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Sujet scientifique du collège doctoral : Analyse de discours contrastive
Etablissements porteurs
Sorbonne Université, Faculté des lettres, UFR d’Études germaniques et nordiques (Prof. Dr. Delphine Pasques, Prof. Dr. Martine Dalmas (émérite), Dr. Delphine Choffat (maîtresse de conférences), Dr. Dominique Dias (maître de conférences))
Ruprecht-Karls-Universität Heidelberg, Institut für Übersetzen und Dolmetschen (Prof. Dr. Vahram Atayan, Prof. Dr. Bogdan Babych) & Germanistisches Seminar (Prof. Dr. Ekkehard Felder)
Etablissements tiers
Uniwersytet Warszawski, Instytut Germanistyki (Prof. Dr. Waldemar Czachur)
Università degli Studi di Milano, Dipartimento di Lingue, Letterature, Culture e Mediazioni (Prof. Dr. Laura Pinnavaia)
Contacts (merci d’utiliser les 2 adresses)
Description du collège doctoral
Les discours européens constituent l’objet d’étude de notre collège doctoral. Par « Europe », nous n’entendons pas uniquement une communauté (de valeurs) politique et économique, mais aussi un espace discursif commun, une communauté discursive européenne. Un large éventail de questions sociétales, telles que le progrès technologique, l’intégration européenne ou encore les mouvements migratoires, fait l’objet de discussions dans différents contextes linguistiques, culturels et nationaux. Bien que ces discours offrent un grand potentiel épistémologique, d’un point de vue linguistique et interdisciplinaire, il n’existe guère à ce jour d’analyse du discours contrastive qui soit adaptée à cet objet d’étude complexe.
Les jeunes chercheurs et chercheuses de ce collège doctoral travailleront, en analyse de discours contrastive, sur au moins deux langues européennes (parmi le français, l’allemand, l’anglais, l’italien et les langues slaves ; l’allemand n’est pas obligatoire). Sur le plan méthodologique, la combinaison des méthodes qualitatives et quantitatives sera commune à tous les travaux, avec la possibilité de recourir aux méthodes de la linguistique computationnelle. La pluralité des perspectives représentées dans le réseau et le caractère interdisciplinaire du projet sont garants de son fort potentiel d’innovation, notamment au niveau méthodologique. Les domaines thématiques possibles sont la technologie et la société (intelligence artificielle, énergie nucléaire, progrès médical, politique d’armement), la culture mémorielle et le traitement du passé (colonialisme, politique de réparations) ainsi que les changements démocratiques et sociaux (intégration européenne, mouvements de migration, durabilité, débats sur les identités).
Formes d’enseignement
Deux journées doctorales auront lieu chaque année, au cours desquelles les doctorant(e)s pourront présenter l’état actuel de leurs travaux et discuter de questions méthodologiques. La première aura lieu en juin, en présentiel, dans une des institutions partenaires. La deuxième sera organisée en ligne en novembre ou décembre. En outre, les doctorant(e)s participeront régulièrement à des séminaires théoriques et à des ateliers méthodologiques de mise en application. Au cours de la première année seront enseignées en priorité les bases méthodologiques et théoriques de l’analyse du discours et de la linguistique de corpus, suivies à partir de la deuxième année par un approfondissement de différentes approches de recherche. Il est également prévu de créer un réseau de doctorant(e)s et de participer à au moins deux colloques spécialisés pendant la durée totale du financement.
Du fait que les thèses de doctorat prévues doivent être réalisées en cotutelle dans deux établissements partenaires, les séjours dans les universités partenaires (Heidelberg, Varsovie et/ou Milan) constituent l’élément central de la coopération. L’objectif central de ces mobilités est de garantir que les doctorant(e)s, après s’être familiarisés avec la thématique et avoir développé la méthodologie de la recherche au cours de la première phase du doctorat, profitent pendant une période prolongée d’un accès direct aux traditions de recherche complémentaires et bénéficient sur place de la codirection dans l’université partenaire. Cela est garanti par des entretiens de suivi réguliers, en général mensuels, et par l’intégration dans les groupes de doctorants des institutions partenaires.
Chères et chers collègues,
Dans le cadre de notre projet de recherche portant sur l’usage de l’IA (de type Chat GPT, traduction DeepL…) dans les études germaniques, nous menons une enquête auprès des collègues germanistes de l’enseignement supérieur en France.
Ce sondage ne vous prendra pas plus de 10 minutes. Les réponses sont collectées de façon anonyme.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir remplir ce formulaire avant le 25 septembre à l’adresse suivante :
https://framaforms.org/lintelligence-artificielle-dans-les-etudes-germaniques-en-france-1726238763
Pour toute question, vous pouvez nous contacter par courriel: liubov.patrukhina@univ-tlse2.fr et dominique.dias@sorbonne-universite.fr
Merci beaucoup pour votre participation !
Bien cordialement,
Dominique Dias (Sorbonne Université) et Liubov Patrukhina (Toulouse – Jean Jaurès)
Ce workshop thématique poursuit deux objectifs : (i) s’intéresser à l’expression de la quantité extrême, c’est-à-dire de la très petite et/ou de la très grande quantité : il s’agit en effet d’un terrain d’observation particulièrement riche pour les analyses phraséologiques, ainsi que pour l’examen des liens entre quantification et intensification, quantification et
argumentation, intensification et expressivité ; (ii) favoriser une approche contrastive et/ou
diachronique, sachant que les faits de quantification, aux niveaux du groupe nominal et du
groupe verbal, présentent des fonctionnements très différents en fonction des langues et des époques. […]
Retrouvez l’intégralité du texte d’appel en français : WS11.pdf (sciencesconf.org) et en anglais : WS11Eng.pdf (sciencesconf.org)
Déposez vos propositions de communication via la plateforme easychair avant le 20 avril 2024 : https://easychair.org/conferences/?conf=llcd2024
Organisation
Delphine Pasques, Sorbonne Université, CELISO
Natalia Bernitskaïa, INALCO, CREE, CELISO
Dominique Dias, Sorbonne Université, CELISO
Sarah Harchaoui, Sorbonne Université, CELISO
Vincent Hugou, Sorbonne Université, CELISO
Adrien Morvan, Sorbonne Université, CELISO
La revue Chroniques allemandes, fondée et dirigée par Lucien Calvié jusqu’en 1999, puis dirigée par François Genton, a publié de 1992 à 2009 des numéros thématiques sur les sujets suivants : littérature de langue allemande (XVIIle-XXe siècles), histoire politique et intellectuelle des pays de langue allemande, transferts politiques et culturels, frontières (médiations et affrontements). Elle s’adressait principalement à un public de spécialistes de l’aire germanophone.
En 2010, elle a été regroupée dans la revue en ligne ILCEA (ILCEA – Revue de l’Institut des langues et cultures d’Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie (openedition.org)).
Colloque international en coopération avec l’Université de Sciences Appliquées de Zwickau (Allemagne) et l’Université Grenoble Alpes
14-16 mars 2024 – Université Polytechnique Hauts-de-France
https://www.uphf.fr/larsh/appel-communication
(Envoi des propositions avant le 15 mai 2023)
Ce colloque a pour but d’approfondir la réflexion autour des enjeux et des conséquences de l’incompréhension culturelle. L’objectif est d’ouvrir de nouvelles pistes et perspectives de recherche. À partir d’une approche interdisciplinaire, la thématique du colloque fera ainsi l’objet d’interrogations sous un angle linguistique, juridique et traductologique. Située au croisement de trois disciplines qui se recoupent, cette manifestation scientifique cherchera à faire le lien entre théorie et pratique. C’est pourquoi nous accueillerons des interventions portant sur différentes théories et approches disciplinaires ainsi que des témoignages de la vie professionnelle des traducteurs, juristes et linguistes. Dans le cadre de cette manifestation, nous définissons les incompréhensions interculturelles à la fois comme incompréhensions entre des cultures de différents pays, mais aussi comme incompréhensions à l’intérieur d’un même pays en raison de différences culturelles, régionales, sociales ou ethniques.
Les conséquences des incompréhensions culturelles dans le domaine de la traduction sont multiples. En matière de communication internationale – entre États, partis politiques, institutions, entreprises ou individus –, le traducteur joue un rôle clé en tant que médiateur entre langues et cultures. Transmettre correctement le message initial de l’énonciateur représente un défi considérable, des traductions erronées pouvant générer des incompréhensions, des différends, voire même des conflits au niveau international. Pour pouvoir effectuer une traduction fidèle à l’original, le traducteur doit être capable de mobiliser des connaissances approfondies de la culture source. Dans le domaine de la traduction littéraire, des incompréhensions culturelles peuvent mener à des distorsions du contenu du texte ou bien véhiculer des images erronées d’une culture ou d’un pays. Cependant, les incompréhensions culturelles peuvent également s’avérer fructueuses et posséder un potentiel créatif. Dans le contexte de telles interrogations, les communications pourront examiner non seulement des œuvres littéraires mais aussi des écrits théoriques, philosophiques ou scientifiques qui, en raison d’erreurs culturelles, ont eu une réception autre en traduction que dans leur langue d’origine. Des incompréhensions culturelles peuvent également être observées dans le domaine de la traduction audiovisuelle et de la traduction d’œuvres musicales.
Dans le domaine de la linguistique, l’incompréhension va souvent de pair avec la notion d’erreur, celle-ci pouvant s’inscrire dans une réflexion autour des termes de « règle » et de « norme ». L’incompréhension peut générer des erreurs (volontaires et involontaires) à différents niveaux du système d’une langue : phonétique et phonologique, morphologique, lexical, textuel-discursif et pragmatique. Ces erreurs sont souvent suscitées par l’influence de la langue maternelle sur une langue étrangère, voire le transfert « négatif » de structures, mais elles peuvent également être le résultat des variétés diatopiques, diastratiques et diaphasiques d’une langue. L’incompréhension linguistique possède aussi une valeur sociétale considérable car les infractions à la norme peuvent engendrer des sanctions. Dans ce contexte, l’usage fautif de concepts culturels liés à des entités linguistiques peut engendrer une perturbation de la communication, voire l’incompréhension, dont les conséquences sont souvent plus graves qu’une erreur grammaticale. Cette problématique touche à un haut degré les textes d’orientation appellative ou persuasive comme c’est le cas pour la communication marketing ; quand l’énonciateur d’un texte ne prend pas en compte le côté fonctionnel-pragmatique du message, l’effet communicatif peut être erroné. Cependant, des problèmes de compréhension peuvent se manifester dans tous les domaines de la communication.
Dans le domaine du droit, la traduction juridique constitue un défi particulier car les références culturelles propres à chaque système juridique ne sont souvent pas équivalentes. En effet, il existe, au sein de chaque État, des particularités structurelles héritées de longues traditions historiques se reflétant en termes de terminologie, de syntaxe, et d’organisation de la pensée. Les textes légaux et leur interprétation par les tribunaux entraînent souvent des effets juridiques qui peuvent être compris différemment d’une culture à une autre. Pour cette raison, le traducteur ne peut pas se contenter de transcoder un texte ou un message juridique. Il doit rechercher le vouloir-dire de la norme, l’interpréter et la reformuler pour qu’elle atteigne, dans la langue cible, les objectifs les plus proches possible de l’esprit recherché par le texte source.
Dès lors, à une époque où toutes les sociétés occidentales sont confrontées à la pluralité socio-culturelle, à l’heure de la mondialisation des affaires et de l’accroissement corrélatif des accords internationaux mais aussi au moment où les systèmes normatifs interagissent de plus en plus, la traduction juridique est devenue un véritable enjeu, tant sur le fond que sur la forme. Tel un funambule, le traducteur doit trouver le fragile équilibre entre le strict respect du sens d’une règle de droit et sa parfaite compréhension par celui à qui elle est destinée. Le pari est audacieux, ce d’autant qu’il n’est pas sans conséquences.
Les pistes de réflexion suivantes sont suggérées mais ne se veulent pas limitatrices :
Dans le domaine de la traduction / traductologie :
Dans le domaine de la linguistique :
Dans le domaine du droit :
Nous vous prions de soumettre votre proposition d’environ 200 mots accompagnée d’une courte bibliographie avant le 15 mai 2023 dans un fichier Word qui porte votre nom comme titre. La durée des communications sera de 20 minutes, les langues des résumés et des communications seront l’anglais, le français ou l’allemand.
Le discours et la langue n° 13.2
Sous la direction de Emmanuelle Prak-Derrington et Dominique Dias
Être ou ne pas être politiquement incorrect ?
Emmanuelle PRAK-DERRINGTON & Dominique DIAS
Le politiquement incorrect sur Twitter : définitions et positionnements métaénonciatifs
Dominique DIAS
Le politiquement incorrect : l’exemple de Donald Trump dans la campagne présidentielle de 2015-2016
Maria SALTYKOV
Le politiquement incorrect de l’humour noir. Pour une théorie du second degré
Emmanuelle PRAK-DERRINGTON
Causeur et l’antiféminisme. Rhétorique de l’incorrection politique
François PROVENZANO & Laura ZINZIUS
Burschenschaft Hysteria : conflictualité féminine et politiquement incorrect
Odile SCHNEIDER-MIZONY
L’insulte : malédiction ou patrimoine ?
Jean-Marie KLINKENBERG
Postmodernes
François VAUCLUSE
Lien vers le site de l’éditeur : https://www.peterlang.com/document/1297591#
