à l’histoire de l’art et au graphisme, Judith Schalansky (née en 1980 à Greifswald) crée des livres qui sont autant d’objets, une œuvre qui s’écrit et qui se lit à partir de l’histoire du livre et que Monika Schmitz-Emans classe parmi ce qu’elle appelle la « littérature du livre » (Buchliteratur)[2]. Ses ouvrages lui ont déjà valu de nombreux prix prestigieux en Allemagne comme à l’étranger, le dernier en date étant, tout récemment, le Wortmeldungen-Literaturpreis für kritische Kurztexte. Ce colloque, le premier consacré à l’œuvre de Judith Schalansky en France, explorera les différents enjeux de sa création à partir de l’objet livre[3]. Les enjeux relatifs à la matérialité du livre soulèvent en outre des questions spécifiques en termes de réception de l’œuvre, qui pourront également être envisagées lors du colloque.

En prenant appui sur une conception du livre comme réceptacle de savoir et emblème de la mémoire, les livres de Judith Schalansky renouvellent les questionnements qui traversent la littérature contemporaine de langue allemande : le rapport entre fiction et non fiction, la question de la mémoire, les relations entre texte et image, les liens entre littérature et science[4], les formes de l’éco-[5] et de la ‘zoopoétique’ (Anne Simon).

Ce primat accordé au livre réorganise l’histoire de la littérature allemande et mondiale : il y fait entrer de plain-pied ce qui en était exclu ou situé dans ses marges, des insulaires de la Renaissance au manuel d’écolier en passant par les écrits de scientifiques du XVIIe siècle découvreurs de licorne – ravivant ainsi la première acception du terme « littérature » au sens « de tout ce qui est écrit ». Schalansky semble renouer avec le projet littéraire d’explorer la nature en l’écrivant. Ce geste si typique de ce moment prémoderne de la littérature où science et littérature ne s’excluaient pas encore, si typique d’un Stifter, d’un Raabe, d’un Storm, ou d’un Novalis, s’avère plus actuel que jamais.

Alors que l’histoire de l’édition fait l’objet d’une attention accrue dans les travaux universitaires en littérature[6], les livres de Judith Schalansky, qui sont aussi ceux qu’elle édite au sein de deux collections, « Naturkunden » et « Wildes Wissen », aux éditions Matthes & Seitz, nous ramènent une nouvelle fois vers la question des conditions pragmatiques de l’écriture. Faut-il voir dans la collaboration avec Matthes & Seitz une forme actualisée, voire exacerbée, d’« auctorialité éditoriale »[7], selon le terme forgé par Tobias Amslinger ?

 

Le colloque aura lieu le jeudi 18 et le vendredi 19 janvier 2024 à Paris. Une publication des articles est prévue.

Nous vous convions à nous envoyer vos propositions en allemand ou en français (titre de travail, biobibliographie et résumé de 250-300 mots) autour de ces constellations schalanskiennes pour le 30 avril 2023 à :

 

mandana.covindassamy[at]ens.psl.eu

agathe.mareuge[at]sorbonne-universite.fr

benedicte.terrisse[at]univ-nantes.fr

 

 

 

Bibliographie

 

Schalansky, Judith, Fraktur mon amour, New York, Princeton architectural press, 2008.

Schalansky, Judith, Blau steht dir nicht. Matrosenroman. Hamburg, Mare 2008.

Schalansky, Judith, Atlas der abgelegenen Inseln. Hamburg, Mare 2009.

Schalansky, Judith, Der Hals der Giraffe. Bildungsroman, Berlin, Suhrkamp, 2011.

Schalansky, Judith, Verzeichnis einiger Verluste, Berlin, Suhrkamp, 2018.

Schalansky, Judith, Schwankende Kanarien, Berlin, Verbrecher Verlag, erscheint im Juni 2023.

 

Schalansky, Judith, “Vorlesung : Servus Versus”, in Karl Ove Knausgard/ Judith Schalansky Erfahrung und Erforschung. Literatur und ihre Welten. Tübinger Poetik-Dozentur 2019, hrsg. von Dorothee Kimmich und Philipp Alexander Ostrowicz Künzelsau, Swiridoff Verlag, S. 71-129.

Schalansky, Judith, “Welt im Schrank. Dankrede”, in Hubert Winkels (Hrsg.) Judith Schalansky trifft Wilhelm Raabe. Der Wilhelm Raabe-Literaturpreis 2018, Göttingen, Wallstein, 2019, S. 29-41.

Schalansky, Judith im Gespräch mit Claudia Kramatschek, Marion Poschmann, Susanne Scharnowski “3. Die neue Populariät des Nature Writing – weshalb jetzt?”, im Aufsatz von Schröder, Simone, “From Both Sides Now: Nature Writing auf Literaturfestivals”, in Gabriele Dürbeck / Christine Kanz (Hrsg.,) Deutschprachiges Nature Writing von Goethe bis zur Gegenwart. Kontroversen, Positionen, Perspektiven, Stuttgart, J.B. Metzler, 2020, S. 317-333, Gespräch: S. 323-332.

Amslinger, Tobias, Verlagsautorschaft. Enzensberger und Suhrkamp, Göttingen, Wallstein, 2018.

Aymes, Sophie, Lemaire, Candice, Morisson, Valérie (Hrsg.), Jeux de formats (1). Numéro de la revue Interface – images-textes-langage, 45 (2021), https://doi.org/10.4000/interfaces.1978

Braun, Michael, « Judith Schalansky », in Carola Hilmes (Hrsg.), Schriftstellerinnen II, München, Edition text + kritik, 2019 (Reihe KLG Extrakt), S. 168-178.

Breuer, Ingo, “’Kammerspiele im Nirgendwo’ : Geschichte(n) in Judith Schalanskys Atlas der abgelegenen Inseln”, Zagreber germanistische Beiträge. Zagreb, (21) 2012, S. 181-199.

Klingenböck, Ursula, “’Primaten’ der Vogelwelt. Populäre Tiersachbücher zur Gattung Corvus”, Non Fiktion. Arsenal der anderen Gattungen, hrsg. Von Michael Schikowski und Ute Schneider, 15. Jgg 2020, Heft 1/2, S. 135-155 (S. 136-137 sur la collection “Naturkunde”)

Krauss, Charlotte, « Déterrer les traces du XXe siècle. Histoire et biologie dans le roman des pays postcommunistes [sur Olga Tokarczuk et Judith Schalansky] », Revue de Littérature Comparée, 4/2017, p. 307-319.

Lemaire, Candice, Morisson, Valérie (Hrsg.), Jeux de formats (2). Numéro de la revue Interface – images-textes-langage, 46 (2021), https://doi.org/10.4000/interfaces.3227

Lemke, Anja, « Bildung als formatio vitae – zum Verhältnis von Leben und Form in Judith Schalanskys Der Hals der Giraffe”, Internationeles Archiv für Sozialgeschichte der deutschen Literatur 41 (2016) 2, S. 395-411.

Niehaus, Michael, « Erzählverfahren und Erzähltechniken dokufiktionalen Erzählens”, in Agnes Bidmon, Christine Lubkoll (Hrsg.), Dokufinationalität in Literatur und Medien. Erzählen an den Schnittstellen von Fakt und Fiktion, Berlin/Boston, De Gruyter, 2022, S. 51-69, https://doi.org/10.1515/9783110692990-003

Pivert, Benoît, « L’inconstance de l’espèce de Judith Schalansky ou les ravages des sciences naturelles », Revue d’art et littérature, musique, 2015, https://www.lechasseurabstrait.com/revue/spip.php?article10747, consulté le 19 février 2023.

Richter, Steffen, « Bibliophiler Traum. Die dunkle Schrift der Berge” [sur l’ouverture de la colletion “Naturkunde”], Tagesspiegel, 09.06.2013 https://www.tagesspiegel.de/kultur/die-dunkle-schrift-der-berge-6361819.html

Schmitz-Emans, Monika, « Erzählte Atlanten », in Michaela Holdenried, Alexander Honold, Stefan Hermes (Hrsg.), Reiseliteratur der Moderne und Postmoderne, Berlin, Erich Schmidt, 2017, S. 203-223.

Schmitz-Emans, Monika, Buchgestaltung als Poiesis. Zur literarischen Arbeit am Buch, Paderborn, Verlag Ferdinand Schöningh, 2019.

Schmitz-Emans, Monika (Hrsg.), Literatur, Buchgestaltung und Buchkunst. Ein Kompedium, Berlin/Boston, De Gruyter, 2019.

Spoerhase, Carlos, Das Format der Literatur. Praktiken materieller Textualität zwischen 1740 und 1830, Göttingen, Wallstein, 2018.

Spoerhase, Carlos, « Forschungsbericht. Perspektiven der Buchwissenschaft : Ansatzpunkte einer buchhistorisch informierten Literaturwissenschaft », Zeitschrift für Germanistik 21 (2011) 1, S. 145-153.

Thérenty, Marie-Ève, « Pour une poétique historique du support », Romantisme 143 (2009), p. 109-115, https://doi.org/10.3917/rom.143.0109

Werfel, Silvia, “Judith Schalansky”, in Buchgestaltung in Deutschland, hrsg u. mit einem Essay von Silvia Werfel, Göttingen, Wallstein Verlag, 2021, S. 80-83.

Zeisberg, Johanna, “Archiv und Metalepse. Literarische Gegenwartsanalysen von Orhan Pamuk und Judith Schalansky”, in Klaus Kastberger und Christian Neuhuber (Hrsg.) Archive in/aus Literatur. Wechselspiele Zweier Medien, Berlin/Boston, De Gruyer, 2021, S. 161-176,

https://doi.org/10.1515/9783110742503-011

Notes

[1] Voir Carlos Spoerhase (2011, 2018).

[2] Monika Schmitz-Emans, « A 2.8 Das Gattungsspektrum der Buch-Literatur », in M. S.-E. (Hrsg.) Literatur, Buchgestaltung. Ein Kompendium, Berlin/ Boston, De Gruyter, 2019, S. 79.

[3] Monika Schmitz-Emans, « A 4 Das Buch als physisches Objekt: Materialität und Sinnlichkeit des Buches im Spiegel der Buchkunst », in M. S.-E. (Hrsg.) Literatur, Buchgestaltung. Ein Kompendium, Berlin/ Boston, De Gruyter, 2019, S. 119.

[4] « Dabei darf nicht vergessen werden, dass die Wissenschaft auch nichts anderes als Literatur ist, wenn auch eine Form von Literatur, die Objektivität beansprucht, die es, wie wir wissen, nicht geben kann. Sowohl die Poesie als auch die Wissenschaft arbeiten sich an der Schöpfung, oder was von ihr durch unser Walten und Gestalten übriggeblieben ist, ab. Dabei werden die Künste und Geisteswissenschaften jedoch vonseiten der Naturwissenschaften gern belächelt » : Judith Shalansky, Interview zu mehreren “3. Die neue Populariät des Nature writing – weshalb jetzt?” Gespräch am 06/09.2018 im Rahmen des 18. Ilm im Haus der Berliner Festspiele; zwischen Claudia Kramatschek, Marion Poschmann, Judith Schalansky, Susanne Scharnowski S. 323-332, hier S. 329: Auszug aus Simone Schröder “From Both Sides Now: Nature Writing auf Literaturfestivals”, in Gabriele Dürbeck / Christine Kanz (Hrsg.) Deutschprachiges Nature Writing von Goethe vos zur Gegenwart. Kontroversen, Positionen, Perspektiven, Stuttgart, J.B. Metzler, 2020,  S. 317-333,

[5] Voir le double dossier sur l’« écopoétique pour des temps extrêmes » paru en décembre 2021 sur Acta fabula (https://www.fabula.org/revue/sommaire14040.php) et sur Fabula-LHT (https://www.fabula.org/lht/27/).

[6] AMSLINGER, Tobias, Verlagsautorschaft. Enzensberger und Suhrkamp, Göttingen, Wallstein, 2018; AMSLINGER, Tobias/ EINERT, Katharina/ JASPERS, Anke/ MICHALSKI, Claudia/ PAUL Morten (Hrsg.), Suhrkamp-Kulturen. Verlagspraktiken in literaturwissenschaftlicher Perspektive, IASL 2018; 43(1); MÜLLER, Gesine, Wie wird Weltliteratur gemacht? Globale Zirkulationen lateinamerikanischer Literaturen, Berlin/ Boston, de Gruyter, 2020; Konstantin Ulmer, VEB-Luchterhand. Ein Verlag im deutsch-deutschen Literarischen Leben, Berlin, Christoph Links, 2016; Anke Jaspers, Suhrkamp und DDR. Literaturhistorische, praxeologische und werktheoretische Perspektiven auf ein Verlagsarchiv, Berlin/Boston, De Gruyter, 2022, https://doi.org/10.1515/9783110742756

[7]  AMSLINGER, Tobias, Verlagsautorschaft. Enzensberger und Suhrkamp, Göttingen, Wallstein, 2018.